Lens, la même rengaine

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Lens, la même rengaine
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La Ligue 2 se profile pour le RC Lens. Les Sang et Or ont été battus par le Lorient de Kévin Gameiro (2-3), samedi soir, lors de la 33e journée de Ligue 1. Dominateurs dans le jeu, les Nordistes ont été cruellement surpris en fin de match. Une habitude ces dernières semaines. Avec huit points de retard sur le 17e, il leur faut maintenant compter sur un miracle.

La Ligue 2 se profile pour le RC Lens. Les Sang et Or ont été battus par le Lorient de Kévin Gameiro (2-3), samedi soir, lors de la 33e journée de Ligue 1. Dominateurs dans le jeu, les Nordistes ont été cruellement surpris en fin de match. Une habitude ces dernières semaines. Avec huit points de retard sur le 17e, il leur faut maintenant compter sur un miracle. "Franchement, qu'est-ce qu'on peut nous reprocher?" Du côté de Lens, c'est l'abattement. Battu par Lorient (2-3), le RCL, toujours à huit points du 17e, Nancy, file tout droit vers la Ligue 2. Pourtant, il est clair que les dernières prestations des Sang et Or sont loin d'être indignes de l'élite. Contre Brest (1-1), et à Auxerre (1-1), les hommes de Laszlo Bölöni méritaient mieux. Ce samedi, ils ont été victimes du réalisme des Merlus, incarné par Kévin Gameiro. L'international français s'est offert ses 19e et 20e buts en trompant deux fois Runje avec plein d'à-propos. Il aurait même pu rejoindre le Lillois Moussa Sow avec 21 réalisations s'il n'avait pas laissé à Morgan Amalfitano le soin de transformer le penalty, que Gameiro avait lui-même obtenu. Qu'importe, le bonheur est total pour Lorient, qui s'accroche à son rêve européen via la 6e place. Un rayonnement qui contraste avec la détresse des Lensois. "Tout ça pour ça... Autant d'effort pour zéro point, c'est très très dur, regrettait Sébastien Roudet après la rencontre sur Foot+. Mais c'est la même chose tous les week-ends, c'est toujours la même histoire. Surtout à Bollaert. On a su réagir en égalisant, on met même un deuxième but derrière..." C'est probablement le plus rageant. Les Artésiens avaient renversé le cours du jeu en l'espace de deux minutes. Par Démont (34e), d'une frappe lointaine, puis Eduardo (36e), de la tête. Tout Bollaert croyait, à tort, que le vent avait enfin tourné. La suite est connue... "C'est un scénario trop habituel, a regretté le président du RC Lens, Gervais Martel, rapporte RMC. Les gars n'ont rien lâché. Désormais nous n'avons plus aucun droit à l'erreur. Il faudrait faire un 100%. Je sais que l'on ne va rien lâcher. Tant que l'on a une goutte de sang, on reste en vie. Je remarque que ce soir, l'équipe a su réagir. Les joueurs ont fait le maximum. C'est vraiment cruel." "Pour le maintien, c'est sérieusement compromis. Il reste cinq matches, on est à huit points. Il faut arrêter de croire à la Vierge Marie", ajoutait Roudet. Si miracle il devait y avoir, il pourrait prendre forme dès la semaine prochaine, à Caen, puis deux journée plus tard, à Monaco. Deux rencontres à la vie, à la mort, pour les Lensois. Pour ne pas que le chemin de croix vers la Ligue 2 se poursuive.