Le GP du Japon dans le rétro

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Le GP du Japon dans le rétro
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Du départ, le moment clé de la course, fatal notamment à Petrov, à l'arrivée, revivez les points marquants du Grand Prix du Japon. Partis en première ligne, Vettel et Webber, respectivement premier et deuxième sous le drapeau à damiers, sont les grands gagnants du week-end. Button et Hamilton ont eux perdu du terrain à l'issue d'une course animée par Kobayashi, le héros local.

Du départ, le moment clé de la course, fatal notamment à Petrov, à l'arrivée, revivez les points marquants du Grand Prix du Japon. Partis en première ligne, Vettel et Webber, respectivement premier et deuxième sous le drapeau à damiers, sont les grands gagnants du week-end. Button et Hamilton ont eux perdu du terrain à l'issue d'une course animée par Kobayashi, le héros local. LE MOMENT CLE : Le départ "Sebastian a été un demi dixième plus rapide que moi ce matin et la pole est un sérieux argument pour la course." Voilà résumé par Mark Webber le Grand Prix du Japon. Disputée sur l'un des tracés les plus excitants de la saison, où même les dépassements sont autorisés (si, si, demandez donc à Kobayashi !), l'étape nippone n'a pourtant pas donné lieu à beaucoup de bouleversements. Et mieux valait être là à l'heure au départ. Mark Webber, doublé par Robert Kubica, aurait ainsi pu s'en mordre les doigts si le Polonais n'avait pas abandonné quatre tours plus loin. Relégué au huitième rang, la faute à un changement de boîte de vitesses qui lui a coûté cinq places sur la grille, Lewis Hamilton a lui bondi pour gagner deux places et revenir dans le pot d'échappement de son coéquipier, Jenson Button. A la sortie de la voiture de sécurité, intervenue sur six tours le temps d'évacuer les monoplaces de Petrov, Hülkenberg, Massa et Liuzzi, le Top 5 du Grand Prix du Japon était ainsi connu, dans l'ordre, Vettel, Webber, Alonso, Button et Hamilton. DANS LE BAQUET DE : Jenson Button Pointé à 25 points de Mark Webber à la veille du week-end japonais, Jenson Button était en quête de gros points à Suzuka, lui qui n'a plus gagné depuis le Grand Prix de Chine. Pour parvenir à ses fins, le champion du monde en titre a tenté un pari : s'élancer en gommes dures alors que ses adversaires optaient tous pour des pneus tendres. Las, les « tendres » ont mieux tenu qu'il ne l'aurait imaginé, l'empêchant de creuser l'écart comme il l'avait envisagé malgré un retour aux stands plus tardif que ses camarades. "Nous allons regarder les datas pour comprendre pourquoi les gommes tendres n'ont pas perdu de leur efficacité comme prévu. Sachant cela, il aurait été peut-être plus judicieux de rentrer au stand plus tôt pour chausser des pneus tendres", confiait le Britannique, déçu d'avoir raté son coup même s'il reconnaissait que les Red Bull n'étaient pas battables. Résultat, il est toujours cinquième du championnat du monde. Mais désormais à 31 longueurs du leader australien. LA STAT : 12 Comme la place décrochée par Heikki Kovalainen au volant de la Lotus-Cosworth. S'il avait autrefois l'habitude de se battre pour le podium lorsqu'il était encore installé la saison dernière dans le baquet de la McLaren, le Finlandais goûtait franchement cette place sur la ligne d'arrivée, juste devant son coéquipier Jarno Trulli. "Ce fut une course envoûtante, fantastique pour moi, pour Jarno et l'équipe", appréciait-il. Il faut dire que Lotus a réussi là sa meilleure performance de la saison en course. LA PERF : Kamui Kobayashi Dans le coeur des Japonais, et peut-être même de nombreux observateurs, il est le grand gagnant du Grand Prix du Japon. Chez lui, l'enfant du pays s'est chargé d'animer une course un peu moribonde. "Sa course fut tout simplement fantastique. Et fa façon dont il a doublé plusieurs concurrents fantastique", s'enthousiasmait Monischa Kaltenborn, remplaçante de Peter Sauber ce week-end au Japon. "J'ai fait de mon mieux et je suis comblé. Je suis ravi pour le public japonais qui a vu une course excitante", soufflait de son coté le héros du jour. Car le Japonais, découvert en fin de saison dernière au Brésil où il s'était offert le luxe de résister au futur champion du monde, Jenson Button, s'est employé pour chauffer ses supporteurs. Parti de la 14e place sur la grille, Kobayashi a franchi la ligne en septième position grâce à un coup de volant aiguisé. Jaime Alguersuari en a fait les frais à deux reprises (13e et 44e tours). Adrian Sutil (18e tour) et Rubens Barrichello (48e tour) ont eux aussi cédé dans la même épingle face aux attaques déterminées du Japonais. Lequel n'a pas épargné sa monoplace, amochée par ces rudes batailles. Mais le jeu en valait définitivement la chandelle. LA SORTIE DE PISTE : Renault Troisième sur la grille de départ, Robert Kubica pouvait légitimement envisager un quatrième podium cette saison. Une impression renforcée par son départ canon qui lui a permis de doubler Mark Webber avant le premier virage. Deux petits tours plus tard, le Polonais rangeait sur le bas-côté sa Renault privée de... roue arrière droite ! "Nous ne savons pas exactement ce qui s'est passé mais c'est vraiment dommage pour Robert qui ne méritait pas ça et qui a été exceptionnel ce week-end", ne pouvait que regretter Eric Boullier, le patron de l'écurie franco-luxembourgeoise. C'est sur cette incroyable bourde que Renault fermait boutique, Vitaly Petrov n'ayant même pas dépassé le premier virage, le Russe s'étant rabattu un peu fort sur la Williams d'Hülkenberg après un joli départ là aussi. Conséquence, une R30 dans le mur et cinq places de pénalité sur la grille de départ du prochain Grand Prix, dans deux semaines en Corée du Sud. Quand ça ne veut pas... LA PHRASE : "Ça fait beaucoup de malchance", de Lewis Hamilton (McLaren) Déjà parti à la faute vendredi lors des premiers essais libres puis contraint de changer de boîte de vitesses à la veille des qualifications, ce qui lui a coûté cinq places sur la grille de départ, Lewis Hamilton a de nouveau connu un problème de boîte de vitesses pendant le Grand Prix du Japon, l'empêchant de se battre à armes égales pour la troisième place avec Fernando Alonso. "Ça fait beaucoup de malchance", a confié l'Anglais, finalement cinquième derrière Jenson Button. "Je ne pouvais plus descendre en dessous de la quatrième. J'avais peur que la monoplace ne tienne pas, elle faisait des bruits bizarres, mais j'ai croisé les doigts et essayé de ne pas trop changer de rapports. Je suis vraiment heureux d'avoir franchi la ligne, une première pour moi depuis un petit bout de temps", a ajouté l'Anglais qui restait sur deux abandons. Cette cinquième place ne fait pourtant pas son bonheur au classement pilote où il est désormais relégué à 28 points de Mark Webber. "Ma situation au championnat n'est pas terrible. Mais il reste trois courses et 75 points à gagner donc je reste optimiste. Je vais continuer de me battre."