Le GP de Corée dans le rétro

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Le GP de Corée dans le rétro
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Du départ, sous une voiture de sécurité en piste pendant 17 tours, aux abandons des deux Red Bull de Sebastien Vettel (casse moteur) et Mark Webber (sortie de piste), revivez les moments marquants du Grand Prix de Corée. Si la perf' revient à Michael Schumacher finalement 4e, le grand gagnant est forcément Fernando Alonso, qui inscrit le premier son nom au palmarès et se retrouve surtout propulsé au rang de grand favori pour le titre.

Du départ, sous une voiture de sécurité en piste pendant 17 tours, aux abandons des deux Red Bull de Sebastien Vettel (casse moteur) et Mark Webber (sortie de piste), revivez les moments marquants du Grand Prix de Corée. Si la perf' revient à Michael Schumacher finalement 4e, le grand gagnant est forcément Fernando Alonso, qui inscrit le premier son nom au palmarès et se retrouve surtout propulsé au rang de grand favori pour le titre. LE MOMENT CLE : Sebastian Vettel Sebastian Vettel pouvait l'avoir mauvaise. En pole position pour la neuvième fois de la saison, le pilote Red Bull avait déjà en ligne de mire une troisième victoire cette saison. En tête depuis le début de la course et profitant pleinement d'une vue dégagée, baby-schumi conservait une longueur d'avance sur Fernando Alonso quand au 46e tour, soit à moins de 10 boucles du terme de la course, le moteur Renault (impeccable depuis le début de la saison) a rendu l'âme, d'abord sous forme de fumée puis de flammes que Vettel a éteint lui-même. Un vrai crève-coeur pour le pilote Red Bull qui, plutôt que d'envisager avec gourmandise la fin de la saison et la lutte pour le titre se voit sans les 25 points de la victoire et condamné aux miettes. Le titre devrait sans aucun doute lui échapper. Cette saison, Sebastian Vettel a vraiment payé pour apprendre. DANS LE BAQUET DE : Fernando Alonso Fernando Alonso est incontestablement le grand gagnant de ce premier Grand Prix de Corée de l'histoire. Premier lauréat sur le circuit de Yeongam, le pilote Ferrari a longtemps pensé devoir se contenter de la deuxième place. Une situation totalement en phase avec sa volonté de viser systématiquement une place sur le podium dans l'optique de la course au titre. La sortie de piste de Mark Webber lui avait déjà ouvert de nouvelles perspectives, l'abandon de Sebastian Vettel est carrément une bénédiction. Arrivé à égalité de points avec Vettel à 14 points de Mark Webber, il repart avec 11 longueurs d'avance sur l'Australien et 21 sur Lewis Hamilton. De plus, Vettel et Button sont quasiment éliminés de la course. Fernando Alonso est désormais le grand favori pour le titre, c'est une évidence. LA STAT : 17 La pluie n'a pas épargné les pilotes. Du coup, après une première tentative et un départ derrière la voiture de sécurité, les pilotes effectuent trois boucles avant que la direction de course ne sorte un drapeau rouge logique. Cinquante minutes plus tard, re-départ sous voiture de sécurité pour 14 longues boucles cette fois-ci. Si lors du premier départ, les pilotes étaient unanimes quant aux conditions impossibles, cette fois, l'unanimité s'est faite au fil du temps pour que les commissaires de course lâchent enfin la meute. Ce sera fait après 17 tours sous voiture de sécurité. Une éternité... LA PERF : Michael Schumacher "Je suis particulièrement heureux de ma course aujourd'hui et je dois dire merci à mon équipe qui m'a guidé parfaitement durant cette course". "Schumi", sur le site de la F1, était soulagé ! Pour la troisième fois de la saison, l'Allemand termine au pied du podium (après l'Espagne et la Turquie) et égale donc son meilleur résultat de l'année Le septuple champion du monde a su profiter des conditions difficiles pour réaliser une course propre et prendre ses distances au championnat sur son jeune compatriote Sutil, qui commençait à sérieusement le chatouiller. L'abandon de Rosberg lui permet également de devancer son coéquipier pour la quatrième fois de la saison, la deuxième consécutive. Toujours bon à prendre alors que sa place pour 2011 était largement remise en question ces dernières semaines. LA SORTIE DE PISTE : Mark Webber Au milieu du 19e tour, deux boucles seulement après que la voiture de sécurité se soit enfin effacée, l'Australien sort trop large d'une courbe sur la droite et perd le contrôle de sa Red Bull sur le vibreur. Sa monoplace traverse d'abord la piste devant Alonso, heurte violemment le mur opposé avant de revenir sur le tracé. Rosberg, lancé à pleine vitesse à l'intérieur, ne peut l'éviter et le heurte de plein fouet. L'abandon des deux pilotes est inévitable, l'épave de la Red Bull de Webber embourbée sur le bas côté causant l'intervention... de la voiture de sécurité ! Il s'agit seulement du deuxième abandon de la saison pour l'Australien après son spectaculaire envol à Valence. En matière d'accident, le pilote Red Bull ne fait pas les choses à moitié... Les 24 Heures du Mans s'en souviennent d'ailleurs encore après son vol plané au volant d'une Mercedes en 1999. LA PHRASE : "Lors du crash de Webber, ça m'a déçu de voir les mécaniciens de McLaren et Ferrari brandir le poing en l'air avant que l'on ne sache si l'accident était grave ou non. Que ce serait-il passé si Mark ou Nico Rosberg avaient été blessés ? ", de David Coulthard (sur le site du "Telegraph") L'ancien porte-parole de l'association des pilotes, toujours impliqué dans l'encadrement de Red Bull, n'a pas vraiment digéré le comportement des adversaires de son ancienne écurie au moment de la sortie de piste de Mark Webber...