Le doublé était tout près

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Le doublé était tout près
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Les Tricolores ont terminé le championnat d'Europe en s'octroyant ce dimanche de l'or et de l'argent dans les compétitions par équipes. Si la balade des Françaises, déjà brillantes en individuel avec 8 médailles, était attendue, les hommes se sont hissés en finale mais n'ont pas réussi à vaincre l'Ukraine en finale (3-2). Le bilan des équipes de France est tout de même globalement positif.

Les Tricolores ont terminé le championnat d'Europe en s'octroyant ce dimanche de l'or et de l'argent dans les compétitions par équipes. Si la balade des Françaises, déjà brillantes en individuel avec 8 médailles, était attendue, les hommes se sont hissés en finale mais n'ont pas réussi à vaincre l'Ukraine en finale (3-2). Le bilan des équipes de France est tout de même globalement positif. De l'or et de l'argent pour confirmer la domination tricolore à Istanbul. Ce championnat d'Europe a définitivement scellé la bonne forme actuelle des équipes de France, ce dimanche. Après des performances individuelles, principalement des féminines de très haut niveau puisqu'elles ont remporté 8 médailles sur 9 catégories, les Bleues ont confirmé avec le titre par équipes. "Ce n'était pas facile d'enchaîner avec une deuxième compétition, mais on était super motivée et soudée. On s'était promis de se donner à fond ensemble", explique Gevrise Emane qui repart d'Istanbul avec deux médailles d'or. Priscilla Gneto, Automne Pavia, Gévrise Emane, Lucie Décosse et Anne-Sophie Mondière ont fait honneur à leur réputation en écartant lors de leur entrée en lice, au stade des quarts de finale, les Britanniques 4-1. Lancées, les Bleues (avec Bonna pour remplacer Gneto) ont confirmé contre les Turques sur le même score de 4-1. Encore un succès sans appel pour les Françaises qui leur a donc ouvert la voie d'une finale face à l'Allemagne. Un dernier acte bouclé aisément. Si Bonna, championne d'Europe, s'est inclinée en golden score face à Tarangul, dans la foulée, Pavia a disposé de Waechter (ippon), Emane a battu Malzahn (ippon) avant que Décosse ne dispose de Marzok (waza ari) pour donner le 3e point victorieux aux Bleues avant même le dernier combat de Mondière. Le voeu de Riner exaucé Les garçons avaient un autre défi à relever, celui de se rattraper après un tournoi individuel mi-figue mi-raisin avec le seul Teddy Riner pour grimper sur le podium. "Je vais savourer cette victoire avant de me reconcentrer pour aller chercher une médaille avec les copains demain parce que je suis le seul garçon à avoir une médaille et j'aimerais bien que tout le monde reparte avec une médaille, c'est très important pour moi", avait expliqué le Guadeloupéen après son titre. Une volonté évidemment partagée par le clan tricolore et traduite dans les faits par un carton pour leur entrée en scène face à la Grèce. Pierre Duprat, Ugo Legrand, Loic Pietri, Anthony Laignes avaient placé les Bleus sur orbite 4-0. Pour le dernier match, Iliadis, champion olympique et champion d'Europe la veille, a préféré renoncer à affronter Teddy Riner dans une catégorie de +90kg qui ouvre effectivement la porte à quelques différences... En demi-finales face à la Pologne, les Bleus (avec Darbelet à la place de Legrand) n'ont pas davantage souffert puisqu'à part Duprat, ce fut le carton plein 4-1. Mais la dernière marche face à l'Ukraine va leur être fatale. Si Larose prend la main et l'emporte face à Drebot, derrière lui, Darbelet mène waza-ari face à Soroka à 30 secondes du terme avant de se faire surprendre. C'est le début de soucis pour les Bleus puisque Pietri subit la loi de Vasylenko en golden score, chacun ayant marqué waza ari. La pression est forte sur Dafreville qui doit impérativement l'emporter. Malheureusement, il se fait étrangler et les espoirs de titre s'envolent. Riner passe tout de même un ippon à Bodarenko mais seulement pour l'honneur car l'équipe de France s'incline 3-2 et termine donc en argent.