Le Top 10 des couacs de l'année (1/2)

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Le Top 10 des couacs de l'année (1/2)
@ Montage Reuters
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TOUS SPORTS - Drôles, décalées et ironiques, ces histoires ont marqué l'année sportive.

6. Les adieux d'Armstrong

Annoncé comme un candidat potentiel à la victoire finale dans le Tour, le Texan a rapidement déchanté, multipliant chutes et contre-performances. Finalement 23e du Tour, il a réussi à se rendre un peu plus sympathique auprès des Français, qui n'aiment pas les gagnants. A la rue sportivement, "LA" s'est recentré sur la cause de son retour : la lutte contre le cancer. Et a réussi un dernier coup de pub en enfilant lors de la dernière étape un maillot noir interdit portant le chiffre 28 (comme 28 millions de morts). A lire : Armstrong, le dernier combat

Regardez le spot de RadioShack le jour de l'arrivée du Tour :

Et maintenant ? Armstrong n'a pas encore définitivement tourné la page du vélo professionnel. Il sera au départ du Tour Down Under, en janvier prochain, pour sa "dernière course pro en dehors des Etats-Unis". Et la justice américaine continue de l'avoir à l'oeil. Aidé par Floyd Landis, un grand jury de Los Angeles rassemble actuellement des preuves et des témoignages qui pourraient ébranler "LA"…

7. Les hémorroïdes de Bousquet

Etre le nageur le plus rapide d'Europe n'empêche pas les petites contrariétés du citoyen lambda. C'est pour soigner des hémorroïdes que Frédérick Bousquet, compagnon de Laure Manaudou, a pris un médicament contenant de l'heptaminol, un stimulant. Contrôlé positif en juin, il a été suspendu deux mois entre le 20 septembre et le 20 novembre. Entre temps, il avait eu le temps de décrocher deux médailles d’or aux championnats d'Europe de Budapest (50 m, 4x100m quatre nages).

Bousquet s'explique sur Europe 1 :

Et maintenant ? Ce ne sont plus les hémorroïdes qui démangent Bousquet, mais César Cielo, qui l'a privé d'un titre de champion du monde en petit bassin sur 50 m. A tel point que le nageur du CN Marseille ne va s'accorder aucun répit en cette fin d'année. "Je prends deux jours pour Noël, et peut-être le matin du premier de l'An, c'est tout", a-t-il confié à L'Equipe.fr. A lire :Bousquet n'a pas fait attention

8. Le dérailleur de Schleck

Le duel entre les deux animateurs du Tour, Alberto Contador et Andy Schleck, bat son plein lorsque le Luxembourgeois accélère dans le Port de Balès, lors de la 15e étape. Le leader de la Saxo Bank est alors victime d'un saut de chaîne. Contador n'en a cure, poursuit son accélération et distance son adversaire. Fallait-il attendre Schleck ou non ? Le débat a divisé la caravane. Contador, lui, s'est excusé de cet épisode le lendemain, mais sans "rendre" les 39 secondes qu'il avait reprises au cadet des Schleck. Soit exactement l'écart qu'il y eut entre les deux à Paris. A lire :Contador-Schleck, ça déraille

Schleck déraille, Contador accélère (en VO) :

Et maintenant ? Cet épisode pourrait bientôt compter pour quantité négligeable si Contador venait à être reconnu coupable de dopage au clenbutérol. Schleck récupèrerait alors de facto la victoire.

9. Le Mondial des basketteurs

En sport, avoir une tactique d'épiciers sourit rarement. Pour éviter la bête noire grecque en huitièmes de finale des championnats du monde, les Bleus avaient décidé de perdre leur match face à la Nouvelle-Zélande. Problème : en cas de défaite par 12 points d'écart minimum, c'est la Turquie qui les attendait. En jouant tout le match à reculons, Boris Diaw et ses coéquipiers ont fini par perdre ce match - évidemment de 12 points -, oubliant notamment de faire faute sur la dernière tentative à trois points des Néo-Zélandais. Trois jours plus tard, les Turcs infligeaient la correction attendue : -22. A lire : Un gros point noir

Regardez ce résumé de France - Nouvelle-Zélande :

Et maintenant ? Le coach des Bleus, Vincent Collet, est toujours en place. Mais il a été limogé de l'ASVEL. Cela lui laissera le temps de préparer la prochaine campagne des Bleus, l'Euro lituanien. Avec, on l'espère, Tony Parker à la baguette.

10. La stratégie de Ferrari

Rompue depuis la glorieuse époque de Michael Schumacher aux tactiques de course (euphémisme pour consignes d'équipe), la Scuderia Ferrari a pris une fois de plus des libertés avec l'équité sportive en demandant à Felipe Massa de laisser passer Fernando Alonso au GP d'Allemagne, en juillet. "Fernando est plus rapide que toi. Peux-tu me confirmer que tu as bien compris le message ?", avait-on demandé poliment au Brésilien. Ironie de l'histoire, c'est en raison d'une stratégie défaillante que Ferrari a perdu le titre lors du dernier GP de la saison. A lire :Une victoire polémique pour Alonso

Massa laisse passer Alonso :

Et maintenant ? Le conseil mondial de la FIA a décidé d'autoriser les consignes d'équipes pour la saison 2011. C'est la fin d'une gigantesque hypocrisie qui avait cours depuis 2002. Mais peut-être aussi le début d'autres histoires...

Lire aussi : Le Top 10 des couacs de l'année (2/2)