Le GP de Chine dans le rétro

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Le GP de Chine dans le rétro
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La clé de la victoire de Lewis Hamilton, dimanche à Shanghai, la cinquième place d'un Nico Rosberg offensif, la nouvelle déception pour la Scuderia Ferrari ou encore le retour en trombe de Mark Webber, découvrez tout ce qu'il faut retenir du Grand Prix de Chine disputé ce week-end et marqué par la fin de l'hégémonie de Sebastian Vettel.

La clé de la victoire de Lewis Hamilton, dimanche à Shanghai, la cinquième place d'un Nico Rosberg offensif, la nouvelle déception pour la Scuderia Ferrari ou encore le retour en trombe de Mark Webber, découvrez tout ce qu'il faut retenir du Grand Prix de Chine disputé ce week-end et marqué par la fin de l'hégémonie de Sebastian Vettel. LE MOMENT CLÉ : Le 52e tour C'est à quatre boucles du but que le Grand Prix de Chine a désigné son vainqueur dimanche. Revenu de loin avec une stratégie à trois arrêts exigeante en terme d'agressivité, Lewis Hamilton, calé à sept dixièmes du leader Sebastian Vettel à la fin du 50e tour, est alors passé à l'attaque, impitoyable face à une RB7 chaussée de pneus durs depuis la 31e boucle. "Je pense que nous avons adopté la bonne stratégie. Les pneus tendres neufs que j'ai chaussés ont été plus durables et les arrêts au stand ont été fantastiques. La voiture a été parfaite. J'essayais de gérer mes pneumatiques tout en haussant le rythme. Cette course a été l'une des plus belles que j'ai vécue", jubilait à l'arrivée le pilote McLaren qui n'avait plus été à pareille fête depuis le Grand Prix de Belgique l'an dernier. Le champion du monde sortant, lui, s'avouait vaincu: "La voiture allait vite. Elle est allée vite tout le week-end mais une fois qu'il a été décidé de ne faire que deux arrêts, il a fallu être patient et ménager les pneus. Quand ça ne marche pas, ça ne marche pas. J'ai compris à sept tours de la fin que je ne pouvais pas faire grand-chose. Je ne crois pas que la deuxième place soit une déception." DANS LE BAQUET DE : Nico Rosberg Satané réservoir ! Qui sait si Nico Rosberg n'aurait pas volé vers la victoire s'il n'avait dû ralentir la cadence sous la menace d'une panne sèche dès le 41e tour. A cet instant de la course, le pilote allemand prouve comme en qualifications que la Mercedes est en net progrès. Quatrième sur la grille dans la 29e boucle quand la Ferrari de Fernando Alonso glisse du podium à son profit, la MGP W02 grignote tour après tour ses secondes de débours par rapport à Sebastian Vettel et Felipe Massa, les leaders d'alors. Hélas contraint de lever le pied tandis que la McLaren de Lewis Hamilton monte en puissance, Nico Rosberg finit par lâcher prise, échouant finalement au cinquième rang, derrière Mark Webber et Jenson Button. "Je suis déçu car je n'ai pas réussi à saisir l'opportunité qui m'était donnée. Nous avons réalisé des progrès importants sur la voiture ce week-end et c'est de bon augure pour les prochaines courses. Être en tête de la course après tant de tours était une superbe sensation mais nous avons eu ensuite des problèmes de consommation. Nous aurions pu accrocher le podium", estimera après coup l'intéressé. LA PERF : Mark Webber Déjà miraculé une semaine plus tôt en Malaisie, quatrième sous le drapeau à damiers de Sepang malgré un départ catastrophique, Mark Webber a fait plus fort encore ce week-end en Chine. Parti de la 18e position sur la grille après une succession de mauvais choix (notamment de son équipe) en qualifications, l'Australien est tout de même parvenu à hisser sa Red Bull sur le podium, derrière Lewis Hamilton et Sebastian Vettel. Sans Kers s'il vous plaît ! Entre les 39e et 54e tours, la RB7 n°2 a fait feu pour doubler les monoplaces de Michael Schumacher, Fernando Alonso, Felipe Massa, Nico Rosberg et Jenson Button. "C'était un Grand Prix intéressant, soufflait-il modestement après sa chevauchée fantastique. J'ai commencé avec des gommes dures, histoire de m'en débarrasser. Cela n'a pas été facile. Quand on est toujours 17e après 15 tours, on se pose des questions. La meilleure chose à faire était d'oublier les qualifications et de partir en fond de grille. C'était une bonne course et une bonne journée pour l'équipe au niveau comptable." LA STAT : 2 Comme le nombre de points inscrit par Lotus Renault ce week-end. Après deux podiums successifs, la chute est rude. En proie à de sérieux problèmes mécaniques lors des essais du vendredi en Malaisie, Nick Heidfeld a cette fois souffert continuellement avec deux sorties de piste en essais libres et une stratégie désastreuse en qualifications pour finir 12e. Heureusement, Vitaly Petrov sauve les meubles avec les deux points de la 9e place. LA SORTIE DE PISTE : Jenson Button L'anecdote n'est pas sans rappeler la bourde commise par Jaime Alguesuari chez Toro Rosso en 2009, sur le circuit d'Abu Dhabi. A l'époque, l'intéressé avait manqué son stand, et s'était vu contraint de refaire une boucle pour observer son arrêt. Jenson Button n'a pas vécu pareille mésaventure dimanche à Shanghai mais s'est tout de même trompé de staff. Alors qu'il effectuait son premier arrêt, à la fin du 14e tour, le pilote McLaren, sans doute gêné par les mécaniciens Red Bull qui s'apprêtaient à recevoir Sebastian Vettel, a déboîté au mauvais emplacement, perdant ainsi de précieuses secondes et ressortant derrière son rival allemand. "C'était une surprise de voir Jenson attendre à mon garage. Les gars sont restés calmes et nous avons pu, par chance, prendre la tête de la course", s'amusait Vettel à l'issue du Grand Prix. Le Britannique lui aussi prenait cela avec le sourire : Je me suis dit: "Oh mon dieu, je n'arrive pas à croire que j'ai fait ça..." LA PHRASE : "C'est un moment très délicat", de Luca di Montezemolo Le président de Ferrari dresse sur le site de la Scuderia un constat sans appel d'un nouveau Grand Prix où les 150° Italia n'ont jamais été capables de suivre le rythme des meilleurs. "Cela n'est pas et ne peut pas être le niveau de l'équipe", admet-il. "Je m'attends à ce que nos ingénieurs agissent avec détermination, libèrent le maximum de leur savoir-faire et de leurs capacités pour améliorer rapidement la performance de la monoplace. Je veux que Ferrari soit là où les fans nous attendent."