Le Magic enchaîne

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Le Magic enchaîne
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Le champion en titre est au tapis. Malgré l'avantage du terrain, les Celtics ont en effet laissé échapper la qualification pour la finale de conférence lors du match 7 de leur série face au Magic. Porté par Hedo Turkoglu, 25 points-12 passes au compteur, Orlando est en effet venu l'emporter aisément au Garden 82-101 et retrouvera Cleveland au prochain tour. A l'ouest en revanche, les Lakers n'ont pas failli lors de la belle décisive, exécutant les Rockets 89-70 pour décrocher son billet pour la finale de conférence face aux Nuggets.

Le champion en titre est au tapis. Malgré l'avantage du terrain, les Celtics ont en effet laissé échapper la qualification pour la finale de conférence lors du match 7 de leur série face au Magic. Porté par Hedo Turkoglu, 25 points-12 passes au compteur, Orlando est en effet venu l'emporter aisément au Garden 82-101 et retrouvera Cleveland au prochain tour. A l'ouest en revanche, les Lakers n'ont pas failli lors de la belle décisive, exécutant les Rockets 89-70 pour décrocher son billet pour la finale de conférence face aux Nuggets. Boston-Orlando: 82-101 13 ans après, Orlando a trouvé les successeurs aux Shaquille O'Neal, Penny Hardaway et consorts. Jamais depuis 1996, le Magic n'avait en effet atteint le cap des Finales de conférence. C'est désormais chose faite et la performance des Floridiens est d'autant plus remarquable que les troupes de Stan Van Gundy sont allées décrocher leur qualification lors d'une septième manche décisive à disputer dans l'antre des champions en titre. Et puisque jamais, en 32 précédents, les Celtics n'avaient perdu une série après mené 3-2, Orlando pouvait bien savourer son exploit. "On y a toujours cru, expliqua ainsi Dwight Howard , on savait que ça allait être très dur mais on savait qu'on avait une réelle opportunité d'écrire l'histoire. C'est la marque des grandes équipes que de remporter ce genre de match. L'équipe a fait un super boulot." A tel point que la soirée a finalement été bien plus paisible que prévue. Un quart-temps a ainsi suffi aux Floridiens pour prendre leurs aises chez les champions en titre. Le temps de s'octroyer dix longueurs d'avance et de laisser, dès lors, leurs hôtes s'essouffler à courir après le score. Boston tentait bien de s'accrocher malgré la faillite de ses habituels premiers rôles -Paul Pierce et Rajon Rondo passant au travers avec respectivement 16 points à 4 sur 13 aux tirs et 10 points-10 passes, mais Orlando parvenait, somme toute sans mal, à entretenir l'écart. Ainsi quand les efforts de Ray Allen permettaient certes aux Celtics de revenir à seulement cinq points à l'entame de la dernière ligne droite, une nouvelle accélération du Magic avait raison pour de bon des derniers espoirs des hommes au trèfle. Le quatrième acte était en effet à sens unique, la défense du champion prenant l'eau de toute part, et Boston baissait définitivement pavillon à trois minutes de la fin en offrant une dernière ovation à Paul Pierce et Ray Allen pour leur retour sur le banc. Les y attendait le troisième membre du Big Three du Massachussetts, un Kevin Garnett dont l'absence aura, comme attendu, été bien trop préjudiciable pour espérer aller plus loin dans ses playoffs. Et si Chicago n'a pas eu les épaules assez solides, Orlando n'a finalement pas gâché l'opportunité qui lui était offerte. Et après avoir failli dans les dernières minutes du match 5, le Magic y concédant une défaite des plus cruelles après avoir pourtant compté 14 points d'avance au cours du troisième quart, c'est bien le collectif qui a été à la base de la qualification floridienne. Son leader, Dwight Howard, a certes offert son habituelle démonstration sous les panneaux, l'homme très fort d'Orlando compilant ainsi 12 points, 16 rebonds et 5 contres, mais l'attaque a tourné à plein régime comme en attestent le 52% d'adresse collective ou les 26 passes décisives distribuées. Notamment grâce à la prestation sans faille de Hedo Turkoglu, impeccable avec ses 25 points à 9 sur 12 aux tirs et ses 12 passes, ou à la réussite de Mickael Pietrus, sorti du banc pour signer 17 points à 6 sur 7 aux tirs en 24 minutes en plus d'une défense intraitable sur Pierce! Le Guadeloupéen et ses partenaires n'auront toutefois guère le temps de savourer puisque mercredi les attend la première manche de ces Finales de Conférence face à LeBron James et ses Cavaliers. Des Cavs particulièrement reposés après avoir expédié leurs deux premières séries face aux Pistons puis aux Hawks par deuxs sweeps mais qui semblent réussir au Magic, vainqueur de deux des trois confrontations lors de la saison régulière. Orlando veut donc y croire. "La route est encore longue, mais on peut gagner le titre, prétend ainsi Howard, on a l'équipe pour, on a le talent et on a les bons entraîneurs. On ne va pas s'arrêter là." Début de réponse, mercredi, donc... LA Lakers-Houston: 89-70 Les Lakers n'ont pas paniqué. Poussés au match 7 par des Rockets pourtant privés depuis quatre rencontres de leur poutre maîtresse Yao Ming, les Californiens ont parfaitement tenu leur rang. Coupables d'une certaine apathie à l'occasion de leurs deux visites chez les Texans, les hommes de Phil Jackson ont, cette fois, été les plus incisifs. Tout particulièrement en défense, les Lakers s'y montrant si dominateurs que leurs visiteurs n'ont jamais été en mesure d'inscrire plus de 20 points au cours d'un quart-temps. Quelques minutes ont d'ailleurs suffi aux pensionnaires du Staples Center pour mettre la main sur la rencontre. Los Angeles démarrait en effet la rencontre sur un 8-0 et Rick Adelman en était quitte pour appeler un temps-mort après moins de trois minutes de jeu. Sans réussite puisque Houston manquait finalement ses 12 premiers tirs et les Lakers, lancés par un Trevor Ariza en réussite avec 9 points inscrits dès le premier quart, comptaient déjà onze longueurs d'avance après seulement cinq minutes. En panne de réussite, avec au final un maigre 36% d'adresse collective, dominés au rebond, 55 prises en 33, les Texans ont bien été incapables de s'en remettre. Au contraire, les Californiens enfonçaient le clou durant le deuxième acte et viraient à la pause avec vingt points d'avance. Le sort de la rencontre était déjà scellé et les Lakers n'avaient plus qu'à assurer le service minimum. Ainsi, si Pau Gasol a été productif en compilant 21 points et 18 rebonds, Kobe Bryant n'a pas eu à forcer avec ses 14 points, 7 rebonds et 5 passes, et Lamar Odom, remisé sur le banc au profit d'Andrew Bynum, a pu se contenter de 6 points et 7 rebonds. Il n'en fallait pas plus face à des Rockets étouffés à l'image d'Aaron Brooks, le lutin texan peinant avec 13 points à 4 sur 13 aux tirs, ou de Luis Scola, pas plus en réussite avec 11 points 4 sur 12. En revanche, dès mardi, pour le premier match de leurs Finales de conférence face aux Nuggets, les Lakers auront tout intérêt à monté en régime pour confirmer leurs trois victoires pour une défaite décrochées durant la saison régulière...