Le maître s'appelle Federer

  • A
  • A
Le maître s'appelle Federer
@ REUTERS
Partagez sur :

TENNIS - Le Suisse a battu Jo-Wilfried Tsonga en finale du Masters (6-3, 6-7, 6-3).

Le tennis se joue à un contre un et c’est toujours Roger Federer qui gagne à la fin. Jo-Wilfried Tsonga a pourtant tout fait pour essayer de tordre le cou à cette vérité, dimanche soir à Londres. Mais au terme d’un très beau match de tennis, le Suisse a fini par faire plier le Manceau en trois manches (6-3, 6-7, 6-3). En remportant la centième finale de sa carrière, "Rogeur" a décroché son sixième Masters, nouveau record. 

Des regrets pour le Français

Tsonga et Federer, les deux hommes de la fin de saison. Et pour cause, les deux joueurs se retrouvaient pour la troisième fois en quinze jours. Trois matches et trois victoires pour Federer. Après la finale de Paris-Bercy et le match en poules au Masters, le Suisse a remis le couvert. Mais le numéro un français pourra nourrir de gros regrets dans cette finale. Un seul exemple pour mieux comprendre la frustration du sixième joueur mondial : "Jo" a passé plus de points gagnants et commis moins de fautes directes que son adversaire dans la première manche. 

Mais Federer n’est pas le meilleur joueur de tennis de tous les temps par hasard. Sur chaque point décisif, un ace, un coup de raquette génial ou une "vista" parfaite pour faire la différence. Même s’il s’est fait quelques frayeurs en perdant la deuxième manche au tie-break, "Rogeur" a retrouvé la lucidité nécessaire pour finir le boulot, après plus de deux heures de combat dans l’O2 Arena de Londres.

Pas mieux que Grosjean

Tsonga
Jo-Wilfried Tsonga rêvait de devenir le premier Français à gagner le Masters. Malheureusement pour le numéro un tricolore, il ne fera pas mieux que Sébastien Grosjean, finaliste malheureux contre Lleyton Hewitt en 2001. Après sa victoire en demi-finale contre Tomas Berdych, "Jo" savait parfaitement ce qu’il devait faire pour battre le maître en finale : "je vais devoir être plus agressif sur les jeux de retour et lui mettre plus la pression quitte à faire des fautes". Il a joué sa chance à fond. Il est bien rentré dans la balle. Bref, il a fait ce qu’il fallait. Mais contre Federer, ce n'était pas suffisant. Pour le battre, il faut tutoyer la perfection du début à la fin.

Pour "Rogeur", cette victoire s’accompagne une nouvelle fois d’une pluie de records. Avec ce 70e trophée de sa carrière, il devient le joueur le plus titré dans l'histoire du Masters, devant Pete Sampras et Ivan Lendl. Lundi, il pourra partir en vacances la tête tranquille. Autre cadeau de Noël avant l'heure, il va reprendre sa place la troisième place en doublant le Britannique Andy Murray. Pour Tsonga, la déception est immense mais avec cette fin de saison incroyable, le Français peut déjà nourrir de grandes, très grandes ambitions pour 2012.