Le Vendée Globe 2012 est lancé

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Le Vendée Globe 2012 est lancé
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C'est mercredi lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre du Salon nautique de Paris qu'a été officiellement lancée la 7e édition du Vendée-Globe, dont le départ sera donné le 11 novembre 2012 des Sables-d'Olonne. L'occasion de dévoiler les nouveautés, notamment en termes d'organisation et de sécurité, mais aussi de faire un point sur les participants et leurs projets.

C'est mercredi lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre du Salon nautique de Paris qu'a été officiellement lancée la 7e édition du Vendée-Globe, dont le départ sera donné le 11 novembre 2012 des Sables-d'Olonne. L'occasion de dévoiler les nouveautés, notamment en termes d'organisation et de sécurité, mais aussi de faire un point sur les participants et leurs projets. Le Vendée Globe 2012, c'est déjà demain. La 7e édition du tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance, a en effet été lancée mercredi au Salon nautique de Paris par Bruno Retailleau, le successeur de Philippe De Villiers à la Présidence du Conseil Général de la Vendée, Louis Guédon, député-maire des Sables-d'Olonne, Luc Talbourdet, président de l'Imoca, et Patricia Brochard, PDG de Sodebo, sponsor de l'épreuve. L'organisation en a profité pour révéler la date du départ. Ce sera le dimanche 11 novembre 2012 à 15 heures, un jour férié en pleine période de vacances scolaires pour attirer un large public. L'édition 2008-2009 avait déjà été un grand succès populaire avec 1,7 million de personnes ayant assisté au départ et à l'arrivée. Certains ont déjà hâte d'y être, comme Vincent Riou, qui après avoir remporté l'épreuve en 2004-2005 et avoir été classé troisième ex-aequo en 2008-2009 pour avoir porté assistance à Jean Le Cam, participera à son troisième Vendée Globe consécutif à bord de son nouveau PRB: "Quand on est navigateur en solitaire et qu'on aime les courses au large comme moi, le Vendée Globe c'est ce qu'on peut faire de mieux, de plus extrême. C'est l'objectif principal de mon projet, ce qui rythme ma vie au quotidien depuis plusieurs années. C'est une grande aventure, un mythe. A chaque fois qu'on y participe, c'est une course toujours différente. Il y a à la fois un peu d'excitation, de stress et de peur. C'est beaucoup de choses, le Vendée Globe. Pour un marin, ça représente à chaque fois un événement majeur de sa carrière. Là, on recommence à en parler sérieusement, même si nous on y pense tous les jours. La magie, la pression du Vendée Globe, redémarre. C'est dans deux ans. Deux ans, ce n'est pas long. Il va falloir travailler pour y être dans les meilleures conditions et écrire une belle histoire". Beyou: "Le montage n'est pas encore ficelé" Alors que les inscriptions sont désormais officiellement ouvertes, une trentaine de marins sont pressentis pour prendre le départ, dont six nouveaux monocoques. Si dix projets sont d'ores et déjà bouclés (voir ci-contre) et que cinq autres devraient être finalisés au premier semestre 2011, neuf skippers ont annoncé leur intention de prendre le départ mais sont toujours en négociation avec les sponsors. C'est notamment le cas de Jérémie Beyou, qui, s'il reste confiant, commence tout de même à trouver le temps long: "C'est une course très concurrentielle. Ce n'est pas facile d'être au départ (pour sa première participation en 2008-2009, Jérémie Beyou avait été contraint à l'abandon sur Delta Dore suite à un problème de mât). En ce qui me concerne, le montage n'est pas encore ficelé. Il faut trouver les partenaires. Une fois qu'ils y sont, ils sont enchantés, car c'est un fabuleux outil de communication. Certains sont intéressés mais, aujourd'hui, ne franchissent pas le pas. Il faut essayer de comprendre pourquoi. Médiatiquement, les retombées sont quasiment assurées. Je peux m'engager là-dessus. Peut-être que cette année, c'était encore un peu trop tôt. Peut-être que là, avec une échéance à moins de deux ans, ça va changer leur point de vue. Il faut relancer les entreprises, voir si leur horizon est plus dégagé. Ça m'inquiète un peu de ne pas encore avoir signé, mais ce qui me rassure, c'est que le projet est imbattable. La course, le championnat Imoca, moi, sans la ramener, je ne suis pas à des annéesèlumières de pouvoir tirer mon épingle du jeu. On discute, maintenant il va falloir que ça se déclenche". Davies: "C'est possible pour une femme de gagner le Vendée Globe" Même sentiment pour Samantha Davies, qui, après avoir décroché la quatrième place lors de l'édition précédente à bord de Roxy, est prête à relever de nouveau le défi: "Le Vendée Globe, c'est l'Everest pour les marins. Une course incroyable. Un tour du monde sans escale, sans assistance, le challenge le plus dur pour moi dans le monde de la voile. Je sais que c'est possible pour une femme de gagner le Vendée Globe, je ne suis pas là pour juste participer mais pour être performante. Je suis toujours à la recherche de partenaires. Malheureusement, Roxy ne pouvait pas me suivre pour cette édition. J'ai présenté mon projet à beaucoup de monde, mais je n'ai pas encore eu de réponses concrètes". La Britannique aura, comme tous les autres concurrents, jusqu'au 1er juillet 2012 pour officialiser son inscription. De nouvelles mesures seront au programme notamment en matière de sécurité. Elles visent à réduire les incidents survenus principalement sur les mâts et la quille lors de l'édition précédente: puissance limitée par le nouveau couple de redressement imposé, tirant d'air limité à 29 mètres, contrôles annuels sur tous les mâts et quilles, qui respectent des règles de fabrication plus strictes. Par ailleurs, la trappe de survie devra se situer au-dessus de la ligne de flottaison et chaque skipper sera dans l'obligation de porter une balise individuelle en permanence. Si le nouveau directeur de course n'a pas encore été nommé, plusieurs dispositions ont également été prises au niveau de l'organisation. Les primes de course ont été augmentées de 100.000 €, passant de 500.000 à 600.000 €. Le vainqueur se verra ainsi attribuer 160.000 €, le second 100.000 € et le troisième 75.000 €. Par ailleurs, les organisateurs souhaitent internationaliser et donner une plus grande dimension à l'événement avec un nouveau village officiel construit à Port Olona et un autre installé à Paris. La 7e édition de la plus mythique des courses au large est bel et bien lancée...