Lemaitre: "Je peux progresser"

  • A
  • A
Lemaitre: "Je peux progresser"
Partagez sur :

Christophe Lemaitre est ravi. Auteur du record de France du 100 mètres en 9"96 mardi à Montreuil, il s'est présenté devant la presse ce mercredi au Stade de France à un mois du meeting Areva où il s'alignera sur 200 mètres. Le triple champion d'Europe est conscient qu'il possède encore une belle marge de progression et espère poursuivre sur cette bonne dynamique jusqu'aux Mondiaux de Daegu.

Christophe Lemaitre est ravi. Auteur du record de France du 100 mètres en 9"96 mardi à Montreuil, il s'est présenté devant la presse ce mercredi au Stade de France à un mois du meeting Areva où il s'alignera sur 200 mètres. Le triple champion d'Europe est conscient qu'il possède encore une belle marge de progression et espère poursuivre sur cette bonne dynamique jusqu'aux Mondiaux de Daegu. Racontez-nous votre course ? Au départ, c'était un peu moins bien qu'à Rome mais là-bas j'avais pris un bon départ, lors de la mise en action, je suis un peu en retrait, au milieu de la course je suis bien comme d'habitude, et à la fin j'ai essayé de mettre du rythme mais j'ai pensé à le faire alors que ça doit être naturel, ça prouve que je n'étais pas dans la course. A l'arrivée, 9"96, je n'y croyais pas moi-même. Techniquement, je peux progresser. Je n'avais pas de bonnes sensations. Mais faire 9"96 dans ces conditions et avec des fautes techniques, c'est encourageant. Il faut que je travaille notamment la fin de course pour mettre du rythme. Jusqu'où espérez-vous descendre cette saison ? Je ne sais pas, j'espère juste que ce 9"96 ne sera pas le pic de forme de ma saison, qu'il fait juste partie de ma progression. D'autant qu'avec les séances d'entraînement, le voyage et la météo, réaliser un tel temps est presque inespéré. Vous êtes descendu quatre fois sous les 10 secondes, quelle course est la plus belle ? C'est Valence (ndlr, 9"98 le 9 juillet 2010) car je me sentais bien et bizarrement, à l'échauffement, mon coach me disait que je n'étais pas saignant, pas vite. Moi, j'étais persuadé du contraire. Que ressentez-vous lors d'une telle course, avez-vous la sensation d'aller plus vite ? Je n'ai pas la sensation d'aller plus vite, un centième, cela ne fait pas une grosse différence. J'avais même la sensation d'aller moins vite qu'à Rome mais c'est peut-être parce que j'étais au contact de Bolt ! "Bolt n'est pas inaccessible" La confrontation avec des coureurs comme Bolt ou Powell est-elle naturelle ? Comment la vivez-vous ? C'est naturel, oui, mais je suis condamné à les voir tout au long de ma carrière ! A Rome, c'est vrai que j'étais mieux que l'année dernière à la même époque et j'ai eu la chance qu'ils ne soient pas au top. Après, je ne m'attendais pas à être si près d'eux et à les accrocher jusqu'aux 80 mètres. C'est bénéfique car cela montre qu'ils peuvent être en difficulté, qu'ils ne sont pas aussi inaccessibles qu'on le pense. Et puis, j'avais sorti une course de haut niveau. Selon vous, quel temps faudra-t-il réaliser pour se hisser en finale des Mondiaux ? C'est impossible à dire. Cela va dépendre de la saison. Ce que je peux dire, c'est que ce sera sous les 10 secondes. Pour le moment, c'est ouvert au niveau des 10 premiers. A part Gay et Mullings, tout le monde est entre 9"93 et 9"96. Ce sera le plus audacieux et le plus rapide qui entrera en finale. On va tous tout faire pour être au top. Mais ce n'est pas forcément le plus rapide qui gagne, on l'a vu dans le passé. Un podium est-il envisageable ? C'est très compliqué. Gay est favori pour le podium et déjà en forme, on attend de voir la réaction de Bolt et Powell qui ne sont pas encore à leur niveau. Et ensuite, pour les places d'honneur, c'est ouvert et ça va se jouer entre 9"90 et 9"95. On peut toujours sortir la course de la saison et monter sur le podium ou foirer complètement sa course. Vous sentez-vous loin de ce podium ? Non, une finale c'est une course où tout peut arriver. On l'a vu en 2003 avec la victoire de Kim Collins que personne n'attendait. Si j'entre en finale, je ferai ma course avec mes armes en fonction de la forme du moment.