Le journal des Bleus

  • A
  • A
Le journal des Bleus
Partagez sur :

Auteur de trois buts en une semaine, Franck Ribéry revient progressivement à son meilleur niveau avec le Bayern Munich. De quoi poser le débat de son retour en équipe de France alors que Laurent Blanc pense que les Bleus n'ont pas encore les moyens de remporter une grande compétition, notamment en raison d'un manque de joueurs d'exception. Focus également sur l'état de forme des internationaux tricolores qui se sont illustrés, en bien ou en mal, ce week-end.

Auteur de trois buts en une semaine, Franck Ribéry revient progressivement à son meilleur niveau avec le Bayern Munich. De quoi poser le débat de son retour en équipe de France alors que Laurent Blanc pense que les Bleus n'ont pas encore les moyens de remporter une grande compétition, notamment en raison d'un manque de joueurs d'exception. Focus également sur l'état de forme des internationaux tricolores qui se sont illustrés, en bien ou en mal, ce week-end. LE BLEU DU WEEK-END: (Coup de génie, coup de pompe, focus sur un Bleu en vue ou non, ce week-end) Une semaine au soleil pour Franck Ribéry. Le milieu offensif du Bayern Munich, toujours sermonné par Louis van Gaal, a inscrit trois buts en l'espace de quatre jours : un doublé mercredi soir en Ligue des champions contre le FC Bâle (3-0) et une réalisation samedi après-midi en Bundesliga face au promu Sankt Pauli (3-0), sa première en Championnat depuis le mois d'avril. Lors de cette seizième journée allemande, le public de l'Allianz Arena a commencé à retrouver son Kaiser Franck, le vrai, l'immuable, celui qui malmène les défenses adverses par ses accélérations et ses déviations. L'une d'entre elles, une talonnade bien sentie, a d'ailleurs failli permettre à son jeune coéquipier Thomas Müller de corser le score. Mais le poteau gauche de Thomas Kessler en a décidé autrement. Un comportement que son entraîneur néerlandais a dû approuver. Laurent Blanc aussi... DE BUT EN BLEU: (Tous les buteurs bleus du week-end) Les week-ends se suivent et se ressemblent pour les buteurs français, toujours dans le dur au moment de convertir les occasions qui leur sont données. En Ligue 1, Loïc Rémy, de plus en plus tranchant, a inscrit son cinquième but de la saison en ouvrant le score de la tête pour Marseille face à Auxerre (1-1), lors de la 17e journée de Ligue 1. Le lendemain, c'est un revenant, Bafétimbi Gomis, qui a poursuivi son opération rédemption en marquant le second but lyonnais face à Toulouse (2-0), dans son style si caractéristique, tout en puissance. Sur les terrains d'Europe, outre Franck Ribéry qui a donc inscrit son troisième but de la semaine, son premier en Bundesliga depuis avril dernier, David Trezeguet s'est encore illustré dans ses travaux d'Hercules. Voilà l'ancien attaquant de la Juventus à sa huitième réalisation de la saison après son splendide but du talon lors de la victoire d'Alicante face à Malaga (4-1). Et si son rêve Bleu n'était pas encore totalement dissipé ? DU COTE DE L'INFIRMERIE: (Le point sur les blessés) Tottenham n'a pu compter sur ses deux internationaux français, William Gallas et Younes Kaboul, ce samedi face à Chelsea (1-1). Blessé à la cuisse, vendredi dernier, à l'entraînement, l'ancien Gunner avait dû renoncer à ce match de gala face aux Blues, tout comme l'ancien Auxerrois, indisponible depuis le 28 novembre dernier, en raison d'un problème à la hanche. Ce dernier devrait néanmoins faire sa réapparition dans le groupe le week-end prochain. Toujours en Premier League, Abou Diaby n'est pas rétabli pour disputer lundi le choc de cette 17e journée entre Manchester United et Arsenal. Du côté de la Ligue 1, Jérémy Toulalan, qui devait effectuer son retour face à Toulouse, a rechuté (ischio-jambiers) et ne devrait à priori plus refouler les terrains jusqu'à la fin de l'année. Son coéquipier lyonnais, Yoann Gourcuff est, quant à lui, espéré pour la réception de Marseille dimanche prochain. Côté parisien, Mamadou Sakho, blessé aux adducteurs, a repris le chemin de l'entraînement. LA DECLA BLEUE: "Avons-nous les moyens de gagner ? La réponse aujourd'hui, c'est non". ", Laurent Blanc (sélectionneur de l'équipe de France) Six mois après son intronisation au poste de sélectionneur des Bleus, Laurent Blanc a dressé vendredi, dans un entretien accordé au quotidien L'Equipe, un premier bilan de ses débuts dans son nouveau costume. L'occasion pour l'ancien technicien des Girondins de Bordeaux de rappeler à l'ordre tous les observateurs gourmands quant aux nouvelles ambitions du groupe tricolore nées d'un excellent dernier trimestre. Pour Blanc, les Bleus en sont encore au stade de la reconstruction, pas question pour lui de mettre la charrue avant les boeufs : "On n'est pas les meilleurs, c'est tout, c'est la réalité. Rester dans les 6 ou 7 premiers mondiaux, c'est très difficile. Pour plonger, en revanche, c'est très facile. Avant que l'on revienne dans ces eaux-là, il faudra du temps". Du temps, c'est ce qui manque encore à ses protégés et lorsqu'il évoque le futur proche de l'équipe de France, le "Président" n'est pas encore prêt à miser sur sa formation : "L'exigence, avant une grande compétition reste toujours la même : on veut gagner. Mais, on ne se pose pas la question : avons-nous les moyens de gagner ? La réponse aujourd'hui, c'est non." Tout en louant les talents de Samir Nasri et de Karim Benzema, Blanc parle avant tout du manque d'un joueur exceptionnel pour justifier cette frilosité. DANS LA PEAU DE LAURENT BLANC: (Et si on se mettait à la place du sélectionneur...) Si j'étais Laurent Blanc, je remplacerais Edgar Grospiron qui a démissionné dimanche de son poste de directeur général de la candidature d'Annecy aux Jeux olympiques d'hiver 2018. Après tout, je suis bien né à Alès, dans le Gard, près du mont Aigoual qui n'a rien à envier à Chamonix et son mont Blanc... Grospiron a été champion olympique de ski de bosses en 1992 ? Peu m'importe. Moi, cette semaine, je parraine les Étoiles du Sport à La Plagne... Et puis, les causes perdues, j'aime bien, cela me stimule ! Attention, restons humbles, on ne raflera sans doute pas la mise mais on pourrait au moins combler notre retard sur nos rivaux, Munich et Pyeongchang. Cette super idée m'a été soufflée par un journaliste, le même qui a voulu que je tienne un rôle de médiateur dans l'affaire dite des primes. Il a juste oublié que, avant d'être "Président", j'étais sélectionneur de l'équipe de France de football.