"Le Tour, un petit bonheur"

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"Le Tour, un petit bonheur"
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TOUR - Présent sur le Tourmalet, le président de la République n'a pas boudé son plaisir.

TOUR - Présent sur le Tourmalet, le président de la République n'a pas boudé son plaisir. Nicolas Sarkozy aime le cyclisme et le Tour de France. Pour la troisième fois en quatre ans, le président de la République s'est rendu, jeudi, sur les routes de la Grande Boucle pour l'étape qui rejoignait Pau au Col du Tourmalet. Et le chef de l'Etat a apprécié, au plus près, dans la voiture du directeur de course Christian Prudhomme, le duel au sommet entre les deux géants de ce Tour 2010, Alberto Contador et Andy Schleck. "Ça a tenu toutes ses promesses, force est de constater qu'ils ont la même force", a relevé le président à l'arrivée au micro de France Télévisions. "Andy Schleck est un sportif incroyablement sympathique et talentueux, on était à presque 30 km/h dans la montée du Tourmalet, et la brume n'empêchait pas de voir." Le président, qui est arrivé en hélicoptère à 37 kilomètres de l'arrivée, a salué le succès populaire du Tour. "Depuis que je suis enfant, je le suis, on ne peut pas imaginer un mois de juillet sans Tour de France. ça fait partie des petits bonheurs français, je suis venu même au coeur de la polémique, à la fin des années 90." Le "combat fantastique" d'Armstrong Relevant les six victoires françaises sur cette édition 2010, le président a fait le lien avec les résultats de la lutte antidopage. "Ça fait plaisir parce que ça montre que tout ce qui été engagé pour le cyclisme et pour le Tour de France par la direction du Tour pour lutter contre le dopage, faire qu'il y n'ait qu'une seule course et pas deux courses, ça porte ses fruits". Rejoint à l'arrivée par Lance Armstrong, Nicolas Sarkozy a salué le "combat fantastique" du Texan. Les deux hommes, qui s'étaient déjà rencontrés par le passé, se sont salués avec un présidentiel "Mon ami, comment vas-tu ?" en anglais, auquel Armstrong a répondu, en français dans le texte, "Comme ci comme ça". Le septuple vainqueur du Tour a terminé l'étape en 17e position, à 4'12" de Schleck. Quelques minutes auparavant, Nicolas Sarkozy avait vanté les mérites du Texan. "Je trouve très émouvant la présence de Lance Armstrong, je n'entre pas dans la polémique avec Landis, je n'en ai pas le temps, mais pour ceux qui ont le cancer, qui ont ce crabe à l'intérieur d'eux, voir Lance Armstrong faire ce Tour de France, c'est une leçon de vie", a souligné le Président. "C'est aussi le sport qui donne de l'espérance, on peut être malade et être encore un grand champion, et au-delà de la polémique, j'admire la performance de l'homme, pas seulement du champion, mais de l'homme." À Gérard Holtz qui les interrogeait sur l'envie de chacun d'être dans la peau de l'autre, le Président a répondu : "Lance a encore le temps de devenir président, mais pour moi, c'est trop tard pour être un champion". Outre Armstrong, Nicolas Sarkozy a pu faire un brin de causette avec les deux héros du jour. À Contador, il demanda "Quel est le secret de l'Espagne en sport ?" faisant notamment allusion à la Roja championne du monde de foot. Auprès de Schleck, il prit des nouvelles du grand frère, Franck, victime d'une triple fracture de la clavicule en début de Tour. Et le président de conclure : "Alberto a deux ans de plus qu'Andy, donc il peut encore en gagner quelques-uns et après, ce sera le Tour d'Andy". Malheureusement, en politique comme en sport, rien n'est jamais aussi simple.