Le PSG remonté contre l'arbitrage

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Le PSG remonté contre l'arbitrage
@ MAXPPP
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LIGUE 1 - Le président du club a regretté que l'arbitrage ait été le "sujet" de PSG-Nancy (2-2).

Deux jours après les vives critiques de Didier Deschamps contre Stéphane Lannoy, l'arbitre de Lyon - Marseille (3-2), accusé d'avoir refusé un but valable à l'OM, c'est au tour du PSG de se plaindre des hommes en jaune en une fin de saison largement perturbée par les erreurs arbitrales.

"Je ne m'exprime jamais sur l'arbitrage mais ce soir je suis obligé car c'est le sujet du match", a souligné le président du club, Robin Leproux, à l'issue de PSG-Nancy, mardi soir (2-2). Dans la ligne de mire du dirigeant parisien, figurent l'expulsion de Christophe Jallet (avec le penalty en prime) et le but refusé à Nenê qui n'était pas hors-jeu (78e).

Jallet suspendu pour la finale

Même si les erreurs d'arbitrage ont concerné les deux camps - le but du 2-1 parisien est hors-jeu, l'expulsion nancéienne apparaît elle aussi sévère -, Robin Leproux s'est montré très virulent lors de la conférence d'après-match. "On essaie de livrer un mano a mano avec Lyon pour la 3e place et j'ai un sentiment de gâchis, d'injustice. C'est terrible pour les joueurs qui ont été exemplaires et je suis mortifié pour Jallet. Je le trouve formidable humainement, avec le parfait état d'esprit et on le prive d'une finale."

Ça coûte "40 millions d'euros"

Le défenseur latéral parisien, expulsé dès la 20e minute après un léger contact avec Julien Féret dans la surface, est en effet automatiquement suspendu pour la finale de la Coupe de France, samedi, face à Lille. "Si on veut donner un esprit sportif au foot, est-ce qu'on est capable de former une commission pour le blanchir et l'autoriser à jouer la finale ?", s'est interrogé Robin Leproux, qui a joué mardi le rôle de porte-parole puisque les joueurs ont eu l'interdiction (assez rare) de s'exprimer.

Et même l’entraîneur, Antoine Kombouaré, qu'on a vu bouillir sur le banc mardi soir, a simplement dit en conférence de presse : "je partage l'avis du président mais je ne le commente pas".

Et l'avis du président, c'est aussi que ce match nul concédé à domicile, qui maintient le PSG à un point de Lyon, son rival dans la course à la Ligue des champions qui joue mercredi soir à Auxerre (19h00), est "un tournant". "Je ne cherche pas à accabler qui que ce soit. Mais cela a des conséquences sur notre championnat", a regretté le président parisien, estimant, à la manière de son homonyme Jean-Michel Aulas, que ces erreurs d’arbitrage coûtaient "40 millions d'euros". Il y an, presque jour pour jour, le président de l'OL avait fustigé l'arbitre de Valenciennes-Lyon (2-2), lui signalant que ses mauvaises décisions étaient synonymes de "20 millions d'écart" (dans le budget du club). Comme quoi, tout augmente, même le coût des erreurs d'arbitrage...