Le Racing garde la cadence

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Le Racing garde la cadence
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Le Racing reste en lice pour une éventuelle qualification en quarts de finale de la H-Cup, grâce à sa jolie victoire sur la pelouse des Saracens (24-21) lors de la 3e journée de la poule 2. Battus lors de la 1ère journée au Leinster, les hommes de Berbizier enchaînent un deuxième succès après Clermont, grâce à deux essais de Hernandez et Bobo, et malgré une fin de match difficile.

Le Racing reste en lice pour une éventuelle qualification en quarts de finale de la H-Cup, grâce à sa jolie victoire sur la pelouse des Saracens (24-21) lors de la 3e journée de la poule 2. Battus lors de la 1ère journée au Leinster, les hommes de Berbizier enchaînent un deuxième succès après Clermont, grâce à deux essais de Hernandez et Bobo, et malgré une fin de match difficile. Dan Scarbrough, l'ancien des Saracens, avait donné le ton. "Il y a une bonne opportunité de mettre la pression sur les Saracens car ils ont cinq joueurs cadres en moins. Si on est bon dans la tête, on pourra gagner." Et effectivement, le Racing a été "bon dans la tête" pour l'emporter 24-21 sur la pelouse des "Saraboks" - surnom donné aux joueurs anglais en raison des nombreux Sud-Africains dans l'effectif - en haussant le ton lors des moments importants. Même si sa solidité défensive, pourtant fer de lance des partenaires de Chabal ces derniers temps, a été franchement mise à mal lors d'un final étouffant. Malgré tout, le plus beau symbole de cette exigence européenne a priori acquise de la part du Racing, restera ce démarrage monumental de Bobo sur l'aile droite pour aller inscrire un deuxième essai fort bienvenu au coeur de la seconde période, alors que les Saracens ne pointaient qu'à cinq points. Pourtant, les Racingmen n'ont pas réussi à prendre le rythme d'entrée. En décidant de s'appuyer sur un placement très défensif dans les toutes premières minutes, les hommes de Berbizier sont dépassés dès la 5e minute par une superbe action collective des Saracens, qui enchaînent les passes en mouvement et concluent dans l'en-but grâce à Cato (5-0). Farrell enchaîne avec une pénalité (8-0, 13e) et les Franciliens sont obligés de changer leur fusil d'épaule pour se mettre au parfum de la Coupe d'Europe. Très habilement et sans paniquer, le Racing se décide enfin à jouer après un quart d'heure et revient grâce à deux pénalités de Wisniewski (8-3, 15e) et Steyn (8-6, 19e). Devant des tribunes très clairsemées du Vicarage Road Stadium, les Ciel et blanc vont provoquer une réussite encore plus franche. Suite à une passe au pied mal ajustée de Bobo, Barritt est mal (ou bien, c'est selon) inspiré et remet le ballon, qui sortait en touche, directement dans les mains de Hernandez qui n'a plus qu'à aplatir (8-13, 25e). Remis dans le sens de la marche, les Franciliens gardent le jeu à leur compte et auraient même pu aggraver la marque avant la pause, mais Wisniewski (28e) et Hernandez (35e) manquent de précision sur leurs drops. Bobo, le TGV est passé L'Argentin, titulaire pour la troisième fois de la saison seulement avec le Racing et pour la première fois seulement à l'arrière, est parfaitement suppléé par Steyn. Déjà mesuré à près de 45 mètres des perches sur sa première pénalité, le Sud-Africain en passe une deuxième à près de 60 mètres, excentré côté gauche (8-16, 55e). Avec l'aide du poteau, Farrell passe lui aussi sa deuxième pénalité de l'après-midi (11-16, 58e), après un premier loupé quelques minutes auparavant (52e). Les multiples changements effectués par les Anglais en première ligne ne changent pas grand-chose et les Parisiens continuent de gérer, un peu moins à leur aise dans le jeu toutefois par rapport à la fin de première période. Farrell à la pénalité (14-16, 65e) et Wisniewski au drop (14-19, 66e) se répondent et le match s'engonce dans un faux rythme. Mais Bobo, lui, n'aime pas les baisses de tension. Le Fidjien démarre ballon en main à 40 mètres de l'en-but et efface successivement quatre adversaires rien qu'à la course pour s'en aller aplatir dans le coin droit (14-24, 69e). Forcément, les Saracens ont un sursaut d'orgueil lors des dix dernières minutes et suite à la réduction du score de Barritt (21-24, 77e) - qui se rattrape en vain de son énorme bourde sur le premier essai de Hernandez - la fin de match est irrespirable pour le Racing. Comme l'indiquait avant la rencontre l'entraîneur assistant du Racing Simon Mannix, "ils enchaînent beaucoup d'actions et misent beaucoup sur le défi physique. Ils sont capables de garder la balle et mettre l'adversaire sous pression." Effectivement, c'est tout ce que les Saracens ont fait lors des dix dernières minutes. Mais c'était trop tard, et Mirco Bergamasco pouvait se réjouir à l'issue de la rencontre, en utilisant à peu près les mêmes termes devant les caméras de France 2: "On est très contents. On a résisté dans le défi physique, en défense, et on a pris les points." Après sa victoire au forceps la semaine dernière devant le Stade Français en Top 14 (15-13), le Racing confirme son retour en forme. Et sa ferme intention de dire oui à l'Europe.