Le dauphin aussi est tombé

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Le dauphin aussi est tombé
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Lorient a gagné sa place en quarts de finale de la Coupe de la Ligue, mercredi, en s'imposant sur la pelouse de Montpellier (1-2). Cueillis à froid par Emeghara, les Pailladins ont eu le mérite d'égaliser par Giroud en infériorité numérique, avant de fléchir à nouveau sur une réalisation de Campbell. Avec le PSG, écarté plus tôt par Dijon, les deux premiers du championnat de France ont tiré leur révérence en ce jour de huitièmes de finale.

Lorient a gagné sa place en quarts de finale de la Coupe de la Ligue, mercredi, en s'imposant sur la pelouse de Montpellier (1-2). Cueillis à froid par Emeghara, les Pailladins ont eu le mérite d'égaliser par Giroud en infériorité numérique, avant de fléchir à nouveau sur une réalisation de Campbell. Avec le PSG, écarté plus tôt par Dijon, les deux premiers du championnat de France ont tiré leur révérence en ce jour de huitièmes de finale. La glorieuse incertitude du sport n'est jamais plus palpable qu'en coupe. Entre Montpellier et Lorient, l'affiche n'était certes pas déséquilibrée, mais le premier club avait-il au moins la faveur des pronostics. Deuxièmes de l'élite avec à leur crédit la plus grande puissance de feu (25 buts marqués en 11 journées), les Pailladins accueillaient les Merlus en position de force ce mercredi soir à la Mosson, sur un terrain où le PSG seul est venu s'imposer depuis le début de la saison. Pourtant, ce sont bien les Lorientais qui joueront les quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Décidé à ménager sa ligne d'attaque si prolifique - Giroud en tête - René Girard n'a pu compter sur les Kabze ou Koïta pour soutenir la comparaison. Egalement largement remaniée au coup d'envoi, la formation morbihannaise, sans doute plus homogène, n'a elle pas tardé à trouver ses repères. D'entrée de rencontre, Sunu sème la zizanie dans l'arrière-garde héraultaise, les Bretons s'enhardissent et trouvent la faille dans le premier quart d'heure. Lancé côté gauche, Emeghara s'en va défier et battre Pionnier d'un plat du pied ajusté (0-1, 15e). La réaction des locaux est timide, si bien que Sunu manque de corser l'addition lorsque son centre-tir échoue sur le dos de la barre transversale montpelliéraine (23e). Dans la foulée, Cabella, bien servi par Koïta, allume certes un pétard rasant le montant supérieur du jeune Lecomte (29e), mais Lorient tient bon, conforté sur ses arrières par un Ecuele-Manga aux allures de roc. Las pour les Merlus, le rocher va s'effriter, contraint de céder sa place peu après la reprise (49e). Le bilan est lourd pour un Christian Gourcuff qui aura par ailleurs déploré les sorties sur blessure d'Autret (25e) et Emeghara (41e). Giroud ne suffit pas Révolté au retour des vestiaires, le MHSC en profite pour partir à l'assaut des buts morbihannais. Seulement Lorient demeure dangereux en contre, se permet de louper le break par Penalba (51e) et finit par prendre un réel ascendant tandis que Bocaly essuie son second carton jaune du match (55e). En infériorité numérique, les Pailladins trouvent néanmoins les ressources pour revenir dans la partie... sur leur banc ! A l'heure de jeu, Giroud fait son apparition, et égalise cinq minutes plus tard avec le concours précieux du vétéran Pitau - son neuvième but, déjà, cette saison (1-1, 66e). La Mosson s'embrase, aussitôt douchée par Campbell, lequel trouve à son tour le chemin des filets à la réception d'une ouverture impeccable de Coutadeur (1-2, 69e). Bousculé jusqu'au coup de sifflet final, Lorient se paiera même le luxe de manquer un penalty, sifflé pour une faute de Pionnier sur Campbell et mal tiré par Penalba (78e). Qu'importe, ce mercredi soir la logique de la hiérarchie n'a pas primé. Finaliste de la Coupe de la Ligue au printemps dernier, Montpellier est éliminé. Comme le PSG, le club du président Nicollin, deuxième de L1 après 11 levées, peut très vite espérer se consoler en championnat.