Le Racing pour confirmation

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Le Racing pour confirmation
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Après trois défaites de rang, dont la dernière concédée à domicile face à Toulon (9-16), le Racing-Métro 92 a réagi le week-end dernier en réussissant la performance d'aller s'imposer sur la pelouse de Castres (23-19). Un match gagné à l'envie, un état d'esprit sur lequel insiste Pierre Berbizier, qui espère que ses joueurs s'inscriront dans la même veine vendredi soir à Brive en ouverture de la 10e journée.

Après trois défaites de rang, dont la dernière concédée à domicile face à Toulon (9-16), le Racing-Métro 92 a réagi le week-end dernier en réussissant la performance d'aller s'imposer sur la pelouse de Castres (23-19). Un match gagné à l'envie, un état d'esprit sur lequel insiste Pierre Berbizier, qui espère que ses joueurs s'inscriront dans la même veine vendredi soir à Brive en ouverture de la 10e journée. "Le Racing montre que la véritable star, c'est l'équipe. J'espère que vous l'aurez compris." A la sortie de la victoire de son équipe sur la pelouse de Castres vendredi dernier (23-19), le message de Pierre Berbizier est adressé à la presse. Il aurait pu tout aussi bien être dirigé vers les joueurs du Racing-Métro 92. Car c'est bien en équipe que les hommes alignés ce soir-là à Pierre Antoine ont réussi la performance de braquer le CO à domicile pour mettre fin à une série négative de trois défaites de rang, dont la dernière concédée à la maison face au RC Toulon (9-16). Des joueurs qui n'ont pas l'habitude d'être titulaires sous le maillot Ciel et Blanc mais qui se sont retrouvés autour d'une même idée. "Notre force, c'était l'envie, l'envie d'être ensemble, l'envie de se surpasser pour le mec d'à-côté ou pour l'équipe", résume Rémi Vaquin, aligné au centre de la troisième ligne pour l'occasion. Pas un exploit quand on a l'habitude de cirer le banc... "C'était plus facile pour nous d'avoir les dents longues", avoue le troisième-ligne francilien, de retour sous le maillot n°6 à Brive. "S'ils sont au Racing, ils ont du talent, ils ont travaillé et ils ont eu l'élément réussite avec eux", note Pierre Berbizier. Mais ce dernier, qui vous l'aurez compris n'en fait pas une affaire d'hommes, y voit matière à exemple. "Je voudrais que le match de Castres nous serve sur l'état d'esprit, qu'on comprenne l'investissement nécessaire pour être performant", insiste le manager du Racing. Le jeu passera après Un match dont l'ancien sélectionneur du XV de France (1991-1995) a tout aimé, l'investissement collectif de ses hommes, la maîtrise affichée en première période, la capacité de son équipe à s'accrocher au retour des vestiaires, puis à reprendre le score et enfin à tenir sur sa ligne après la sirène. Mais qui ne suffit pas à lui-même pour parler de dynamique positive. Tout juste peut-il s'agir d'un point de départ. A condition que les ingrédients utilisés à Castres servent toujours de base aux Franciliens. Et donc que ces derniers se remettent en question, malgré les statistiques qui veulent que Brive n'a jamais gagné contre Racing en Top 14 (trois défaites et un nul depuis le retour de l'équipe francilienne parmi l'élite), comme l'appelle de ses voeux Pierre Berbizier. "C'est la difficulté du haut niveau... Si on n'est pas dans cet état d'esprit, on passe à côté, comme ça nous est déjà arrivé. Sans l'agressivité ni le combat, on n'arrivera à rien", prévient Vaquin pour qui le principal danger qui guette le Racing est une éventuelle décompression. "Ça ne serait pas compréhensible. On est des sportifs de haut-niveau, on se doit de reproduire la même performance ce week-end. Je ne parle pas de gagner ou de perdre mais sur l'état d'esprit, il faut qu'on y soit." D'autant que Brive, malgré deux défaites concédées à domicile en début de saison, a réussi un premier tiers de championnat encourageant, s'offrant même le luxe de pouvoir regarder vers le haut en cas de succès contre le Racing. Une équipe corrézienne louée pour sa défense, "agressive et bien en place" note Vaquin, contre laquelle les Racingmen n'auront de cesse de vouloir gagner du terrain. Le "jeu simple" qui a fait la réussite de l'équipe francilienne à Castres. "Si on met du jeu avant ça, ça ne marchera pas", insiste le troisième-ligne. Pour le jeu, le Racing verra après...