Le Graët: "L'Afrique du Sud est derrière nous"

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Le Graët: "L'Afrique du Sud est derrière nous"
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A l'occasion de l'Assemblée générale de la Fédération française de football, ce samedi à Paris, son président, Noël Le Graët, a évoqué devant la presse plusieurs sujets, notamment le calendrier de l'équipe de France avant son départ pour l'Euro 2012. En revanche, l'ancien président de Guingamp n'a pas souhaité parler de l'éventuelle reconduction du contrat de Laurent Blanc...

A l'occasion de l'Assemblée générale de la Fédération française de football, ce samedi à Paris, son président, Noël Le Graët, a évoqué devant la presse plusieurs sujets, notamment le calendrier de l'équipe de France avant son départ pour l'Euro 2012. En revanche, l'ancien président de Guingamp n'a pas souhaité parler de l'éventuelle reconduction du contrat de Laurent Blanc... Lors de votre discours de clôture ce samedi, vous avez déclaré que "certains se cachaient derrière Knysna". Qu'avez-vous voulu dire par là ? L'excuse de l'Afrique du Sud a bon dos. Certains disaient que le nombre de licenciés avaient chuté et que l'on avait perdu des sponsors à cause de Knysna. C'est faux. C'est terminé et l'Afrique du Sud est derrière nous, car aujourd'hui, on est sur de nouveaux objectifs qui ne sont pas concernés par cet événement. L'Afrique du Sud, ce n'était qu'un accident sportif. Quand Franck Ribéry utilise l'Afrique du Sud pour évoquer ses performances décevantes en équipe de France, qu'en pensez-vous ? Il joue bien actuellement en Allemagne. En équipe de France, il peut mieux faire... Toujours à propos des Bleus, où en êtes-vous de la reconduction du contrat du sélectionneur Laurent Blanc ? On verra en temps et en heure. Il faut avoir du respect pour le football amateur. Si vous voulez, on parlera de Laurent Blanc lors d'une prochaine soirée. Mais sur le temps de la signature de Laurent Blanc, on verra plus tard. Alors pouvez-vous nous donner le calendrier de l'équipe de France avant l'Euro 2012 en Pologne et en Ukraine ? Les joueurs seront réunis à Clairefontaine après la fin de saison. Ensuite, ils prendront la direction de Valenciennes. Ensuite, ils seront en stage au Touquet avant un match à Reims. Il restera un dernier match amical au Mans avant le retour à Clairefontaine et le départ pour l'Ukraine. Pourquoi avez-vous choisi Valenciennes, Reims et Le Mans pour la tenue de ces trois matches amicaux avant l'Euro ? On a choisi ces trois villes parce qu'elles ont récemment investi dans des stades de 20000 à 25000 places. C'était le moment de le faire et on fera également Le Havre au mois d'août (pour l'inauguration du nouveau stade, ndlr). Après, ce sera très dur car nous aurons quelques obligations avec les inaugurations des futurs stades de l'Euro 2016. "A la Fédération, c'est plus amical" Vous avez été président de club, président de la Ligue et maintenant président de la Fédération. Est-ce différent de vos anciens postes ? C'est une autre vision. Quand vous êtes président de club, vous êtes égoïste car on pense d'abord à son club. A la Fédération, il y a une vision plus large. Par exemple, faire jouer de nombreux licenciés, ce n'est pas la fonction d'un président de club de L1 ou L2. Il y a des contacts qualitatifs intéressants quand vous êtes à la Fédé. Je ne suis pas là depuis longtemps, mais j'en apprends tous les jours. Quand vous êtes président de Guingamp, vous êtes attaché à votre club, à vos racines, car vous vivez dans cette ville. Vous vous battez pour cette ville. A la Ligue, c'était un peu plus querelleur car tenter de rassembler tout le monde, ce n'était pas souvent une partie de plaisir. Alors qu'à la Fédération, c'est plus amical, même si les débats peuvent être serrés dans les bureaux. Quels sont les chantiers à venir pour le patron de la Fédération française de football ? Il y a encore de nombreux litiges à gérer. Le contrat Sportfive n'est pas tout à fait reglé. Les droits audiovisuels sont en cours de négociations. Ce sont des dossiers importants qui ne sont pas très médiatiques, mais qui sont importants pour le bon déroulement de la Fédération. On est en équilibre car on a réalisé un bond au niveau de nos finances. De plus, cette année, dans notre budget, nous allouerons 51 millions d'euros à la Ligue de football amateur avec des finances à l'équilibre, c'est un montant historique. Tout le monde vous soutient-il à la Fédération ? Si tout le monde nous aime, c'est un peu louche, mais il faut toujours un peu de contestation pour avancer. Tout se passe très bien. La mise en place de la nouvelle direction est récente avec le changement des principaux cadres et je dois avouer que cela n'a pas été facile pour tout le monde. Mais en janvier, je vais leur présenter mes voeux et on va passer un bon moment ensemble. Franchement, cela se passe super bien. Pensez-vous déjà à votre réélection dans un an ? Mon élection ne se joue pas ce soir. J'ai été très content d'avoir été candidat et vous le savez, je n'étais pas favori. Quand vous arrivez à ce poste, vous ne pensez qu'à travailler. J'essaie donc de prendre les bonnes décisions. J'ouvre tous les dossiers sans en fermer un et sans me cacher. Pour l'instant, je suis encore dans cette période où il y a encore beaucoup de dossiers à régler.