Lens revit son cauchemar

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Lens revit son cauchemar
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Relégué en Ligue 2 il y a trois ans, le RC Lens voit de nouveau surgir le spectre de la descente. Battus samedi à domicile par Toulouse (0-1), les Sang et Or occupent l'avant-dernière place du classement avec quatre points de retard sur le premier non relégable, Monaco. Une situation particulièrement difficile à négocier pour le club nordiste, qui devra rapidement trouver des solutions pour rebondir.

Relégué en Ligue 2 il y a trois ans, le RC Lens voit de nouveau surgir le spectre de la descente. Battus samedi à domicile par Toulouse (0-1), les Sang et Or occupent l'avant-dernière place du classement avec quatre points de retard sur le premier non relégable, Monaco. Une situation particulièrement difficile à négocier pour le club nordiste, qui devra rapidement trouver des solutions pour rebondir. Le traumatisme est encore dans toutes les têtes du côté du Stade Bollaert. Après 17 ans passés au sein de l'élite, le RC Lens avait été relégué en Ligue 2 à l'issue d'une saison 2007-2008 catastrophique. Trois ans après, alors que le club nordiste est remonté après seulement une saison à l'étage inférieur et a confortablement assuré son maintien lors de l'exercice précédent clôturé à la onzième place, les Sang et Or sont de nouveau menacés de relégation. A la peine depuis le début de saison, les Lensois n'ont toujours pas trouvé la solution. L'arrivée de Laszlö Bölöni sur le banc en janvier, à la place de Jean-Guy Wallemme, n'a pas eu l'effet escompté. Après deux victoires face à Saint-Etienne (2-1) et Caen (2-0), les Nordistes restent sur sept matches sans le moindre succès (trois nuls, quatre défaites). Si le technicien d'origine roumaine est parvenu à redonner un semblant de solidité à la défense, l'attaque lensoise reste cruellement muette (trois buts lors de ces sept derniers matches). Le revers subi à domicile face à Toulouse (0-1), samedi pour le compte de la 27e journée, a entamé encore un peu plus le moral des Sang et Or, avant-derniers du classement. "On est nuls", a lancé à l'issue de la rencontre, au micro de Foot+, Adil Hermach. "On a ce qu'on mérite. On a encore fait des erreurs de gamins. Il faut arrêter de se voiler la face. Ce n'est pas en faisant des matches comme ça qu'on va y arriver. Si j'avais la solution on n'en serait pas là. Ce que je sais c'est que ça me casse les couilles (sic). C'est mérité que le public nous chambre", a poursuivi le capitaine sang et or, l'un des rares à surnager cette saison. Un calendrier compliqué De son côté, le président historique du club Gervais Martel, qui a confirmé qu'il ne quitterait pas le navire si le club était à nouveau relégué, peine de plus en plus à assumer son rôle de pompier de service et semble plus que jamais désemparé: "Nous avons vu une équipe méconnaissable, nous n'avons jamais remporté un duel, gagné un deuxième ballon. Nous étions anesthésiés. J'ai dit à l'entraîneur que nous avions touché le fond. En dessous, il y a le cercueil. Nous avons joué comme des vieillards, et en face ce n'était quand même pas l'équipe du Brésil. Mais qu'est-ce qu'ils attendent pour se lâcher ? D'avoir quatorze points de retard sur le premier non relégable. Merde, nous sommes à Bollaert quand même, devant un public extraordinaire et il n'y a pas d'enthousiasme ! Il faut qu'on se réveille !", avait-il ainsi lancé dans les colonnes de Nord-Eclair. Reste désormais à savoir si le message sera entendu par ses joueurs, qui, avec quatre points de retard sur le premier non relégable, Monaco, n'ont quasiment plus le droit à l'erreur. Pour ne rien arranger, le calendrier est loin d'être en leur faveur. Après un déplacement toujours périlleux à Montpellier samedi, les Sang et Or recevront l'OM, avant d'aller à Lyon. Trois matches particulièrement difficiles à négocier mais qui pourraient s'avérer décisifs pour la survie du Racing Club de Lens au sein de l'élite.