Le SdF est leur domicile

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Le SdF est leur domicile
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Le Stade Français a fait tomber Clermont avec un étonnant fracas (37-16), au terme d'un match assez rapidement maîtrisé par les Parisiens. Pour leur première de la saison au Stade de France, les hommes de Michael Cheika ont passé cinq essais au désormais ancien leader du championnat, qui a pris une claque aux proportions inattendues. Les Auvergnats tombent de haut, alors que la saison est évidemment lancée pour le Stade.

Le Stade Français a fait tomber Clermont avec un étonnant fracas (37-16), au terme d'un match assez rapidement maîtrisé par les Parisiens. Pour leur première de la saison au Stade de France, les hommes de Michael Cheika ont passé cinq essais au désormais ancien leader du championnat, qui a pris une claque aux proportions inattendues. Les Auvergnats tombent de haut, alors que la saison est évidemment lancée pour le Stade. C'est au pied du mur qu'on voit le mieux le mur. Et quand il s'appelle Clermont, on peut penser que ce mur est sans fin, infranchissable. Mais le Stade Français a chamboulé la hiérarchie de ce début de saison, qui était jusqu'ici bien établie, en faisant tomber les Jaunards de façon spectaculaire au Stade de France. Peut-être plus encore que ce que n'indique le score (37-16), car si les deux équipes terminent à trois essais transformés d'écart, ce sont bien quatre essais de plus qu'ont inscrit les Parisiens. Battre l'ASM avec le bonus en prime, pour un club encore moribond après un départ très moyen en Top 14, est plus qu'une belle victoire. C'est quasiment un exploit, le premier de l'ère post-Guazzini. Les hommes de Michael Cheika ont parfois été flamboyants, surtout en première période. Avec un total de cinq essais, contre un seul inscrit par les champions de France 2010, le Stade a écrasé cette rencontre avec une manière qui était franchement inimaginable au coup d'envoi. Certes, Pascal Papé et Dimitri Szarzewski effectuaient leur retour côté parisien et les Auvergnats avaient eux laissé leurs internationaux français au repos. Ce qui ne suffit pas à déprécier la performance parisienne, puisque c'est bien ce Clermont-là qui balayait tout sur son passage avant cet accroc d'envergure. Papé: "On a réussi un gros match" Malgré les deux premières pénalités de Skrela (0-6, 5e), Clermont a très vite été emporté par la tornade parisienne avec un essai en coin de Fainifo (5-6, 6e), secondé avant la pause par Contepomi (10-9, 26e) puis Williams (17-9, 36e), alors que l'ASM a simplement ajouté un troisième coup de pied de Skrela dans l'intervalle (20e). Pour l'ouvreur argentin, le loupé de la semaine dernière est ainsi oublié de la plus belle des manières, lui qui pensait avoir passé le drop de la victoire à Toulouse dans les dernières minutes alors que le score final était en fait de 18-15... pour les Haut-Garonnais. Toutes les douloureuses cicatrices sont maintenant refermées. "Il y avait déjà beaucoup de mieux à Toulouse, confirmait un Papé ravi devant les caméras de Canal+. On a montré une attitude positive, on a des joueurs d'expérience qui ont été importants que ce match. Il fallait gagner à la maison. En plus, on recevait la meilleure équipe du championnat... On s'est rassuré et on a réussi un gros match." C'est peu de le dire, et le fait que Clermont ait mené pendant les 25 premières minutes du match, jusqu'à l'essai de Contepomi, est presque un miracle tant les ex-leaders du championnat n'ont pas existé dans le jeu. Quant à Papé, l'international français - fraîchement revenu de Nouvelle-Zélande - a apporté son écot à la déferlante, en inscrivant le dernier essai du Stade Français (37-16, 69e), alors que Fillol avait également aplati auparavant (50e). Le seul essai de Clermont avait été inscrit peu après, par l'intermédiaire de Buttin (55e), mais il était bien difficile d'y croire à ce moment-là, avec deux essais transformés de retard. Le carton jaune infligé à Cudmore (73e), et surtout un déchet incroyable dans les transmissions et notamment en touche, auront été fatals à des Clermontois méconnaissables. Comme leur adversaire du soir.