Le Racing, marche après marche

  • A
  • A
Le Racing, marche après marche
Partagez sur :

Doucement mais sûrement, le Racing-Métro 92 poursuit sa marche en avant. En attendant la livraison de son nouveau stade puis de son nouveau centre de formation, l'autre club de la capitale se construit sportivement. Barragiste l'année dernière pour son retour parmi l'élite, la troupe de Pierre Berbizier s'est installée cette saison à la deuxième place du classement à l'issue de la saison régulière avant d'échouer en demi-finale. Mais les bases sont là.

Doucement mais sûrement, le Racing-Métro 92 poursuit sa marche en avant. En attendant la livraison de son nouveau stade puis de son nouveau centre de formation, l'autre club de la capitale se construit sportivement. Barragiste l'année dernière pour son retour parmi l'élite, la troupe de Pierre Berbizier s'est installée cette saison à la deuxième place du classement à l'issue de la saison régulière avant d'échouer en demi-finale. Mais les bases sont là. Ce serait simpliste de réduire la saison du Racing-Métro 92 à sa première période en demi-finale contre Montpellier. Comme il serait réducteur de résumer la saison de Sébastien Chabal à ses déclarations polémiques envers l'arbitrage françis. Mais l'autre club de la capitale est devenu un club qui compte, et donc un club qui fait parler. Pas seulement en raison de la présence de ses stars, le plus célèbre des barbus de l'Hexagone en tête. Mais par ses résultats sportifs qui confirment la montée en puissance linéaire du club de Jacky Lorenzetti, soucieux d'accompagner cette croissance par des infrastructures dignes des plus grandes places fortes européennes, un nouveau stade et un centre de formation devant être livrés dans les prochains mois. Promu en 2009, barragiste en 2010, éliminé à l'époque par le futur champion clermontois à l'issue d'un match dont Pierre Berbizier se souvient encore, le Racing s'est hissé cette saison à la deuxième place de la saison régulière, derrière le grand Stade Toulousain, sans perdre le moindre match à domicile, y concédant seulement deux matches nuls contre Perpignan (18-18) et Brive (6-6). La voie royale vers le Stade de France pour une première finale depuis 1990... C'était sans compter sur la jeunesse triomphante de Montpellier, capable sur un match, ou plutôt sur une mi-temps, de troubler à Marseille la mécanique francilienne, qualifiée par tous de rouleau-compresseur. Faute d'avoir réagi assez vite et d'avoir mis un peu de folie dans un jeu basé principalement sur la conquête, le Racing est resté à quai aux portes de la finale. Mais il est dit qu'avec cet effectif resté stable à l'intersaison, les bases d'un futur glorieux sont d'ores et déjà posées. L'oeil de Yann DELAIGUE: "La saison du Racing dans sa globalité est exemplaire, deuxième du Top 14, plutôt très régulier tout le temps, une équipe très solide. Mais comme en rugby, on conclut la saison sur des phases finales et des matches à élimination directe, il faut savoir répondre présent sur ce dernier match. Et on peut penser que les joueurs de Berbizier sont passés au travers de ce match parce qu'ils avaient vraiment les moyens de gagner cette demi-finale ; en accusant vingt points de retard très rapidement, ils se sont mis dans l'embarras tout seul. Ils pouvaient aller chercher une victoire beaucoup plus simple. Maintenant, une demi-finale, ce n'est pas si mal pour un club promu il y a deux ans. C'est une équipe qui continue d'appendre, mais c'est aussi une grosse machine qui se met en place très vite. Il y a des moyens et ils en profitent, mais pas n'importe comment. Ça évolue vite et ça apprend vite." Le "prono" de DELAIGUE: "On aimerait voir évoluer le Racing, jusqu'à présent très monolithique vers un jeu plus aéré. Ils ont commencé à le faire, à travers des joueurs aussi comme Saubade, Fall,... La volonté existe de faire bouger le ballon. Et il ne faut pas non plus occulter la blessure d'Hernandez sans laquelle l'équipe aurait sans doute pu compter sur un surplus de créativité. On attend dans ce registre que des joueurs confirment, je pense bien évidemment à Jonathan (Wisniewski). Il faut un bon mix entre le rugueux et le créatif, aujourd'hui, on sent surtout le rugueux, mais on sent les prémisses d'une évolution dans ce sens."