Le PSG en aura d'autres...

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Le PSG en aura d'autres...
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Plombé par une incroyable boulette de son gardien, lequel a offert l'égalisation à Gomis, le Paris Saint-Germain a raté, dimanche soir à Lyon (2-2), une belle occasion de prendre la tête de la Ligue 1 à l'issue de la 15e journée. Mais le club de la capitale, même privé de Sakho, Erding et Chantôme, a prouvé qu'il avait les moyens de jouer dans le haut du tableau.

Plombé par une incroyable boulette de son gardien, lequel a offert l'égalisation à Gomis, le Paris Saint-Germain a raté, dimanche soir à Lyon (2-2), une belle occasion de prendre la tête de la Ligue 1 à l'issue de la 15e journée. Mais le club de la capitale, même privé de Sakho, Erding et Chantôme, a prouvé qu'il avait les moyens de jouer dans le haut du tableau. Jean-Michel Aulas ne pouvait pas rater cette occasion. "Antoine Kombouaré avait critiqué Hugo. Et finalement c'est son gardien qui nous enlève une bonne épine du pied", s'est amusé le président de l'Olympique Lyonnais. L'incompréhensible dégagement d'Apoula Edel dans les pieds de Bafétimbi Gomis dans les dernières minutes de cette affiche de la 15e journée, que n'a pas manqué d'exploiter l'attaquant lyonnais pour égaliser (2-2) et se réconcilier avec son public de Gerland, a sauvé l'OL de la déprime, quatre jours après sa défaite face à Schalke en Ligue des champions. JMA peut s'en féliciter. Mais son club n'est pas guéri pour autant. Et affiche aujourd'hui beaucoup moins de promesses que le Paris Saint-Germain. Voilà ce que les supporteurs les plus positifs du PSG retiendront au lendemain de ce nul. Les autres regretteront cette boulette du gardien parisien qui prive le club de la capitale de la première place du classement, un énième contretemps dans la montée en puissance d'une équipe de plus en plus impressionnante, comme si Paris n'osait pas faire le dernier pas après tant de mois relégué dans le ventre mou du classement. Regrets ou espoirs, deux sentiments qui se disputaient chez les Parisiens à la sortie du vestiaire dimanche. Kombouaré n'en fait pas une maladie "C'est d'abord une déception car nous avons perdu deux points. Il y a beaucoup de frustration, reconnaissait d'un côté Antoine Kombouaré. Mais aussi un autre sentiment qui m'anime, la fierté. On était mené au score et on est revenu avec une énorme force mentale, de façon brillante. Nous avons ensuite été capables de mener au score. C'est bon pour l'avenir car on a prouvé qu'on était costaud mentalement. C'est le côté positif de la soirée." Déçu pour Edel, Guillaume Hoarau, buteur sur pénalty, approuvait: "On est dans le vrai, on montre du caractère. Il faut continuer à bosser car la route est longue." "Je suis déçu mais c'est le football. Il faut continuer à travailler. C'est difficile de perdre deux points mais on montre qu'on est là et qu'on peut rivaliser avec n'importe quelle équipe", renchérissait Nenê, auteur de la tête de son huitième but de la saison. Contre une équipe qui ne fait certes plus peur, le PSG, malgré les absences de Mamadou Sakho, Clément Chantôme et Mevlut Erding, a en effet affiché ses intentions offensives, sa capacité à ressortir proprement le ballon et à se présenter devant le but adverse en trois ou quatre touches de balle, mais aussi sa solidité sur ses bases, des armes qui peuvent permettre au club parisien de voyager loin, surtout à l'extérieur où il n'a perdu qu'un match. Ne manque que cette première place pour valider cette résurrection. "Il faut franchir un palier. Nous titillons la première place, nous la touchons mais nous ne parvenons pas à nous y installer", avouait Hoarau. "Moi, je me fiche de la place de leader, ou alors seulement si c'est pour la prendre la dernière journée, coupait de son côté Antoine Kombouaré. Mais on peut compter sur nous pour jouer les cinq premières places et voir la suite si on s'accroche", ajoutait-il, rapporte Le Parisien. Ils sont beaucoup, parmi les acteurs et les observateurs de la L1, à penser la même chose. Pas sûr qu'ils soient autant à croire à l'OL de Jean-Michel Aulas...