Le tour d'Europe en ballon

  • A
  • A
Le tour d'Europe en ballon
Partagez sur :

Chaque début de semaine, la rédaction effectue un tour d'horizon des faits marquants observés dans les grands championnats du football européen lors du week-end écoulé. Samedi, le Real Madrid, le FC Barcelone, Raul et le Borussia Dortmund ont affolé les compteurs, pendant qu'Arsenal vivait un cauchemar contre Tottenham. Dimanche, c'est Samuel Eto'o qui a fait parler de lui...

Chaque début de semaine, la rédaction effectue un tour d'horizon des faits marquants observés dans les grands championnats du football européen lors du week-end écoulé. Samedi, le Real Madrid, le FC Barcelone, Raul et le Borussia Dortmund ont affolé les compteurs, pendant qu'Arsenal vivait un cauchemar contre Tottenham. Dimanche, c'est Samuel Eto'o qui a fait parler de lui... LE TOP : Barça/Real Il y avait pire manière de préparer un Clasico. A neuf jours de leur premier rendez-vous de l'année, décalé au lundi soir, élections catalanes obligent, Barcelonais et Madrilènes ont fait les choses en grand samedi soir, histoire d'affirmer leur écrasante supériorité sur la Liga. Premier à frapper, le Barça a humilié Almeria (0-8), sur sa pelouse, entraînant le licenciement de Lillo, le désormais ex-coach d'Almeria. Messi s'est offert un triplé, et Guardiola en a profité pour préserver Piqué, sous le coup d'un avertissement, et lancer le jeune Fontas, passeur décisif sur le but de Pedro. Une goleada catalane qui ne fait absolument pas peur à Cristiano Ronaldo. "On va voir s'ils en mettent huit lundi", a prévenu le Portugais, qui y est lui aussi allé de son triplé lors du tout aussi facile succès du Real contre l'Athletic Bilbao (5-1). Villarreal, troisième, est déjà relégué à 7 et 8 points de l'infernal duo. Pourtant, Mourinho ose assurer, dans Marca, que le Clasico ne sera "qu'un match parmi les 38 du championnat". Sacré José. LE FLOP : Arsenal Tout avait pourtant parfaitement commencé pour Arsenal. Un protocole durant lequel Samir Nasri snobe William Gallas, de retour à l'Emirates avec le brassard de capitaine de l'ennemi juré des Canonniers, Tottenham. Le même Nasri qui s'illustre en ouvrant le score dans un angle improbable. Enfin, Chamakh qui conclut victorieusement une remontée de terrain collective superbe de la part des Gunners. Et puis... Et puis, le cauchemar. Une équipe d'Arsenal qui disparait. Un premier but tout en toucher de Bale, un penalty concédé bêtement par Fabregas et pour finir le but victorieux de Kaboul. D'autant plus dommage que le fauteuil de leader tendait les bras aux Londoniens après la nouvelle défaite de Chelsea, à Birmingham (0-2). "Je suis inquiet car à chaque fois que l'on peut s'installer en tête, on craque. Cela vient du mental, pas du football. Certains joueurs ont lâché dans la tête. Quand on essaye d'analyser le match, on reste sans voix. Comment est-il possible de perdre un match comme cela ?", s'est interrogé Wenger. LE JOUEUR : Raul (Schalke 04) Schalke 04 est enfin sorti de la zone rouge. Et le vice-champion d'Allemagne en titre le doit en grand partie à un homme : Raul. Pour l'anniversaire de ses jumeaux, l'ancienne icône de Santiago-Bernabeu s'était promis de marquer. Il ne s'est pas arrêté là. Le vétéran espagnol s'est permis de réaliser un hat-trick contre le Werder Brême et sa piteuse défense (4-0), doublant ainsi son total de but en championnat cette saison. Chapeau, M. Raul. L'Olympique Lyonnais, prochain adversaire des hommes de Felix Magath en Ligue des champions, est prévenu. LA PHRASE : "Eto'o a été provoqué", de Rafa Benitez, entraîneur de l'Inter Milan. L'Inter Milan s'enfonce de plus en plus. Dimanche, les quintuples champions en titre se sont inclinés sur la pelouse du Chievo Vérone (2-1), et persistent dans cette crise de novembre (deux nuls, trois défaites). Pire, Samuel Eto'o s'est montré sous son plus mauvais jour en assénant un coup de tête au Slovène Bostjan César. "C'est le défenseur du Chievo qui a le premier provoqué Samuel en lui donnant un coup de poing, a réagi Rafa Benitez dans la Gazzetta dello Sport. Samuel a perdu un peu le contrôle, c'est clair. Il a eu une réaction qui ne plaît à personne. Cela arrive à un moment où l'équipe est en difficulté. Mais il y avait quatre arbitres sur le terrain. S'ils ont pensé qu'il ne fallait rien faire, on peut penser comme eux non ?" Épargné par les arbitres de la rencontre, le Camerounais ne devrait cependant pas échapper à une suspension a posteriori. LA STAT : 34 Si le Real a le Barça pour lui tenir tête, le Borussia Dortmund se sent bien seul en Bundesliga. Irrésistibles depuis le début du championnat, les Schwarzgelben compilent semaine après semaine les records. A Fribourg (1-2), malgré le raté de l'année signé Blaszczykowski, les hommes de Jurgen Klopp sont allé chercher une septième victoire en autant de déplacements. Du jamais-vu outre-Rhin. Le Borussia en est désormais à 11 victoires en 13 matches, comme seul le Bayern l'avait fait en 1980 et en 2005. Dortmund compte désormais 34 points, sept de mieux que son dauphin, Mayence. Là encore seul le Bayern version 1968-69 était déjà parvenu à amasser un tel total, à ce stade-là de la saison. Cette année, les Bavarois, 8e avec 20 points, en sont bien loin.