Le Real, c'était chaud !

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Le Real, c'était chaud !
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Le Real s'est fait peur, mais le Real poursuit son formidable début de saison suite à sa victoire à Valence (3-2), samedi lors du choc de la 13e journée de Liga. Benzema a lancé les hostilités en première période d'une superbe frappe (20e), secondé par Ramos (72e) et Ronaldo (79e), alors que Soldado a réduit la marque à deux reprises (75e, 83e). Les Madrilènes gardent la tête, devant le Barça qui a battu Saragosse (4-0).

Le Real s'est fait peur, mais le Real poursuit son formidable début de saison suite à sa victoire à Valence (3-2), samedi lors du choc de la 13e journée de Liga. Benzema a lancé les hostilités en première période d'une superbe frappe (20e), secondé par Ramos (72e) et Ronaldo (79e), alors que Soldado a réduit la marque à deux reprises (75e, 83e). Les Madrilènes gardent la tête, devant le Barça qui a battu Saragosse (4-0). Valence a bien failli réussir. Vraiment, il s'en est fallu de peu pour que les partenaires d'Adil Rami parviennent à accrocher cette machine qu'est le Real depuis le début de saison. Tout semblait pourtant se diriger vers une victoire tranquille des troupes de Jose Mourinho, lancées par un superbe but de Benzema au coeur de la première période (19e). Cet enchaînement contrôle du droit-frappe du gauche à l'entrée de la surface, à la réception d'une ouverture de Xabi Alonso, a mis les pensionnaires de Mestalla sous l'éteignoir. A tel point que les Madrilènes auraient pu doubler la mise avant la pause, notamment par Ronaldo sur une passe de Benzema (41e). Le Français a encore réalisé une prestation très pleine, et a illuminé de sa classe de buteur ce choc, qui a tenu toutes ses promesses. De manière un peu égoïste, l'ancien Lyonnais pourrait penser qu'on ne retiendra pas forcément son éclair de génie, tant les évènements se sont bousculés en seconde période. D'autant que sur un déboulé de Diarra, l'attaquant des Bleus aurait déjà pu ouvrir le score à la réception d'un centre (11e). Nul doute que le n°9 du Real doit toutefois être satisfait, puisqu'il a incontestablement marqué des points dans son duel à distance avec Gonzalo Higuain. Mais le résultat joue beaucoup, évidemment, et il s'en est donc fallu d'un rien pour qu'il soit tout autre. Higuain a laissé traîner le bras, mais... Alors que le début de seconde période n'était pas spécialement animé, plutôt bien maîtrisé par le Real, Sergio Ramos a doublé la mise de la tête sur un corner d'Özil (0-2, 72e). Le match s'est ensuite emballé dans de belles proportions, avec la réduction du score quasi immédiate de Soldado sur une demi-volée limpide, suite à une tentative de Hernandez repoussée par Casillas (1-2, 75e). Le scénario à rebondissements était lancé, et Cristiano Ronaldo s'est chargé de le sublimer, en effaçant Diego Alves et en marquant d'un tir à angle fermé alors que Higuain était absolument seul au second poteau (1-3, 79e). Roberto Soldado ne s'est pas laissé abattre, et a encore resserré l'écart quatre minutes plus tard, en devançant Ramos et la sortie hésitante de Casillas après un centre de Miguel (2-3, 83e). Est-il utile de préciser que le Real a souffert le martyre par la suite, dans un temps additionnel irrespirable, quand les tribunes de l'antre valencian semblaient se resserrer irrémédiablement sur les leaders de Liga ? Soldado s'est vu refuser le triplé à la toute fin du temps réglementaire (89e) pour une position dehors-jeu, et comme un signe, l'ultime reprise de la tête d'Aduriz a échoué sur la barre (90e+4). Surtout, la reprise de Soldado qui s'est ensuivie a peut-être été repoussée par le bras de Higuain, au sol, mais les ralentis sont peu explicites... Le héros de la soirée aurait pu être l'attaquant local, qui a fait passer un vrai frisson dans le dos des défenseurs merengue et d'Iker Casillas. Au final, les Madrilènes ont peut-être encore grandi, dans le contexte de cette soirée endiablée. Il le faut, sans cesse, car le Barça s'est encore baladé face à Saragosse (4-0). Même aussi loin de la fin, il convient de ne pas laisser tomber la moindre miette, dans ce mano a mano de géants.