Le GP de Belgique dans le rétro

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Le GP de Belgique dans le rétro
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Les Red Bull ont repris les rênes en signant un doublé dimanche, lors du Grand Prix de Belgique, après avoir laissé trois victoires à Ferrari et McLaren. Si Vettel a peut-être définitivement assommé la concurrence à Spa, Button et surtout Hamilton avaient pourtant les moyens de l'en empêcher. Découvrez tout ce qu'il faut retenir de cette 11e manche de la saison, marquée également par le bel anniversaire de "Schumi".

Les Red Bull ont repris les rênes en signant un doublé dimanche, lors du Grand Prix de Belgique, après avoir laissé trois victoires à Ferrari et McLaren. Si Vettel a peut-être définitivement assommé la concurrence à Spa, Button et surtout Hamilton avaient pourtant les moyens de l'en empêcher. Découvrez tout ce qu'il faut retenir de cette 11e manche de la saison, marquée également par le bel anniversaire de "Schumi". LE MOMENT CLÉ : Le dimanche matin Le Grand Prix de Belgique a bien failli connaître un scénario tout autre que celui offert dimanche à Spa. En cause: les pneus, qu'il a fallu utiliser sur le sec en course. Or, les essais libres et les qualifications se sont déroulés, au mieux sur une piste humide, au pire sur le mouillé. Dans ces conditions, difficile d'optimiser ses réglages, et l'option choisie samedi par Red Bull, McLaren et Ferrari a conduit à utiliser un carrossage non conforme aux recommandations du manufacturier. Plus de peur que de mal: les pilotes des top teams ont simplement constaté dimanche que leurs pneus cloquaient... Mais auparavant, Christian Horner, le boss de Red Bull, avait vraiment hésité à changer ce carrossage à la dernière minute pour garantir la sécurité de ses pilotes, et donc à s'élancer de la voie des stands: "On a beaucoup, beaucoup hésité, a-t-il ainsi indiqué à ESPN F1. La sécurité doit primer. On a eu un grand soutien de Pirelli et les données qu'ils nous ont fournies nous ont permis de faire notre choix." DANS LE BAQUET DE : Fernando Alonso Ce n'était pas un week-end pour les Ferrari, et donc pas pour Alonso. Relancé par sa victoire à Silverstone, l'Espagnol ne pouvait pas faire grand-chose en Belgique avec cette météo. Avec les pneus intermédiaires, la Scuderia a toujours traîné la patte, et le Taureau des Asturies s'en est même pas mal sorti au vu des conditions. Lui qui avait réussi à terminer 2e de la deuxième séance d'essais libres vendredi n'a pas pris part à la troisième séance le samedi, avant de terminer 8e des qualifications. "Il aurait été difficile de faire mieux que 4e", a fini par avouer Alonso le dimanche, au site de la F1. Le double champion du monde s'est même montré aux avant-postes lors du 7e tour, en passant Lewis Hamilton puis Nico Rosberg. Mais il n'a rien pu faire face aux retours de Sebastian Vettel puis de Mark Webber, même s'il est parvenu à tenir ce dernier pendant un certain temps. Tout espoir de titre est désormais proscrit pour Alonso, 3e à plus de 100 points de Vettel. LA PERF : Jenson Button Si les Ferrari ont pu faire croire qu'elles seraient les plus à même de contester l'archi-domination des Red Bull, les McLaren ont confirmé à Spa que ce rôle leur revenait bel et bien. Puisque Hamilton a explosé sa monoplace après être parti 2e, tous les espoirs de l'écurie britannique reposaient sur les épaules de Button. Le champion du monde 2009 s'est élancé de la 13e position et a fini la course 3e, malgré un passage imposé au stand au 5e tour pour changer d'aileron. "Il faudrait simplement qu'on arrête de faire des petites erreurs, si on veut encore gagner." Le résumé est simple, mais juste. Malgré toutes les péripéties connues durant tout le week-end - avec en premier lieu cette élimination en Q2 due à une incompréhension avec son équipe - Button a terminé à moins de dix secondes de Vettel. Sans soucis en tout genre, l'Anglais n'aurait peut-être pas gagné, mais il n'en aurait pas été loin. A coup sûr. LA STAT : 19 Il aurait largement mérité de figurer en tant que performance du week-end. Mais ce Grand Prix de Belgique était trop chargé en statistiques - ainsi qu'en émotions - pour que Michael Schumacher échappe à un clin d'oeil chiffré. Pour ses 20 ans de carrière, Schumacher a effectué la plus belle remontée de sa carrière: 19 places ! Parti de la 24e place après être sorti de piste samedi en Q1, "Schumi" a terminé 5e au terme d'une folle remontée. Jusqu'ici, son retour le plus impressionnant datait de Monaco 2006, où il était passé de la 22e à la 5e position. "Une super fin pour un super week-end ici à Spa. Avec toute ma famille, mes amis et mes fans ici, c'était une motivation extraordinaire, et je voudrais tous les remercier pour leur soutien." Coutumier du fait à Spa, sur le circuit où il avait débuté sa carrière le 25 août 1991, Schumacher avait déjà réussi à passer de la 16e à la 1ère place en 1995, pour remporter le Grand Prix de Belgique. Le septuple champion du monde a fait honneur à son anniversaire. LA SORTIE DE PISTE : Lewis Hamilton Plus que rageant. En cas de victoire à Spa, Hamilton pouvait encore légitimement croire au titre, puisqu'il aurait réduit son écart avec Vettel. Sa violente sortie de piste au 13e tour après avoir percuté Kamui Kobayashi le prive de tout, à commencer par le droit de garder ce fol espoir qui peut parfois permettre d'obtenir les résultats les plus inespérés. "Après avoir vu le ralenti, je me suis rendu compte que j'étais responsable à 100%, a admis le Britannique sur son compte Twitter. Je n'ai pas laissé assez d'espace à Kobayashi, je pensais être largement devant. Je m'excuse auprès de lui et de mon équipe, qui méritait mieux." Certes 4e au moment de l'accident, Hamilton tenait largement le rythme des Red Bull. Et au vu de la forme des McLaren à Spa, la victoire était tout à fait envisageable. Alors que Button est parti de la 13e place, Hamilton avait lui tenu la cadence en qualifications pour partir de la première ligne au côté de Vettel. En vain, donc. LA PHRASE: "Ça n'aurait pas pu être mieux", de Sebastian Vettel Il lui suffisait peut-être d'un succès pour assurer son titre. Ce n'est pas mathématique, mais la victoire de Vettel à Spa, assortie de la deuxième place de son coéquipier Mark Webber, assomme forcément la concurrence. Les trois dernières courses commençaient à redonner un véritable espoir aux derniers candidats au titre, mais les erreurs des McLaren ont fait le jeu de Red Bull, qui s'est montré aussi sérieux que performant en Belgique. "Je suis très heureux, a sobrement commenté l'Allemand sur le site de la F1. C'était une très bonne course pour nous, surtout que ce n'était pas facile avec le problème des pneus. Au début, c'était plus de la recherche et de la science que de la course (...) Avant la course, on a décidé que la priorité était simplement de finir, sans trop se focaliser sur la place. C'est pourquoi je suis si content. Ça n'aurait pas pu être mieux." Paroles d'un leader tranquille, lui qui compte désormais 92 points d'avance sur Webber, son plus proche poursuivant au championnat du monde.