Le tour d'Europe en ballon

  • A
  • A
Le tour d'Europe en ballon
Partagez sur :

Chaque début de semaine, notre rédaction effectue un tour d'horizon des faits marquants observés dans les grands championnats du football européen lors du week-end écoulé. Ressuscité parmi les morts, Arsenal a dynamité la défense des Blues (3-5) dans une Premier League complètement folle alors que Naples continue de jouer au yo-yo en Italie. Sofian Feghouli nous rappelle à son bon souvenir et Mario Gomez fait exploser tous les records en Bundesliga.

Chaque début de semaine, notre rédaction effectue un tour d'horizon des faits marquants observés dans les grands championnats du football européen lors du week-end écoulé. Ressuscité parmi les morts, Arsenal a dynamité la défense des Blues (3-5) dans une Premier League complètement folle alors que Naples continue de jouer au yo-yo en Italie. Sofian Feghouli nous rappelle à son bon souvenir et Mario Gomez fait exploser tous les records en Bundesliga. LE TOP : Arsenal Les Gunners et cette Premier League sont décidément imprévisibles. Mais quel spectacle ! Une semaine après le derby de Manchester et la correction de City contre United (1-6), Arsenal et Chelsea nous ont offert une partie exceptionnelle, couronnée de huit buts et de multiples rebondissements. Et ce sont finalement les protégés d'Arsène Wenger qui sont sortis vivants de cette bataille rangée (5-3), eux que l'on avait annoncé pour morts après un début de saison et une intersaison catastrophiques. Depuis, les coéquipiers d'un Robin Van Persie, "actuellement en feu" (3 buts contre les Blues et 28 réalisations en 27 matches en Premier League sur l'année civile 2011), dixit Wenger, montrent une force de caractère insoupçonnée pour redresser la barre. Ils restent d'ailleurs sur huit succès au cours de leurs neuf dernières rencontres, toutes compétitions confondues. "Nous avons été dangereux tout le match, et cette victoire récompense une grosse performance collective, souligne le technicien en chef. Mon équipe retrouve enfin confiance en ses qualités." Elle n'est plus qu'à trois points du podium. LE FLOP : Naples Capable du meilleur (victoires probantes sur l'AC Milan, l'Inter et l'Udinese) comme du pire (revers face au Chievo et Parme), Naples souffre d'un dédoublement de la personnalité depuis le début d'exercice. Un mal dont il n'a pu se débarrasser ce week-end, se montrant sous son mauvais profil face à Catane, pour une défaite logique et méritée (2-1). Brillants vainqueurs mercredi d'une équipe d'Udinese encore invaincue jusque-là (2-0), les coéquipiers d'Edinson Cavani, buteur dès la première minute, se sont fait hara-kiri en refusant le jeu face au sixième de Serie A. Et les entrées tardives de Christian Maggio et Marek Hamsik, préservés en vue du match retour de C1 contre le Bayern, n'ont pas changé la face de la rencontre. Les Partenopei vont devoir vite s'allonger sur le divan du psychanalyste pour trouver des solutions à leurs troubles d'identité. Et espérer faire mieux que leur troisième place de l'an dernier. LE JOUEUR : Sofian Feghouli On avait fini par enterrer Sofian Feghouli. Sofian qui ? Mais si, souvenez-vous de ce milieu algérien au délicieux toucher de balle, révélé par Grenoble à la fin des années 2000 et courtisé par les plus grands clubs européens. Presque un an et demi après son arrivée à Valence, le Francilien a inscrit ses deux premiers buts avec les Naranjas, samedi, lors de la victoire des siens face à Getafe (3-1). Un déclic pour celui que l'on présentait comme un futur crack et que son entraîneur, Unai Emery, avait prêté l'an passé six mois à l'UD Almería pour faire ses gammes. Pour l'anecdote, lors de sa présentation officielle avec le club andalou, on lui remettait un maillot floqué "Feghonli" au lieu de "Feghouli". Le départ chaotique d'une courte histoire à oublier, conclue par une descente et un impact limité (2 buts en 9 matches). Feghouli est toujours utilisé sporadiquement par son coach mais l'appel de Vahid Halilhozdic pour qu'il rejoigne la sélection algérienne semble l'avoir libéré, lui qui avait été sélectionné avec les Espoirs tricolores, à l'époque où on lui prêtait un grand avenir. Ce n'est peut-être pas fini. LA PHRASE : "Si on maintient la rage, nous gagnerons le Championnat. Sinon, nous redeviendrons l'armée de Franceschiello, comme avant", Gianluigi Buffon (Juventus Turin) Seule équipe de Serie A invaincue depuis le début de saison, la Juventus Turin recommence à devenir la machine à gagner d'antan. Samedi, les Bianconeri sont allés frapper un grand coup en s'imposant sur la pelouse de l'Inter Milan (1-2), grâce à des buts de Mirko Vucinic et Claudio Marchisio. De ses montants, Gianluigi Buffon a pu constater les progrès réalisés par son équipe, leader du championnat avec 19 points: "Nous avons fait preuve de personnalité, mis beaucoup de rythme. Je sentais qu'on ne pouvait pas perdre." Marqué par les deux années précédentes, le portier juventino se montre beaucoup plus mesuré lorsque les journalistes abordent le thème du Scudetto: "Si on maintient cette rage, nous gagnerons le championnat. Sinon, nous redeviendrons l'armée de Franceschiello, comme avant". Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire transalpine sur le bout des doigts, Franceschiello était le surnom péjoratif de François II de Bourbon, roi détrôné lors de l'Unité italienne. L'expression "armée de Franceschiello" désigne désormais un groupe indiscipliné, mal préparé, et finalement vaincu. Buffon et la Juve veulent réécrire l'histoire. LA STAT : 50 Comme le nombre de buts inscrits par Mario Gomez sous le maillot du Bayern Munich depuis son arrivée à l'été 2009. En inscrivant un nouveau doublé face à Nuremberg samedi (4-0), ce qui porte son total à douze buts en dix rencontres, l'artificier allemand continue de battre les records de précocité. Meilleur buteur de la Bundesliga avec 28 réalisations l'an passé, il était devenu à 25 ans le plus jeune joueur à avoir dépassé la barre des cent buts en championnat. Des performances exceptionnelles qui font dire à la légende Gerd Müller que "le taureau" pourrait bien être son digne héritier. "Il est capable de battre mon record, ça ne fait aucun doute. Et je serais heureux qu'il soit battu par un joueur du Bayern", affirme le bombardier qui détient depuis l'exercice 1971-72 le record de buts en une saison avec 40 réalisations. Gomez devra néanmoins mettre la gomme pour succéder à son prestigieux aîné.