Le Portugal mal barré

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Le Portugal mal barré
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Logiquement vaincus par le Danemark à Copenhague (2-1), les Portugais abandonnent la première place du Groupe H aux Scandinaves et devront passer l'écueil des barrages afin d'obtenir leur billet pour l'Euro 2012. Un double rendez-vous lors duquel les hommes de Paulo Bento seront dans l'obligation de montrer un autre visage pour espérer être du rendez-vous continental.

Logiquement vaincus par le Danemark à Copenhague (2-1), les Portugais abandonnent la première place du Groupe H aux Scandinaves et devront passer l'écueil des barrages afin d'obtenir leur billet pour l'Euro 2012. Un double rendez-vous lors duquel les hommes de Paulo Bento seront dans l'obligation de montrer un autre visage pour espérer être du rendez-vous continental. Luiz Felipe Scolari s'accroche encore à son record. Premier entraîneur à totaliser six victoires de rang en match officiel avec la Selecção, le champion du monde 2002 avec le Brésil n'a pas été égalé par Paulo Bento mardi soir. Fort de cinq succès consécutifs, le nouveau sélectionneur portugais a en effet connu son premier revers dans ces éliminatoires de l'Euro 2012, au Danemark (2-1). Une défaite tout sauf anecdotique puisqu'elle envoie ses hommes, premiers du Groupe H et virtuellement qualifiés au coup d'envoi de cette rencontre, en barrages. Une vraie désillusion même si les Portugais se consoleront, dans leur malheur, avec cette deuxième place qu'ils obtiennent uniquement grâce à au cinquième critère de sélection, une meilleure différence de buts générale que la Norvège (+9 contre +3), tombeuse de Chypre 3 buts à 1 dans le même temps ! Cristiano Ronaldo, presque transparent avant son éclair de génie sur coup franc dans le temps additionnel de la seconde période, et ses partenaires ne méritaient il est vrai guère mieux à Copenhague, face à une équipe danoise qui ne doit cette qualification à personne, même si les Lusitaniens ont affiché de sérieuses carences, en particulier sur le plan défensif. Les blessures des Madrilènes Coentrao et Pepe et la suspension de Ricardo Carvalho n'ont certainement pas aidé, et le manque d'expérience de l'arrière garde lusitanienne était véritablement criante au Parken Stadion, notamment sur coups de pied arrêtés, où elle aura souffert le martyr face aux assauts adverses. Contraints de l'emporter ou d'espérer un faux-pas de leurs voisins suédois face aux Pays-Bas pour obtenir une qualification directe - en tant que premier du groupe ou de meilleur deuxième - pour l'Euro, les Danois auront quant à eux débuté cette rencontre avec un appétit monstre. Le Portugal comme en 2010 Un état d'esprit qui doit être récompensé dès la quatrième minute de jeu, mais l'arbitre italien de cette rencontre refuse inexplicablement l'ouverture du score à bout portant des locaux pour une faute imaginaire de Simon Kjær. Loin de se plaindre et de se laisser abattre par ce coup dur, les hommes de Morten Olsen repartent de plus belle et sont logiquement récompensés quelques minutes plus tard. Incertain jusqu'au dernier moment, Michael Krohn-Dehli s'échappe côté gauche, enrhume Rolando et place une frappe croisée qui, déviée par le visage de Bruno Alves, finit dans le petit filet d'un Rui Patricio impuissant (1-0, 14e). Un but qui réveille les Portugais sans toutefois leur permettre d'obtenir de franches opportunités dans ce premier acte, comme lorsque Alves manque complètement sa reprise de la tête (27e), que Ronaldo n'appuie pas suffisamment sa frappe sur un bon centre en retrait (37e), ou que Nani ne parvienne pas à exploiter un coup franc rapidement joué (42e). Pas de quoi inquiéter des Danois qui gèrent leur avance et se montrent encore dangereux dès la reprise, à l'image de ces deux opportunités coup sur coup de Nicklas Bendtner, qui pousse trop loin son ballon (47e), et de Krohn-Dehli qui, en position idéale, trébuche tout seul dans la surface (48e). Mais le grand attaquant prêté par Arsenal à Sunderland va être récompensé après l'heure de jeu, seul à la réception d'un centre de Rommedahl (2-0, 63e). De quoi animer la fin de match, car si Mereiles (80e) et surtout Bendtner (84e), s'offrent d'énormes occasions, Ronaldo se réveille enfin et expédie un somptueux coup franc dans la lucarne danoise (2-1, 92e), mais il est déjà trop tard. Comme lors de la Coupe du monde 2010, le Portugal disputera donc à nouveaux les barrages pour atteindre une grande compétition. Vingt ans après leur unique succès dans l'épreuve continentale, les Danois rêvent quant à eux déjà d'un nouveau triomphe en Pologne et en Ukraine.