Le défi de l'Asvel et d'Orléans

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Le défi de l'Asvel et d'Orléans
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BASKET - Orléans, à l'Olympiakos, et l'Asvel, à Kaunas, se déplacent pour la première journée de l'Euroligue.

L'Euroligue c'est parti ! Villeurbanne, qui se déplace à Kaunas, et Orléans, qui rend visite à l'Olympiakos, débutent mercredi leur campagne européenne, millésime 2009-10, avec des ambitions différentes. Pour l'Asvel, le Top 16 peut raisonnablement être visé, tandis que les hommes de Philippe Hervé sont là pour apprendre.Kaunas-Villeurbanne: l'Asvel enfin lancée ?Deux défaites pour entamer la saison en Pro A ont mis le doute dans l'esprit de Vincent Collet. Mais la victoire de l'Asvel, ce week-end contre Strasbourg (90-66), lors de la troisième journée, a quelque peu rassuré le coach rhodanien. Avant d'entamer l'Euroligue par un déplacement périlleux à Kaunas, il était temps ! "Ce succès va nous libérer, nous encourager à avoir le même engagement, la même agressivité", espère le coach villeurbannais dans les colonnes du Progrès.Face au danger permanent que constitue l'équipe lituanienne, invaincue depuis le début de saison et récente lauréate de la Baltic Cup, Villeurbanne va devoir faire valoir son statut de champion de France. Et son recrutement XXL qui, avec Borchardt, Dixon, Lukauskis et Kangur, a été pensé pour régner sur la scène française et décrocher une place dans le Top 16 sur les parquets européens. Dans une poule relevée (Barcelone, Kaunas, Sienne, Cibona Zagreb et Fernebahçe), la "Green Team" n'aura pas la partie facile. Mais avoir battu la SIG a redonné confiance aux troupes.Olympiakos-Orléans: tout nouveau, tout beau ?Pour les premiers pas en Euroligue de son histoire, Orléans va avoir un très bon aperçu de ce qui l'attend dans la plus prestigieuse des coupes européennes: du très lourd ! Car l'Olympiakos, vainqueur de la compétition en 1997, ne va rien laisser passer contre le petit poucet français. Même privée de son pivot Schortsanitis, surnommé "Baby Shaq" et touché par le virus H1N1, la formation grecque reste une équipe de gros calibre, habituée au Final Four. Elle ne sera pas la celle à être redoutable dans le groupe B, composé également de l'Efes Pilsen, de Malaga, du Partizan Belgrade et du Lietuvos Rytas.Mais l'Entente n'a pas à rougir. Sa progression fulgurante depuis trois ans, date de sa montée en Pro A, n'est pas le simple fruit du hasard mais bien la résultante d'un collectif parfaitement rodée, entraîné par un coach de qualité, Philippe Hervé, qui avait su hissé Villeurbanne au Top 16 lorsqu'il était sur le banc de l'Asvel en 2002-03. Problème: l'EO45 a subi ce week-end un revers évitable à Cholet (57-64). Qu'importe. Le vice-champion de France, auteur d'un beau parcours lors du tour préliminaire de la compétition avec notamment une prestation de haut vol face au Benetton Trévise, a suffisamment de certitudes (Nichols, Banks, Coville, Doellman) pour espérer jouer les trouble-fête. Surtout s'il se renforce dans les semaines qui viennent.