Le Super Bowl par le menu

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@ Montage Reuters
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FOOT US - Présentation gratinée du Super Bowl qui a lieu dimanche entre Green Bay et Pittsburgh.

Green Bay, la saveur du fromage. Parmi les 32 franchises NFL, Green Bay fait figure d'anomalie. En effet, les Packers appartiennent à leurs supporters. Ceux-ci sont précisément 112.158 à posséder une part dans le capital du club, représentant d'un football d'un autre temps. Pas de dividende, pas de milliardaire, mais une ferveur immense qui s'exprime notamment avec ces fameux chapeaux en forme de fromage, principale production de la région, le Wisconsin. Green Bay est la franchise qui compte le plus de titres NFL, avec 12, mais seulement trois Super Bowl, créé en 1966. Ce sont... les Steelers de Pittsburgh qui, avec six succès, comptent le plus de victoires dans le "Big match". A lire : Show bouillant ?

Ben Roethlisberger, le vilain petit canard. Le quarterback des Steelers de Pittsburgh n'a pas commencé la saison. Il a été suspendu quatre matches pour... "mauvaise conduite personnelle". Rien à voir avec le sport. Roethlisberger a été soupçonné d'avoir agressé sexuellement une jeune femme dans un night club en Georgie. L'homme aux deux bagues (de champion) avait déjà été au cœur d'une affaire similaire en 2009. Dans les deux cas, il a été blanchi, aucune preuve n'ayant pu être retenue contre lui. Mais autant vous dire que "Big Ben", surnommé ainsi en raison de son physique impressionnant (1,96 m, 109 kg), n'est pas franchement le chouchou de l'Amérique puritaine.

Troy Polamalu, la belle pièce. Troy Polamalu est un strong safety, un défenseur qui touche rarement le ballon. Lui est célèbre pour sa capacité à châtier les receveurs adverses mais aussi pour... sa chevelure, aussi improbable que précieuse. Le joueur d'origine samoane a en effet signé l'an dernier un contrat d'assurance pour sa crinière à hauteur d'un million de dollars, soit 740.000 euros, avec Procter & Gamble. Mais attention, Polamalu, qui est le plus gros vendeur de maillots en NFL, ce n'est pas qu'un look, c'est aussi un sens du combat qui lui a valu cette saison d’être élu meilleur défenseur, avec 7 interceptions et 63 plaquages. A lire :"Pittsburgh, il n'y a pas photo !"

Aaron Rodgers, l'héritier du chef. Quand on pense Green Bay, on pense encore Brett Favre. En 16 saisons dans le Wisconsin (1992 à 2007), l'un des plus quarterbacks de tous les temps a marqué à jamais l'histoire de la franchise, décrochant le Super Bowl en 1996. Favre, qui a quitté Green Bay avec perte et fracas en 2007, a laissé les clés de la franchise à Aaron Rodgers, qui a grandi dans son ombre. En trois saisons, Rodgers s'est fait une place parmi le gratin des quarterbacks, en multipliant les performances de haut vol, notamment en play-offs. Cette année, sur la route du Super Bowl, les Packers se sont ainsi toujours qualifiés à l'extérieur. A lire :Les clés du Super Bowl

Le Cowboys Stadium (930x620)

© Reuters

Dallas, la "grande bouffe". Il y a quelque chose de savoureux à voir les Packers de Green Bay, qui évoluent dans l'historique Lambeau Field, débarquer au Cowboys Stadium, ce vaisseau posé dans la banlieue de Dallas, pouvant contenir 105.000 spectateurs et se vantant d'écrans géants de 49 mètres de long. Avec ce stade, qui avait déjà accueilli le All-Star Game NBA en 2010, la NFL espère d'ailleurs battre le record de spectateurs et quelques autres au passage : les recettes sur les billets (131 millions d'euros), sur le merchandising (108 millions d'euros), le coût des 30 secondes de publicité (2,3 millions d'euros) ou encore le nombre de téléspectateurs (plus de 100 millions attendus aux Etats-Unis).