Le réveil de l'AJA

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Le réveil de l'AJA
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L'AJ Auxerre se donne de l'air. Les hommes de Laurent Fournier ont dominé Nice (2-1), dimanche, lors de la 17e journée de Ligue 1. Grâce à Sahar et Oliech, auteurs chacun d'un but et d'une passe décisive, les Bourguignons mettent fin à une série de mauvais résultats, et maintiennent les Aiglons dans la zone rouge.

L'AJ Auxerre se donne de l'air. Les hommes de Laurent Fournier ont dominé Nice (2-1), dimanche, lors de la 17e journée de Ligue 1. Grâce à Sahar et Oliech, auteurs chacun d'un but et d'une passe décisive, les Bourguignons mettent fin à une série de mauvais résultats, et maintiennent les Aiglons dans la zone rouge. Laurent Fournier peut souffler. Auxerre, qui restait sur une très vilaine série de six défaites en sept matches, s'est donné un peu d'air au classement en dominant Nice (2-1), un concurrent direct pour le maintien, à l'occasion de la 17e journée de Ligue 1. Cette rencontre entre deux équipes mal en point (l'OGCN n'a gagné qu'un seul de ses six derniers matches), dont le perdant se retrouvait automatiquement relégable, pouvait se résumer au texte de cette banderole déroulée dans le stade Abbé-Deschamps : "Victoire obligatoire". Visiblement, le message est passé auprès de Ben Sahar et Dennis Oliech. Le duo israélo-kenyan a donné le tournis à la défense niçoise, et offert les trois points à l'AJA. Après un petit quart d'heure de jeu, Sahar crée le premier décalage et adresse un centre vers Oliech, qui place sa tête devant les gants d'Ospina pour l'ouverture du score (1-0, 13e). Si Mouloungui égalise, d'une frappe limpide sous la barre (1-1, 21e), la rencontre tarde à s'emballer. Personne ne refuse le jeu, mais aucune équipe n'arrive à réellement maîtriser les débats. La fin de première période est hachée, et Nice, sur une maladresse de Ndinga, qui accroche Pejcinovic dans la surface, se voir offrir l'occasion idéale de virer en tête à la pause. Mais Monzon, le spécialiste local (quatre buts, tous sur penalty), envoie un missile dans les tribunes. L'AJA s'en sort bien. Raccompagnés au vestiaire sous les sifflets de leurs supportes, les Bourguignons reviennent revigorés. Une première frappe lointaine de Traoré alerte Ospina (56e), avant qu'Oliech et Sahar ne reprennent leur show. Le Kenyan s'amuse par deux fois d'une dépense niçoise dépassée, et offre deux caviars à son coéquipier. Sur le premier, Sahar n'appuie pas sa frappe, repoussée par Ospina (62e), mais dans la foulée l'ancien de l'Hapoel devance Clerc pour marquer de la tête (2-1, 64e). Nice est K. O., mais comme Oliech (71e), désormais 3e meilleur buteur de L1 avec 7 réalisations, et Dudka (79e) ne parviennent pas à faire le break, Mouloungui se voit offrir une balle de 2-2, que Sorin dévie sur son poteau (83e). Désormais 13e, Auxerre se donne de l'air, tout comme Laurent Fournier. "Il n'y a pas d'erreur de casting, a prévenu Gérard Bourgoin, le président auxerrois, au micro de Foot+. Quand on dit 'erreur de casting' cela veut dire que la mayonnaise ne prend pas. Il n'y a pas d'ultimatum pour Fournier. On a perdu face au top level de la Ligue 1. Aujourd'hui, on joue les équipes de la deuxième moitié et on ne désespère pas de remonter dans la première moitié. Avec Fournier, on s'entend très bien, comme une bande de gais-lurons." C'est dit.