Le tour d'Europe en ballon

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Le tour d'Europe en ballon
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Chaque début de semaine, la rédaction effectue un tour d'horizon des faits marquants observés dans les grands championnats européens lors du week-end écoulé. Focus sur des hommes en rédemption comme Alexandre Pato ou Karim Benzema, décisifs avec l'AC Milan et le Real Madrid, dimanche. A l'inverse, cette levée n'a pas été bénéfique pour Claudio Ranieri, démissionnaire à Rome, Wolfsburg, à la peine en Bundesliga et Chelsea, toujours aussi désespérant.

Chaque début de semaine, la rédaction effectue un tour d'horizon des faits marquants observés dans les grands championnats européens lors du week-end écoulé. Focus sur des hommes en rédemption comme Alexandre Pato ou Karim Benzema, décisifs avec l'AC Milan et le Real Madrid, dimanche. A l'inverse, cette levée n'a pas été bénéfique pour Claudio Ranieri, démissionnaire à Rome, Wolfsburg, à la peine en Bundesliga et Chelsea, toujours aussi désespérant. LE JOUEUR : Alexandre Pato (AC Milan) Assez sous-estimé à Milan où il endosse souvent un rôle de bouche-trou pas des plus plaisants, Alexandre Pato a enlevé une belle épine des pieds rossoneri en donnant la victoire aux siens contre le Chievo Vérone (1-2), dimanche, lors de la 26e journée de Serie A. L'attaquant brésilien, qui pourrait servir de monnaie d'échange dans le cadre d'une prochaine campagne de recrutement, a ainsi pu célébrer dignement les 25 ans de son président Silvio Berlusconi à la tête du club lombard. Il Cavaliere fêtait cette date avec un déplacement plutôt corsé dans la ville de Romeo et Juliette et aurait pu déchanter sans son petit protégé, qu'il a fait venir en Italie. Après l'égalisation du Chievo par une vieille connaissance de la Ligue 1, en la personne de Gelson Fernandes (Saint-Etienne), Pato, entré en cours de jeu, a pris exemple sur Jean-Baptiste Grange, champion du monde le matin même, en slalomant entre les défenseurs pour décocher une frappe précise et gagnante. Le genre d'exploit individuel qui permet aux Milanais, émoussés après leur revers en Ligue des champions contre Tottenham (0-1), de conserver le leadership en Serie A sans trop forcer. LE TOP : Real Madrid A trois jours d'affronter l'Olympique Lyonnais en Ligue des champions, le Real Madrid n'a pas manqué samedi d'engranger de la confiance en prenant facilement le dessus sur Levante (2-0). Un succès d'autant plus précieux que José Mourinho a aligné une "équipe bis" pour ménager certains joueurs cadres (Mesut Ozil, Xabi Alonso et Emmanuel Adebayor) en vue du déplacement sur le sol français. La démonstration madrilène, amorcée par une réalisation précoce de Karim Benzema (6e), aurait pu s'achever sur un score bien plus lourd sans l'euphorie de Gustavo Munua. Le dernier rempart de Levante a multiplié les parades décisives devant Cristiano Ronaldo et consorts, qui ont montré un football agréable et aguicheur au contraire de leurs sorties précédentes. Outre le fait de permettre aux Merengue de rester à cinq longueurs du Barça, ce succès donne l'occasion à José Mourinho d'atteindre le cap des neuf ans d'invincibilité à domicile. Depuis le 23 février 2002, "Mou" a en effet enregistré 123 victoires et 25 nuls en 148 rencontres. Respect ! LE FLOP : Wolfsburg La Bundesliga tourne à l'envers cette saison et à onze journées de la fin de l'exercice, nul ne peut à ce jour garantir au Werder et à Wolfsburg un avenir parmi l'élite du football allemand. Ces deux ténors du football germanique se sont en effet enfoncés dans la crise en tombant une nouvelle fois face à Hambourg (4-0) et Fribourg (2-1), samedi. A égalité de points avec le premier relégable, Wolfsburg flirte même avec la zone rouge alors qu'il nourrissait de sérieuses et légitimes ambitions au vu de son expérience passée et de son effectif pléthorique, qui plus est enrichi cet hiver de six nouveaux éléments. L'équipe entraînée depuis début février par Pierre Littbarski, ancien adjoint de l'Anglais Steve McClaren remercié après seulement sept mois, n'a remporté qu'une seule rencontre depuis le 30 octobre dernier et reste même sur quatre défaites consécutives. L'ancien technicien de Schalke 04 et d'Hoffenheim, Ralf Rangnick, pourrait jouer les pompiers de service dans un vestiaire encore meurtri par le cas Diego, taxé d'égoïsme par les supporters du champion 2009. LA PHRASE : "J'ai toujours pensé au bien de la Roma", Claudio Ranieri Marqué par l'incroyable défaite de l'AS Roma sur la pelouse du Genoa (3-4), Claudio Ranieri n'a pas mis longtemps pour annoncer sa démission de son poste d'entraîneur, dimanche soir, au terme d'une semaine compliquée pour le club de la Louve. La fin d'une histoire d'amour impossible entre le technicien italien et les Giallorossi. "J'ai toujours pensé au bien de la Roma", a-t-il déclaré à l'agence de presse italienne ANSA. "Après un match comme celui d'aujourd'hui (dimanche), je pense que c'est une bonne chose d'adresser un signal. A la fin du match (contre le Genoa), je suis allé dans le vestiaire remercier l'équipe et j'ai décidé de démissionner". Huitième du Calcio à seize points du leader, la Louve reste surtout sur quatre revers consécutifs et quatorze buts concédés. Après la déconvenue contre Donetsk mercredi (2-3), des tifosi avaient déjà violemment manifesté devant le centre d'entraînement de Trigoria. Vincenzo Montella, jusqu'alors coach de la réserve, a pris la succession lundi d'un homme qui n'aura rien remporté avec la Roma en 17 mois de dur labeur. LA STAT : 7 Chelsea a perdu sept de ses huit dernières épreuves de tirs-au-but, toutes compétitions confondues. Une statistique effarante qui a pris une nouvelle dimension après l'élimination, samedi, des Blues en seizièmes de finale de la Cup par Everton (1-1, 4-3 tab) après ce fameux exercice. Doubles tenants du titre, les coéquipiers de Didier Drogba ont sans doute perdu plus qu'un trophée à cette occasion. La Coupe d'Angleterre restait une vraie soupape pour une équipe qui devrait probablement, sauf remontée fantastique, céder sa couronne de champion à la fin de la saison. Désormais, les protégés de Carlo Ancelotti, qui a répété son envie de rester à Londres, n'ont plus que la Ligue des champions pour ne pas être fanny à la fin de la saison. Il faudra peut-être pour cela enchainer les séances de penalties...