Le Pana, bien sûr ?

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Le Pana, bien sûr ?
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Qui du Panathinaïkos, de Sienne, du Maccabi Tel-Aviv ou du Real Madrid gagnera le Final Four de l'Euroligue, dont les demi-finales ont lieu ce vendredi au Palau Sant-Jordi de Barcelone ? Sur le papier, le club grec, sacré il y a deux ans, est le grand favori. Mais il n'est pas à l'abri d'une mauvaise surprise. Car le plateau, même privé d'un Barça tenant du titre, est très relevé.

Qui du Panathinaïkos, de Sienne, du Maccabi Tel-Aviv ou du Real Madrid gagnera le Final Four de l'Euroligue, dont les demi-finales ont lieu ce vendredi au Palau Sant-Jordi de Barcelone ? Sur le papier, le club grec, sacré il y a deux ans, est le grand favori. Mais il n'est pas à l'abri d'une mauvaise surprise. Car le plateau, même privé d'un Barça tenant du titre, est très relevé. C'était censé être pour le Barça, encore. Vainqueur de l'Euroligue la saison dernière, le club catalan aurait dû bisser cette année pour "son" Final Four, de vendredi à dimanche au Palau Sant-Jordi. Mais en basket, la logique n'est pas toujours respectée. Quoique. Le seul tort des Blaugrana est d'être tombés en quarts de finale sur le Panathinaïkos, qui en l'absence du champion se présente comme le grand favori au titre suprême. Retrouver le Pana au milieu des trois autres équipes encore en lice dans la compétition, à savoir Sienne, le Maccabi Tel-Aviv et le Real Madrid, n'est pas vraiment une surprise. Ni une nouveauté. Il y a deux ans, le club grec avait soulevé le trophée pour la quatrième fois de son histoire. Et il possède, en 2011, tous les atouts pour succéder à Barcelone. L'expérience, déjà, avec des joueurs Diamantidis, Fotsis et Batiste. Un coach d'enfer, ensuite, avec un Zeljko Obradovic qui a déjà remporté sept fois l'Euroligue. "Tout le monde parle de mon expérience au Final Four et c'est un bon moyen d'enlever un peu de pression aux joueurs et de la prendre sur mes épaules, explique-t-il sur le site de la compétition. On va essayer de bien contrôler et garder notre concentration sur chaque match." Le premier pour les Athéniens, ce sera contre Sienne, une rencontre qui ouvrira les hostilités des demi-finales en fin d'après-midi. La Montepaschi, qui retrouve le Final Four pour la première fois depuis trois ans, a-t-elle une chance de se hisser en finale ? Oui, et même plus que ça. Malgré un effectif renouvelé en profondeur l'été dernier, le club italien a surpris son monde cette saison et a prouvé que l'éclat pris lors du match 1 contre l'Olympiakos en quarts de finale (41-89) n'était qu'un simple accident de parcours. De Lavrinovic et McCalebb dépendra une grande partie de leur performance. "Le Panathinaïkos sera prêt à nous affronter et on aura besoin de plus d'une option pour les forcer à répondre à diverses situations pendant quarante minutes", prévient toutefois le coach italien Simone Pianigiani. Un ex-joueur de Pro A sacré ? L'autre affiche, entre le Real Madrid et le Maccabi Tel-Aviv donc, vaudra aussi le coup d'oeil. Ne serait-ce que pour voir comment les partenaires de Felipe Reyes seront accueillis dans l'antre de leur ennemi intime catalan. Le départ surprise du coach Ettore Messina il y a quelques semaines aurait pu perturber le club madrilène mais son adjoint, Emanuele Molin, a su remettre son équipe sur les bons rails. L'ennui pour les Merengue, qui disputent leur premier Final Four depuis 1996, c'est qu'ils sont relativement inexpérimentés. Et que leurs adversaires ne leur laisseront aucun temps d'adaptation. "La clé pour battre le Maccabi, et la seule manière de le battre, c'est d'avoir une très bonne défense en homme à homme parce qu'ils ont suffisamment d'individualités pour trouver des solutions à tout moment", résume le coach espagnol. Il ne croit pas si bien dire. Avec Pargo, Eidson, l'ancien joueur du Mans Bluthenthal ou encore le "Baby Shaq" Schortsanitis, la formation israélienne a des armes de destruction massive dans tous les secteurs. Et un excellent général en la personne de David Blatt sur le banc. Seul bémol, l'absence sur blessure de Perkins. "On a modifié nos schémas sans Doron sur le terrain. Le Real Madrid est une bonne équipe défensive, ils sont agressifs et essaient de ne pas concéder trop de tirs. Ça sera un gros challenge pour les deux équipes, et je ne pense pas que nous ayons plus d'expérience, pas collectivement", estime l'entraîneur russe, selon qui ce Final Four 2011 est l'un des plus indécis. Si aucun des candidats au titre n'était présent lors de l'édition précédente, à Paris, tous ont le même objectif. Mais il n'y aura qu'un seul vainqueur.