Le grand huit de Vettel

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Le grand huit de Vettel
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Sebastian Vettel a réalisé un véritable cavalier seul ce dimanche lors du Grand Prix d'Italie. Dépassé au départ par Alonso, le leader du championnat a rapidement remis les choses en ordre pour finalement l'emporter largement devant un Button incisif et un Alonso qui va savourer un podium devant son public. Hamilton, lui, échoue au pied du podium après avoir longtemps buté sur Schumacher. A noter la 9e place de Senna.

Sebastian Vettel a réalisé un véritable cavalier seul ce dimanche lors du Grand Prix d'Italie. Dépassé au départ par Alonso, le leader du championnat a rapidement remis les choses en ordre pour finalement l'emporter largement devant un Button incisif et un Alonso qui va savourer un podium devant son public. Hamilton, lui, échoue au pied du podium après avoir longtemps buté sur Schumacher. A noter la 9e place de Senna. La piste qui mène Sebastian Vettel vers son second titre de champion du monde ressemble à s'y méprendre à ce circuit de Monza. Il est fait de longues lignes droites tout en accélération. En remportant un huitième succès, il n'a pas seulement accru son avance au championnat, il a également envoyé un message supplémentaire à la concurrence sur une piste qui ne devait pas convenir à sa monture. On l'a vu... Parti de la pole position, acquise avec une avance de plus d'une demie seconde, il aura juste été freiné le temps du départ. En fin connaisseur de ce tracé, Fernando Alonso, quatrième sur la grille, a opté pour la trajectoire la plus à l'intérieur. Bien lui en a pris puisqu'en se présentant de front avec Vettel et Hamilton il était le mieux placé et donc devant. Première et avant-dernière vraie joie des tifosi, avec celle du champagne coulant à flot à l'arrivée. Car après le safety car qui a fait suite à l'énorme loupé de Liuzzi qui s'est pris pour une boule de bowling avec pour principales victimes Petrov et Rosberg, Vettel a fait parler la mécanique et déposé Alonso en passant à l'extérieur dans la curva grande (5e tour). Le plus dur était fait pour le pilote allemand qui a ensuite poussé sa RB7 afin de creuser un écart irrémédiable. Plus rapide que la meute, il sera aussi le dernier des leaders à ravitailler... Cela donne une autre vision de son avantage. Au deuxième arrêt, il signe le meilleur tour en course du moment avant de passer au pit et de repartir évidemment en tête pour un dernier run sans le moindre souci. Une longue balade vers une huitième victoire qui lui offre désormais 112 points d'avance. La seule question qui vaille pour l'attribution du titre reste la date du sacre... Une belle bagarre... derrière Vettel La bagarre était donc derrière. Et elle a été belle, n'en déplaise à ceux qui se contenteront de la lecture brute du résultat avant de critiquer. Car Fernando Alonso a dû cravacher sec tout au long de la course, parce que Jenson Button a réussi à se défaire en piste de son coéquipier, Lewis Hamilton, de Michael Schumacher puis enfin de Fernando Alonso pour boucler cette course à la deuxième place, ou encore parce que cinq champions du monde ont terminé aux cinq premières places après s'être fait bien plaisir en piste. Une lutte dès les premiers tours de roue notamment entre Hamilton et Schumacher qui ont passé une bonne partie de la course ensemble. Si Hamilton a réussi à passer une première fois au 13e tour, il s'est fait reprendre dans la curva grande de la même boucle avant de patienter pendant de longs tours. Au 17e passage, il tente une nouvelle attaque, Schumi se décale et oblige Hamilton à mettre les roues dans l'herbe. Button en profite et contrairement à son coéquipier, il ne met que quelques mètres pour passer un Schumi qui rentre au stand dans le même tour. Button ne met d'ailleurs qu'une petite dizaine de tours pour rejoindre Alonso et le passer au 36e tour. Hamilton, lui, finit par venir à bout du septuple champion du monde au 27e passage. Une délivrance pour l'Anglais qui peut enfin donner la pleine mesure de sa McLaren et avaler les espaces dont il a été privé trop longtemps à ses yeux. Il en profite pour signer le meilleur tour en course en 1'26''187. Mais cette délivrance est trop tardive et il ne peut finalement que rejoindre un Alonso qui n'a pas de mal à conserver le bénéfice de la troisième marche du podium. Premiers points de Senna De son côté, l'écurie Lotus-Renault a vécu une journée contrastée. Car avec les deux monoplaces en Q3, les perspectives étaient particulièrement intéressantes. Elles n'auront pas duré un tour. Le temps pour Liuzzi de se rater et de venir écraser la monoplace d'un Petrov qui n'avait rien demandé. Il restait donc Senna pour relever le gant. Ce que le Brésilien va réaliser brillamment, profitant d'une stratégie à trois arrêts avant de s'offrir notamment le scalp de Sebastien Buemi pour la 9e place. Deux premiers points en carrière dès son deuxième Grand Prix qui pourront compter.