Le Milan revit, l'Inter sombre

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Le Milan revit, l'Inter sombre
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L'AC Milan a réalisé une belle opération samedi soir en dominant la Sampdoria (2-0) à San Siro, tout en profitant du nouveau faux pas de l'Inter à Parme (2-0) à l'occasion de la 33e journée de Serie A. Les joueurs d'Allegri en profitent pour disposer de six points d'avance sur Naples qui jouera dimanche face à l'Udinese, l'Inter étant relégué à huit longueurs.

L'AC Milan a réalisé une belle opération samedi soir en dominant la Sampdoria (2-0) à San Siro, tout en profitant du nouveau faux pas de l'Inter à Parme (2-0) à l'occasion de la 33e journée de Serie A. Les joueurs d'Allegri en profitent pour disposer de six points d'avance sur Naples qui jouera dimanche face à l'Udinese, l'Inter étant relégué à huit longueurs. L'occasion était trop belle. Face à une équipe de la Sampdoria totalement perdue depuis le départ de Cassano (17e, 0,4 points pris par match depuis janvier), l'AC Milan n'a pas laissé passer la chance de mettre sous pression Naples, qui ne jouera que dimanche face à une équipe de l'Udinese, cinquième, et qui l'avait battu 3-1 à l'aller. Surtout que, dans le même temps, l'Inter a poursuivi son chemin de croix. Après avoir laissé filer son titre en Ligue des champions cette semaine à Gelsenkirchen (défaite 5-2 puis 2-1 sur les deux quarts de finale contre Schalke), les joueurs de Leonardo se sont inclinés sur la pelouse de Parme, pourtant aux portes de la zone rouge (1-0). L'ancien espoir italien, Giovinco, meilleur joueur du tournoi de Toulon 2008, a ouvert le score avant qu'Amauri n'enterre un peu plus les espoirs des Nerrazurri, désormais relégués à huit points de leurs rivaux milanais. Cassano, vrai bourreau... Car le Milan n'a pas tremblé, loin de là. Disposant un 4-3-1-2 bien équilibré avec Boateng en meneur de jeu derrière la doublette Pato-Robinho et un entrejeu Seedorf-Van Bommel-Gattuso des plus solides, Allegri avait opté pour un système destiné à répondre au défi proposé par le nouvel entraîneur genoan. Alberto Cavasin avait en effet opté pour un 3-5-2 avec les seuls Pozzi et Macarrone chargé d'animer devant un milieu fourni et à vocation majoritairement défensive. Laissant le jeu au Milan, la Sampdoria subit rapidement sans réellement trembler, jouant bas pour couper tout espace. Avant que Seedorf ne ressorte sa patte éternelle. Suite à un coup franc logiquement obtenu aux trente mètres par Prince Boateng, le Néerlandais enroule sa frappe, l'effet trompant Curci (1-0, 20e). Suffisant pour faire oublier la sortie prématurée d'Abbiati blessé, cédant sa place à Amelia dès la 19e minute. Dominateur, le Milan rentre aux vestiaires avec cet avantage logique. L'empire intériste s'éteint à petit feu Entré avant la pause à la place d'un Pato se plaignant une nouvelle fois de la cuisse (contracture ou claquage, le Brésilien se sera en tout cas stoppé net sur une course), Cassano fait son apparition devant ses anciens coéquipiers. En vengeur parfait, l'ancien Madrilène transforme un penalty obtenu pour une main dans la surface de la Samp suite à une tête de Yepes (2-0, 54e). La fête se poursuit puisque la Sampdoria ne parvient pas à créer le danger face à une paire Thiago Silva-Yepes solide dans l'axe. Robinho y ajoute sa contribution personnelle de la tête après un bel échange entre Cassano et Seedorf (3-0, 63e). Gérant parfaitement sa fin de match, les Milanais ne pouvaient qu'observer la défaite de leurs rivaux, le deuxième but parmesan étant même annoncé sur les grands écrans du stade. Si le Milan n'a pas glané le titre ce samedi soir, au moins en raison du match décalé de Naples, il a en revanche écarté pour de bon un rival. Avec huit points de débours à cinq journées de la fin, l'Inter vient sans doute de dire adieu à son Scudetto. En ce soir de clasico Real-Barça, cette annonce passera presque inaperçue. Il s'agit pourtant d'un véritable bouleversement. Parme, en lutte pour le maintien, pourra en effet se satisfaire d'avoir déboulonné un colosse interiste, roi d'Italie depuis 2005 et le titre non attribué suite à l'affaire Moggi incriminant la Juve... En deux semaines, l'empire intériste a sombré. Et c'est le voisin milanais qui en profite.