Le Stade Français ne lâche pas

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Le Stade Français ne lâche pas
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Condamné à gagner pour encore espérer accéder aux play-offs, le Stade Français s'est imposé ce samedi soir à Charléty, disposant du Biarritz Olympique (31-18). Portés par la patte de Lionel Beauxis, les Parisiens ont toujours fait la course en tête face à des Biarrots payant cher leur indiscipline et incapables de s'imposer hors de leurs bases depuis le 30 octobre dernier.

Condamné à gagner pour encore espérer accéder aux play-offs, le Stade Français s'est imposé ce samedi soir à Charléty, disposant du Biarritz Olympique (31-18). Portés par la patte de Lionel Beauxis, les Parisiens ont toujours fait la course en tête face à des Biarrots payant cher leur indiscipline et incapables de s'imposer hors de leurs bases depuis le 30 octobre dernier. Merci Beauxis ! Sans Arias, Szarzewski, Liebenberg, tous forfaits, et en l'absence de son capitaine Parisse, malheureux ce samedi après-midi à Twickenham avec la sélection italienne (défaite 59-13), le Stade Français s'est surtout appuyé sur la patte de son buteur pour se relancer. Auteur de 20 des 31 points de son équipe, le Tarbais a porté les siens, leur permettant de croire encore aux play-offs. Après avoir démenti des contacts avec Toulouse, et ce malgré le départ annoncé de David Skrela de la Ville Rose, l'ouvreur international se sera montré quasi intraitable au pied, capitalisant à merveille les offrandes biarrotes nées d'une indiscipline chronique. Rapidement, les Parisiens se détachent sous les yeux de la maigre assistance du Stade Charléty. 6-3, 9-3, puis 12-3 à la 20e minute, Beauxis enquille au pied, bien décidé à mettre les siens à l'abri du désormais fameux retour biarrot, classique scénario vécu notamment ces dernières semaines par des Perpignanais menant 21-0 à la pause... avant de s'incliner 23-21 ! Le duel de buteur s'installe alors mais Bosch manque le premier sa pénalité, avant que Peyrelongue ne tente de répondre à Beauxis. Le Biarrot parvient même à replacer les siens à 9 points à la pause, grâce à une dernière pénalité à 40 mètres côté gauche (18-9). Dupuy, capitaine décisif Le BO a beau repartir fort et se montrer pressant aux abords des 22 mètres, les Parisiens ne craquent pas. Loin de là même, puisque Dupuy, capitaine du jour, montre le chemin. A l'issue d'une série de pick and go à cinq mètres de l'en-but biarrot, le demi de mêlée profite du gros travail de Roncero puis de Papé pour prendre l'intervalle et aplatir quasiment sous les poteaux (23-12, 52e). Quasi automate, Beauxis transforme et met les Parisiens à l'abri (25-12). Peyrelongue a beau de nouveau enquiller et profiter d'une faute au sol de Roncero pour replacer le BO à un essai transformé à huit minutes du terme (25-18, 72e), le BO ne reviendra pas. Les Rouge et Blanc concèdent même un nouveau drop d'Oelschig (28-18, 74e) puis une pénalité de Dupuy (31-18, 78e), confirmant ainsi leurs travers à l'extérieur. Depuis un succès le 30 octobre dernier au stade Amédée Domenech de Brive (27-21), les Basques ne sont pas parvenus à s'imposer hors de leurs bases. Insuffisant pour espérer valider une place européenne. Un billet que le Stade Français peut encore espérer accrocher.