Le Shakhtar par la grande porte

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Le Shakhtar par la grande porte
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Pour la première fois de son histoire, le Shakhtar Donetsk va disputer les quarts de finale de la Ligue des champions. Sortis vainqueurs (3-2) du huitième de finale aller disputé sur la pelouse de la Roma, les Ukrainiens ont parfaitement su gérer leur avantage au retour pour s'imposer avec la manière (3-0). Réduits à dix avant même le repos, suite à l'expulsion de Mexès, les Giallorossi sont passés complètement à côté.

Pour la première fois de son histoire, le Shakhtar Donetsk va disputer les quarts de finale de la Ligue des champions. Sortis vainqueurs (3-2) du huitième de finale aller disputé sur la pelouse de la Roma, les Ukrainiens ont parfaitement su gérer leur avantage au retour pour s'imposer avec la manière (3-0). Réduits à dix avant même le repos, suite à l'expulsion de Mexès, les Giallorossi sont passés complètement à côté. Le match aller n'était donc pas un accident. Vainqueur au Stadio Olimpico le 16 février dernier (3-2), le Shakhtar Donetsk a prouvé qu'il était supérieur à la Roma en surclassant les Transalpins lors du match retour disputé mardi (3-0). Rapidement réduits à dix, les Giallorossi n'ont jamais semblé en mesure d'inverser la tendance faisant preuve de trop d'approximations et de nervosité pour espérer aller plus loin. Pour déstabiliser la défense ukrainienne, le nouvel entraîneur du club de la Louve, Vicenzo Montella, qui a remplacé Claudio Ranieri après le match aller et une défaite face au Genoa (4-3), avait choisi de faire confiance au coup d'envoi au duo Mirko Vucinic-Marco Borriello, à la place de son ancien coéquipier Francesco Totti cantonné au banc de touche. Auteur du but de l'espoir au match aller, Jérémy Ménez était quant à lui suspendu. En revanche, Philippe Mexès était bien titulaire en défense centrale au côté du Brésilien Juan, reléguant Nicolas Burdisso sur le côté droit. Des choix tactiques de la part du jeune entraîneur (36 ans) qui ne vont pas s'avérer payant, bien au contraire. Car si la première occasion est à mettre au crédit des Transalpins à la suite d'un coup franc puissant de John Arne Riise qui fuit le cadre (10e), les hommes de Mircea Lucescu se mettent rapidement à l'abri. Sur la gauche de la surface, Willian élimine très facilement Burdisso et adresse un centre rentrant à ras de terre, légèrement dévié par Hubschman, qui surprend le gardien Doni (1-0, 18e). Désormais contraints d'inscrire trois buts pour espérer se qualifier, les Romains se ruent à l'attaque et croient avoir fait le plus dur lorsque Borriello obtient un penalty après avoir été accroché dans la surface par Mkhitaryan sur un corner. Mais l'international transalpin, bien décidé à se faire justice lui-même, bute sur Pyatov, parti du bon côté (28e). Mexès expulsé, les Romains craquent Les Giallorossi ont peut-être déjà laissé passer leur chance et voient leur avenir s'assombrir encore un peu plus, lorsque Mexès, déjà averti pour un mauvais geste sur Luiz Adriano, écope d'un second carton jaune pour avoir ceinturé le Brésilien (41e). Excédés, les Romains craquent nerveusement, à l'image de ce coup de coude volontaire du capitaine Daniele De Rossi sur le Croate Darijo Srna (45e). Dépassé, l'arbitre anglais Howard Webb sanctionne le joueur du Shakhtar d'un carton jaune. Bien décidés à ne pas tomber dans le piège de la provocation, les Ukrainiens gèrent parfaitement leur avantage et se mettent définitivement à l'abri lorsque Willian double la mise d'une très belle frappe enroulée dans la lucarne (2-0, 58e). Complètement dépassés, les Romains, qui multiplient les mauvais gestes, comme cette semelle de Borriello sur Srna, ne peuvent que constater la supériorité de leurs adversaires lorsque l'ancien jouer d'Arsenal, Eduardo, se joue de Rosi sur le côté gauche et trompe Doni d'une frappe croisée (3-0, 87e). La Roma, qui devra se ressaisir dimanche lors du derby face à la Lazio, quitte la compétition par la petite porte. A l'inverse, les Ukrainiens font leur entrée avec fracas dans la cour des plus grandes écuries européennes.