Le knock-out de la NBA

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Le knock-out de la NBA
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Joueurs et propriétaires se sont à nouveau réunis, mardi à New York, pour tenter de mettre un terme au lock-out qui gèle la NBA depuis le 1er juillet dernier. Mais, une fois de plus, aucun accord n'a été signé. Si les deux parties ne trouvent pas de terrain d'entente d'ici lundi, les deux premières semaines de la saison régulière seront annulées.

Joueurs et propriétaires se sont à nouveau réunis, mardi à New York, pour tenter de mettre un terme au lock-out qui gèle la NBA depuis le 1er juillet dernier. Mais, une fois de plus, aucun accord n'a été signé. Si les deux parties ne trouvent pas de terrain d'entente d'ici lundi, les deux premières semaines de la saison régulière seront annulées. "Yay, no lock-out." Avec ce tweet, posté mardi soir avant même que joueurs et propriétaires de franchises ne s'expriment devant la presse après une nouvelle réunion de plus de quatre heures, Ron Artest en a fait sourire plus d'un. De joie, pour ceux qui l'ont pris au mot en croyant que la grève patronale en vigueur depuis le 1er juillet dernier en NBA était terminée. Jaune, pour ceux qui, à cause de ce conflit, n'ont plus d'emploi. Quelques minutes après, celui qu'il faut désormais appeler Metta World Peace a présenté ses excuses. Le lock-out était toujours d'actualité. Le miracle n'avait pas eu lieu. Avant cet énième tour de table, certains médias américains, optimistes, estimaient pourtant que le différend opposant les joueurs à leurs patrons n'était plus si abyssal. Par rapport à il y a quelques semaines, c'est vrai. Encore heureux... Mais il reste profond, à en croire Derek Fisher, le représentant d'un syndicat des joueurs (NBPA) qui a fait un effort sur le partage des revenus mais refuse toujours de céder une trop grosse part du gâteau des recettes de la NBA à des propriétaires décidément très gourmands. Résultat: la situation n'a guère évolué. Et le début de la saison régulière est plus que jamais menacé. Les deux premières semaines annulées ? "Nous sommes descendus à 53% (au niveau du partage des revenus, ndlr), ce qui représente une concession de 200 millions de dollars par rapport à aujourd'hui, a ainsi expliqué Derek Fisher, propos relayés par BasketUSA.com. Les propriétaires souhaitent qu'on ait 47%, et eux 53%. C'est à dire qu'on fasse une économie de 300 millions. Le fossé est là, et ce n'était pas le jour pour le combler." Le pire, c'est sans doute Billy Hunter qui l'a annoncé. Le président du NBPA a effectivement ajouté qu'il n'y aurait peut-être pas de nouvelle réunion entre les deux camps "avant un ou deux mois". C'est dans ce contexte électrique que David Stern a ensuite pris la parole. Sans être plus rassurant. Le commissionnaire de la NBA a indiqué que si aucun accord n'était trouvé d'ici lundi prochain, les deux premières semaines de la saison seraient annulées. "Voilà où on en est", a-t-il lâché. Or, difficile d'imaginer un brusque revirement de situation alors que les deux parties n'ont pas prévu de se revoir de sitôt. Une soixantaine de joueurs, dont Tony Parker, Nicolas Batum et Boris Diaw, ont déjà fait leurs valises en attendant que le lock-out soit réglé. D'autres, comme Kobe Bryant et Pau Gasol, pourraient vite les imiter.