Le Real a digéré

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Le Real a digéré
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Quatre jours après son élimination en demi-finales de la Ligue des champions, le Real Madrid a remis le football au coeur des débats en terrassant Séville (6-2), samedi, à l'occasion de la 35e journée de Liga. Portés par un Ronaldo des grands soirs, le Portugais signant un quadruplé, les Merengue retardent ainsi l'inéluctable: le sacre du Barça, opposé dimanche à son voisin de l'Espanyol.

Quatre jours après son élimination en demi-finales de la Ligue des champions, le Real Madrid a remis le football au coeur des débats en terrassant Séville (6-2), samedi, à l'occasion de la 35e journée de Liga. Portés par un Ronaldo des grands soirs, le Portugais signant un quadruplé, les Merengue retardent ainsi l'inéluctable: le sacre du Barça, opposé dimanche à son voisin de l'Espanyol. En pleine Feria, les joueurs de Séville ne semblaient pas avoir la tête au football ce samedi à Sanchez-Pizjuan, théâtre de la démonstration offerte par le Real Madrid (2-6). Les Andalous ont ainsi eu toutes les difficultés du monde à exister face à une Maison Blanche au visage bien plus séduisant que celui affiché lors des quatre clasicos disputés ces dernières semaines. Loin de l'hyper-agressivité utilisée face aux Blaugrana, le club merengue n'a pas manqué de développer un football offensif, alliant l'utile - le résultat - à l'agréable - la manière - pour signer une victoire nette et sans bavure, empêchant ainsi son meilleur ennemi catalan de coiffer sa couronne de champion dès dimanche, lors du derby face à l'Espanyol. Les Madrilènes ne sont donc pas bons qu'à mettre des coups et à intimider, en atteste la copie rendue à l'occasion de cette 35e journée de Liga. A l'instar de ce qu'ils avaient réalisé à Valence (6-3), il y a deux semaines, les hommes de José Mourinho ont rapidement tué tout suspense alors que l'enfer leur était promis pour ce qui était présenté comme le déplacement de tous les dangers, le Real Madrid n'ayant gagné qu'une seule fois lors de ses sept dernières visites à Nervion, quartier sévillan accueillant Julien Escudé et ses partenaires. Comme à Mestalla donc, le Real s'est attaché à rapidement faire la différence. Ainsi, dès la 21e minute de jeu, Sergio Ramos, l'enfant du pays, reprend victorieusement de la tête un corner botté par Özil (0-1), de retour dans le onze de départ à l'instar de l'autre grand oublié des compositions madrilènes en C1, Karim Benzema. Un attaquant français qui se sera illustré par une activité de tous les instants mais aussi par un beau raté, le Lyonnais manquant inexplicablement le cadre de la tête à bout portant malgré le service parfait de son coéquipier allemand (11e). 33 buts pour Cristiano Ronaldo... Si Benzema a manqué de précision, Cristiano Ronaldo a lui d'abord réglé la mire en expédiant le ballon de la tête sur le poteau (24e) avant de trouver la cible. Une première fois en profitant d'une remise du crâne signée Pepe pour faire trembler les filets d'une demi-volée du pied gauche (0-2, 31e), avant de crocheter Fazio et de fusiller Varas (1-4, 65e) sur une passe en retrait mal assurée par Negredo. Un ancien de la Maison Blanche qui avait pourtant réduit l'écart d'une frappe tendue du gauche quelques minutes plus tôt (1-3, 61e) et qui fera de même en fin de partie, grâce à une tête sur corner (2-6, 84e). A hauteur de Messi au classement des buteurs après ce doublé, "CR7" a profité des largesses de l'arrière-garde sévillane pour griller la politesse à l'Argentin, le Portugais signant un triplé (1-5, 70e) sur une passe savamment dosée par Özil, déjà passeur décisif pour Kaka (0-3, 42e). Sur sa lancée, le joueur le plus cher de l'histoire signait même un quadruplé en reprenant un centre en retrait délivré par Benzema (1-6, 75e), portant son total à 33 réalisations en Liga. Si le suspense a déserté la course au titre, il fait désormais rage dans celle pour le titre de Pichichi...