Le Heat parade ?

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Le Heat parade ?
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La saison NBA s'apprête à reprendre ses droits avec, sur les lèvres de tous les spécialistes, la même interrogation. Est-ce que Miami, terre d'accueil cet été de LeBron James et Chris Bosh, sera la nouvelle place forte de la Ligue nord-américaine ? Le nouveau «Big Three» du Heat, toujours porté par la star locale Dwyane Wade, fait en tout cas peur sur le papier. Reste à savoir si l'alchimie prendra. Premiers éléments de réponse mardi lors d'un premier choc face aux Celtics.

La saison NBA s'apprête à reprendre ses droits avec, sur les lèvres de tous les spécialistes, la même interrogation. Est-ce que Miami, terre d'accueil cet été de LeBron James et Chris Bosh, sera la nouvelle place forte de la Ligue nord-américaine ? Le nouveau «Big Three» du Heat, toujours porté par la star locale Dwyane Wade, fait en tout cas peur sur le papier. Reste à savoir si l'alchimie prendra. Premiers éléments de réponse mardi lors d'un premier choc face aux Celtics. Le transfert du siècle a fait couler de l'encre tout l'été. L'arrivée de LeBron James au Heat, annoncée en grandes pompes à l'occasion d'un show télévisé diffusé par ESPN comme seuls les Américains savent le faire - et qui a fortement déplu aux nouveaux détracteurs de l'intéressé -, n'a laissé personne indifférent. Déterminé à remporter le titre NBA, le double MVP a laissé tomber sa franchise de Cleveland pour rejoindre Miami où, couplé à la signature de Chris Bosh, son transfert a complètement bouleversé la hiérarchie de la Ligue nord-américaine. Sur le papier au moins, en attendant les premiers rebondissements de la saison mardi sur les parquets. Avec désormais un duo d'arrières Wade-James, deux des trois meilleurs joueurs de la Ligue avec Kobe Bryant et ce même si Kevin Durant pousse fort derrière, et un point d'ancrage à l'intérieur de la qualité de Bosh, la franchise floridienne est armée. "C'est la seule raison pour laquelle je suis venu ici avec Chris et Dwyane, pour gagner le championnat, confiait King James le jour de la présentation de l'équipe à la presse. Nous allons devoir jouer notre meilleur basket tous les soirs en étant le plus dur que nous le pouvons pour ramener le titre en Floride du Sud." Batum: "Ce ne sera pas l'équipe de LeBron James" Passé en quelque semaines du joueur le plus adulé de la Ligue - surnommé l'«Elu» comme héritier de Michael Jordan - à la principale cible des fans - il a fait état sur son compte Twitter la semaine dernière des nombreuses insultes dont il fait l'objet quotidiennement -, l'ancien Cavaliers risque d'essuyer des quolibets lors de tous les déplacements du Heat. Même au sein des joueurs, sa décision est très loin d'avoir fait l'unanimité. "Personne n'a envie que Miami gagne, lâchait il y a peu Nicolas Batum dans les colonnes de Mondial Basket. Dwyane Wade et Chris Bosh garderont leur image auprès des fans mais celle de LeBron James va se dégrader. Il risque de perdre beaucoup avec ce move à Miami. [...] Pendant cinq ans, James a crié sur tous les toits qu'il voulait être le meilleur joueur de toute l'histoire. Et là, il choisit la facilité en allant à Miami. S'il voulait être le meilleur joueur de tous les temps, il aurait dû aller à New York par exemple. Là, il va simplement être un lieutenant à Miami. C'est l'équipe de Dwyane Wade, ce ne sera pas l'équipe de LeBron James." Jamais par le passé un changement de franchise n'avait autant déchaîné les passions. Mais la NBA ne se plaindra pas de cet épisode tumultueux qu'elle a su si bien vendre pour se rendre encore plus attractive. La «trahison» du King, qui comme Bosh a accepté de ne pas signer un contrat maximum afin de laisser un peu d'argent pour les autres, vaut aujourd'hui au Heat de posséder une équipe de tout premier plan, au sein de laquelle les role players que sont Udonis Haslem, Mike Miller, Mario Chalmers, David Arroyo et Zydrunas Ilgauskas auront toute leur importance. Sauront-ils trouver la bonne alchimie pour prétendre être plus forts que les Lakers, les Celtics ou le Magic ? Le déplacement à Boston pour le match d'ouverture de la saison - une finale de conférence bien avant l'heure ? -, devrait permettre d'y voir un peu plus clair en souhaitant que Wade, forfait durant tous les matches de pré-saison en raison d'une blessure à la cuisse, soit de la partie. Pour certains, un ballon ne sera pas suffisant à partager entre James, Wade et Bosh, habitués depuis belle lurette à prendre beaucoup de tickets shoots à chaque sortie. De cette faculté ou non à se répartir les responsabilités dépendra certainement la réussite de la troupe coachée par Erik Spoelstra, homme de banc du Heat depuis que Pat Riley a pris du recul en avril 2008. Et si la mayonnaise prend, alors une nouvelle dynastie pourrait bien s'établir à Miami au printemps prochain. N'en déplaise aux nouveaux détracteurs du King.