Le roi, c'est Rose !

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Le roi, c'est Rose !
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Propriété du "King" LeBron James depuis deux ans, le titre de MVP a été attribué cette saison à Derrick Rose. Le meneur des Bulls devient, à 22 ans et 7 mois, le plus jeune joueur à recevoir cet honneur dans l'histoire de la NBA. Une juste récompense pour celui que Michael Jordan himself a déjà adoubé.

Propriété du "King" LeBron James depuis deux ans, le titre de MVP a été attribué cette saison à Derrick Rose. Le meneur des Bulls devient, à 22 ans et 7 mois, le plus jeune joueur à recevoir cet honneur dans l'histoire de la NBA. Une juste récompense pour celui que Michael Jordan himself a déjà adoubé. "Il le mérite sans l'ombre d'un doute." Michael Jordan n'avait pas attendu le début des playoffs ni même la fin de saison régulière pour adouber Derrick Rose. Dès le mois de mars, "His Airness", dernier représentant des Bulls à avoir été nommé MVP, avait annoncé la couleur quant au nom de celui qui allait succéder à LeBron James, désigné meilleur joueur ces deux dernières années. Sa Majesté avait vu juste: pour la première fois depuis 1998, l'élu est rouge, comme lui. Ou plutôt Rose. Comme Derrick Rose, donc. A 22 ans et 7 mois, le meneur de jeu de Chicago devient le plus jeune MVP de l'histoire de la NBA, devant le lauréat de 1969 et Hall of Famer Wes Unseld. Une récompense qui, à vrai dire, ne surprend personne tant il a rayonné au cours de cet exercice 2010-11. Avec 25,0 points, 7,7 passes et 4,1 rebonds en moyenne par match, l'ancien de l'université de Memphis a été le grand artisan du renouveau de la franchise de l'Illinois, qui a terminé à la première place de la conférence Est avec un bilan de 62 victoires contre 20 défaites. Avant d'entamer sa deuxième année dans la ligue nord-américaine, Derrick Rose avait aussi fait quelques merveilles en Turquie avec l'équipe bis des Etats-Unis, sacrée championne du monde. Un paramètre que n'ont sans doute pas pris en compte les journalistes ayant voté mais qui montre bien la progression fulgurante d'un joueur qui, l'an passé, n'avait obtenu aucune voix. "Son talent est évident, tout le monde peut le voir, explique dans le Chicago Tribune son entraîneur, Tom Thibodeau, qui lui a reçu le titre de coach de l'année. Mais quand vous le côtoyez au quotidien, vous pouvez voir son humilité et la manière dont il se compte avec ses coéquipiers. Il montre l'exemple, il veut toujours faie mieux et met toujours l'équipe d'abord. Et il fera toujours ce que vous lui demanderez." Atlanta gâche la fête Pour rejoindre Michael Jordan dans la légende des Bulls, Derrick Rose devra remporter quatre autres titres de MVP. Il en est capable. Gagner six titres, comme le célèbre n°23 l'a fait en son temps, c'est une autre histoire. La défaite subie par Chicago contre Atlanta (95-103), lors du match 1 de la demi-finale de conférence disputé lundi soir, montre bien que la tâche s'annonce difficile. Mais le meneur américain est un homme de défis. "J'aime prouver aux gens qu'ils ont tort, avait-il confié au Chicago Tribune un peu plus tôt cette saison. J'ai toujours été un compétiteur. Les gens me demandent souvent pourquoi je porte le n°1. Ça m'a pris du temps pour en arriver là. Au lycée, O.J. (Mayo) était le n°1 dans notre promotion et je voulais être à cette place." C'est mardi soir, des mains du commissionnaire de la NBA David Stern, que Derrick Rose recevra son trophée, à la veille du deuxième acte entre les Bulls et les Hawks. Il aura donc l'occasion de le montrer au public du United Center, qui attendait ça depuis treize ans. Mais la priorité pour Chicago sera, avant toute chose, d'égaliser dans cette série. Histoire de fêter ça dignement. "Je pense que c'est vraiment mérité, a commenté le pivot français Joakim Noah sur ESPN.com. Personne d'autre ne le méritait plus que lui. Je suis content pour lui mais on n'a vraiment pas le temps de célébrer ça maintenant." Après une victoire, ce serait mieux. Et avec une bague de champion autour du doigt ?