Le week-end au rebond

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Le week-end au rebond
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La Pro A est repartie sur les chapeaux de roues ce week-end avec six matches qui se sont terminés avec un écart maximum de huit points. Renforcé par l'arrivée de Nicolas Batum, le champion de France Nancy a tenu son rang à Dijon (76-70), alors que le finaliste malheureux de la dernière édition, Cholet, s'est incliné à Strasbourg (74-77). Emmené par son nouveau meneur Taylor Rochestie, Le Mans est venu à bout de Nanterre (78-72), alors que l'Asvel, sans Tony Parker, s'est incliné à Roanne (76-79).

La Pro A est repartie sur les chapeaux de roues ce week-end avec six matches qui se sont terminés avec un écart maximum de huit points. Renforcé par l'arrivée de Nicolas Batum, le champion de France Nancy a tenu son rang à Dijon (76-70), alors que le finaliste malheureux de la dernière édition, Cholet, s'est incliné à Strasbourg (74-77). Emmené par son nouveau meneur Taylor Rochestie, Le Mans est venu à bout de Nanterre (78-72), alors que l'Asvel, sans Tony Parker, s'est incliné à Roanne (76-79). LE TOP : Nancy Champion de France en titre, Nancy a tenu son rang vendredi en allant s'imposer sur le parquet de Dijon (76-70) en ouverture de la saison de Pro A. Pour son premier match avec le club lorrain, Nicolas Batum (17 points, 5 rebonds, 6 passes) a répondu présent, bien aidé par Akin Akingbala (21 pts, 11 rebonds, 1 passe), alors que Bobby Dixon a longtemps tenu à flot les Bourguignons avec 16 points, 6 rebonds et 8 passes. "Je devais montrer l'exemple, ne pas paniquer. C'est certain que l'on peut s'améliorer, je ne suis là que depuis dix jours, nous nous découvrons", a confié au Républicain Lorrain celui qui a largement contribué à la médaille d'argent glanée par les Bleus lors de l'Euro 2011. De son côté, l'entraîneur du Sluc, Jean-Luc Monschau, se montrait plus satisfait du résultat que de la manière: "On se contente de cette victoire. Par moments, nous avons évolué avec quatre nouveaux. Il nous manquait d'autant plus des automatismes que Nicolas (Batum) et Akin (Akingbala) ne se sont entraînés qu'une seule fois au cours de la semaine. Nous avons le temps. La saison dernière, nous avons progressé jusqu'au dernier match... On savait que ce serait délicat dans cette salle. On paraît étonné alors que l'on sait depuis plusieurs saisons, que tout le monde peut taper tout le monde dans ce championnat serré". Si le champion de France en titre semble déjà dans le rythme, d'autres recrues sont toutefois susceptibles de venir renforcer la formation nancéienne, qui aura la lourde tâche d'être le seul représentant français en Euroligue cette saison. LE FLOP : Cholet Sacré champion de France en 2010 et finaliste malheureux la saison dernière en Pro A, Cholet a débuté l'exercice 2011-2012 par une défaite sur le parquet de Strasbourg (77-74). Si les hommes d'Erman Kunter ont longtemps mené face à ceux de Vincent Collet, les Choletais ont craqué dans le dernier quart temps, sous l'impulsion de Kevin Anderson, meilleur marqueur de la rencontre avec 20 points. En conférence de presse, l'entraîneur turc regrettait le manque de sérénité de ses hommes, qui ont compté jusqu'à huit points d'avance: "On a perdu un match que l'on a contrôlé quasiment tout le long. Il faut savoir gérer de telles situations. Nous ne sommes pas forts comme l'an dernier, où nous étions capables de compenser certaines erreurs. On perd beaucoup de ballons pour rien et on prend des tirs sans raison. La victoire était vraiment entre nos mains, mais on a donné le match". Le Cholet Basket devra se ressaisir samedi prochain lors de la réception de Nanterre. Une rencontre à laquelle devrait participer le jeune intérieur Rudy Gobert, privé de parquet ce week-end en raison d'une entorse à la cheville. LE JOUEUR : Taylor Rochestie (Le Mans) Sacré meilleur joueur de l'Eurochallenge en 2010 avec les Allemands de Göttingen, Taylor Rochestie a connu une expérience mitigée avec Galatasaray la saison dernière avant de débarquer cet été du côté du Mans. Et le natif de Houston n'a pas tardé à prendre ses marques avec le MSB. Samedi, le meneur de 26 ans a été le grand artisan du succès des Sarthois face à un solide promu, Nanterre. Auteur de 27 points, dont 4/7 à trois points, 4 rebonds et 5 passes en 39 minutes, Rochestie a écoeuré les Franciliens et reçu des éloges de la part de son coach JD Jackson: "Taylor a été assez exceptionnel ce soir (samedi) ". "En début de match, nous n'étions pas au niveau dans l'agressivité. L'équipe était sans rythme. Après le repos, on a remis la main sur le match en retrouvant du jeu et du rythme. On voulait vraiment bien lancer notre saison à domicile. Et une fois encore, on a trouvé les bonnes situations pour l'emporter dans le money-time", a de son côté confié le principal intéressé dans les colonnes de Ouest France. Le club sarthois semble bien en tout cas avoir tiré le gros lot en misant sur ce dernier. LA STAT : 34,6 % C'est le faible pourcentage de réussite aux tirs qu'a enregistré Orléans lors de sa défaite sur le parquet de Poitiers (65-61). Avec 22 tirs réussis sur 63 tentatives, dont 8 sur 28 à trois points, l'Entente a cruellement manqué d'efficacité pour espérer l'emporter. Les Américains Cedrick Banks (1/10) et Brian Greene (2/10) se sont montrés particulièrement maladroits. Battu à Chalon-sur-Saône (73-77), Gravelines-Dunkerque n'a guère été plus en réussite avec un 24/65 aux tirs (36,9 %) et un 4/23 aux tirs primés (17,4 %). Orléanais comme Gravelinois devront rapidement retrouver la recette pour se relancer. LA PHRASE : "Tony Parker est un bon joueur, mais ça ne me fait pas sauter de joie. J'aurais sauté de joie si ça avait été Michael Jordan", Jean-Denys Choulet (entraîneur de Roanne sur le site de la Chorale) Connu pour son franc-parler, Jean-Denys Choulet n'a pas failli à sa réputation samedi soir à l'issue de la victoire des siens lors du derby face à Lyon-Villeurbanne (79-76). Interrogé sur l'arrivée de Tony Parker, qui n'était pas encore qualifié pour cette rencontre mais était présent en tribunes, l'entraîneur de la Chorale, apparemment lassé par la question, s'est montré guère enthousiaste: "Tony Parker est un bon joueur, mais ça ne me fait pas sauter de joie. J'aurais sauté de joie si ça avait été Michael Jordan. C'est un bon joueur, mais des stars, il n'y en a pas 50 et je n'aime pas le star-system. Ça me fait plaisir, mais je ne vais pas bondir de joie", a ainsi confié ce dernier, qui a, tout de même consenti que le retour de TP en Pro A était "un coup de pouce pour le basket français".