Le périple de Webber

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Le périple de Webber
@ Reuters
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F1 - Le pilote Red Bull a enfin regagné l'Europe après quatre escales depuis la Chine.

F1 - Le pilote Red Bull a enfin regagné l'Europe après quatre escales depuis la Chine. "C'était une stratégie à cinq arrêts", ironise Christian Horner, le directeur de l'écurie Red Bull. Confrontée aux perturbations du traffic aérien qui ont touchées l'Europe du Nord durant ces derniers jours, l'écurie autrichienne, au même titre que l'ensemble du paddock, a rencontré quelques peines pour rallier le continent européen après le Grand Prix de Chine le week-end dernier. "Mark Webber et moi-même, nous avons quitté l'hôtel de Shanghaï à 4h30 lundi matin. Nous avons fait un vol de 7h15 de Shanghaï à Dubaï lundi, puis nous sommes allés de Dubaï à Rome, en arrivant à 20h30 locales. Nous avons pris un vol de Rome jusqu'à Nice, avons passé la nuit là, puis mardi matin, très tôt, nous nous envolés pour Glasgow", relate l'ancien pilote automobile sur le site internet de Red Bull. "Je pense que nous avons été parmi les premiers à voler dans l'espace aérien britannique. Nous sommes arrivés à Glasgow à 12h05 mardi", poursuit Christian Horner, avant de "nous rendre compte que Mark avait perdu son passeport ! Après avoir parlementé avec les autorités locales, nous avons réussi à avoir un transfert en hélicoptère de Glasgow à l'Oxfordshire, où nous sommes arrivés à 16h00 mardi" avant le reste du personnel et du matériel. Un périple de près de deux jours et quatre escales auquel aura échappé l'autre pilote Red Bull, Sebastian Vettel. "Il y a eu la chance de prendre un vol avec Bernie Ecclestone, qui est allé à Istanbul, si j'ai bien compris", explique Horner, ensuite "Sebastian a pris un autre vol jusqu'à Nice et il a pris la route jusqu'à chez lui, donc il est arrivé avant nous mardi matin". Horner: "Cela n'aura pas d'impact négatif pour nous" Un itinéraire laborieux qui ne devrait toutefois pas avoir de conséquences fâcheuses pour l'écurie autrichienne. "Heureusement, le calendrier nous offre une semaine de plus entre la Chine et l'Espagne [3 semaines au total], souligne Horner. "Il reste une semaine pour préparer les voitures et la plupart des composants sont conçus à l'usine. [...] Nous sommes confiants. Cela n'aura pas d'impact négatif pour nous". Comme sur la grille de départ, les équipes les plus limitées en termes de budget sont restées à la traîne. Si McLaren et Williams ont pu affréter des avions privés, Force India a dû se contenter de jouer de patience. Une porte-parole de l'écurie indienne indiquait ainsi, jeudi, que "la majorité des membres de l'écurie était toujours en Chine" alors que les pilotes avaient déjà regagné l'Europe. Une mésaventure que n'a pas connue Lotus Racing dont le président, Tony Fernandes, n'est autre que le directeur d'Air Asia. Toutes les équipes espèrent réunir l'ensemble de leurs effectifs et de leur matériel ce week-end afin de préparer au mieux le prochain Grand Prix d'Espagne (du 7 au 9 mai).