Le grand 8 de Chabal

  • A
  • A
Le grand 8 de Chabal
Partagez sur :

Trois ans et demi après sa naissance médiatique à Wellington, qui reste à ce jour sa dernière titularisation en bleu au poste de n°8, Sébastien Chabal revient en troisième ligne pour affronter les Pumas samedi, à Montpellier. Tout sauf une revanche pour le Racingman, qui préfère y voir la récompense des efforts consentis de son exil anglais à son retour en France pour renverser l'opinion à son égard.

Trois ans et demi après sa naissance médiatique à Wellington, qui reste à ce jour sa dernière titularisation en bleu au poste de n°8, Sébastien Chabal revient en troisième ligne pour affronter les Pumas samedi, à Montpellier. Tout sauf une revanche pour le Racingman, qui préfère y voir la récompense des efforts consentis de son exil anglais à son retour en France pour renverser l'opinion à son égard. Son plaisir d'évoluer en 8 "Le plaisir, on le prendra quand on aura gagner." Trois ans et demi après sa dernière titularisation au poste de n°8, Chabal, aussi comblé soit-il par ce retour en troisième ligne aux allures de pari gagné, est loin de s'appesantir sur son cas personnel. "Sur le terrain, je vais m'attacher à bien faire ce qu'on me demande et ça s'arrête là. Le plaisir vient toujours après... Bien sûr, j'étais content, même si je m'y attendais un petit peu. Déjà Marc (Lièvremont) m'avait confié avant la tournée d'été qu'il comptait m'utiliser en 8. Ce n'est donc pas une grande surprise, mais une vraie satisfaction, oui, parce que c'est un poste que j'aime, je fais beaucoup d'efforts pour y être performant, donc mon travail est récompensé." De Sale au Racing, Chabal a fait sa mue... Son travail pour gagner son pari Un an et demi après son retour en France, Chabal touche enfin les dividendes du travail débuté outre Manche sous les ordres de Philippe Saint-André, avec les Sharks de Sale, et poursuivi par Pierre Berbizier au Racing. "Je pense que c'est la vision que Pierre m'a donné du jeu que je pouvais pratiquer avec mes coéquipiers et pour mes coéquipiers, qui fait qu'on a peut-être l'impression que je suis plus mobile. Il est certain qu'avant j'étais enfermé dans un seul registre, celui de prendre le ballon et d'attaquer la ligne ; aujourd'hui, Pierre me demande de choisir des options de jeu, de faire des passes, de déplacer le ballon, plutôt que de faire systématiquement la même chose et de finir par être très attendu en Top 14, d'où une plus grande difficulté à franchir la ligne d'avantage. En créant l'incertitude, je peux passer, continuer à faire ce que j'aime... (sourire) ou venir jouer en leurre, ma palette s'est enrichie. C'est une vraie évolution personnelle, tout simplement, il fallait que j'y prenne tous mes repères, on ne m'avait jamais jusqu'à aujourd'hui demandé de jouer comme ça. Pierre me l'a demandé parce qu'il a senti que j'en étais capable." Sa revanche ? Quelle revanche ? L'éternel impact player a su prouver sa crédibilité en troisième ligne et avec renverser l'opinion des observateurs à la faveur de performances de haut niveau réussies en club. On pourrait s'attendre en retour à le voir déguster sa revanche, l'heure n'est pourtant pas au règlement de comptes. "On me parle de revanche. Mais une revanche sur quoi ? Deuxième ligne ? Je pense simplement que ce n'est pas là que je peux exprimer le maximum de mon potentiel, je l'ai toujours dit, le poste de n°8 est celui que je préfère. Mais si on me demande d'évoluer en deuxième ligne, je m'y plierai sans rechigner et en voulant donner le meilleur de moi-même. Donc il n'y a pas de revanche parce que jouer en deuxième ligne m'a permis de rester dans le groupe jusqu'à aujourd'hui. C'était le plus important pour la confiance, en termes de continuité pour exister jusqu'à la Coupe du monde."