Le droit de rêver...

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Le droit de rêver...
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Les filles d'Olivier Krumbholz ont remporté mardi soir à Lillehammer face à la Suède (22-21) leur deuxième match du Tour principal du Championnat d'Europe. Si elles n'ont plus leur destin entre leurs mains, la défaite, un peu plus tôt, de la Hongrie devant les Pays-Bas pourrait les aider au final même si les chances de voir les demi-finales restent très minimes. Il faudra de toute façon battre l'Ukraine mercredi.

Les filles d'Olivier Krumbholz ont remporté mardi soir à Lillehammer face à la Suède (22-21) leur deuxième match du Tour principal du Championnat d'Europe. Si elles n'ont plus leur destin entre leurs mains, la défaite, un peu plus tôt, de la Hongrie devant les Pays-Bas pourrait les aider au final même si les chances de voir les demi-finales restent très minimes. Il faudra de toute façon battre l'Ukraine mercredi. Et si c'était déjà l'heure des regrets ? Celui évidemment d'avoir raté ce début de championnat d'Europe avec deux défaites contre la Norvège et la Hongrie, d'autant que les Françaises ont montré mardi à Lillehammer qu'elles étaient capables de bien faire. Les protégées d'Olivier Krumbholz ont dominé les Suédoises de manière incontestable bien que la fin de rencontre, quasiment irrespirable, aurait pu noyer à jamais l'espoir infime qu'il reste aux Bleues de se hisser en demi-finales. "Je pense qu'on a enfin retrouvé notre vraie défense, celle de l'équipe de France. Il y a du progrès, quand on regarde les matches du début du championnat et aujourd'hui, ça n'a rien à voir. C'est le jour et la nuit", confiera Siraba Dembele devant les caméras de Sport +. Les vice-championnes du monde ont donc fait trébucher la Suède, invaincue jusque-là et qui s'était offert deux jours plus tôt la Norvège, co-organisatrice, et parmi les grandes favorites de la compétition. Grâce à une Amandine Leynaud des grands soirs, dans la foulée de sa performance observée contre les Pays-Bas (23-21) 48 heures plus tôt, et d'une défense très agressive, les Françaises ont su contrarier Gullden et minimiser l'impact de Torstensson qui finit tout de même meilleure marqueuse de la partie avec huit buts. A elle seule, la grande Scandinave (1,86 m) ramènera les siennes de 12-16 à 15-16 (46e) puis marquera deux fois d'affilée dans le money-time (20-19, 56e) avant que Mendy ne lui rende la pareille une minute plus tard (22-19). Trois points d'avance à la 57e, Amélie Goudjo et ses coéquipières pouvaient voir venir. Mais le temps mort suédois redonna espoir à la formation de Per Johansson revenue à une petite longueur (22-21). Lorsque Signate voit son tir repoussé, la situation est bouillante. Il reste 20 secondes aux Suédoises pour égaliser. Une mauvaise passe libère finalement les Bleues, plutôt veinardes sur cette dernière possession. Et que cela continue car il faudra à l'équipe de France une bonne dose de chance, ou de circonstances très favorables, pour terminer aux deux premières places du groupe 2. En cas de succès mercredi devant l'Ukraine, les Bleues risquent fortement de se retrouver au final avec deux ou trois équipes et le même nombre de points (6), comme la Norvège victorieuse de l'Ukraine (32-19), mais un goal-average particulier défavorable.