Le coup de la panne

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Le coup de la panne
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Alors qu'elle menait 17-10 à la pause face au Brésil, et semblait voguer vers une victoire aisée, l'équipe de France est complètement passée à côté de son sujet dans le deuxième acte, pour concéder sa première défaite du Mondial (26-22). Avec ce revers, les Tricolores auront bien du mal à décrocher la première place du groupe C, et devront se remettre en cause, pour voir plus loin.

Alors qu'elle menait 17-10 à la pause face au Brésil, et semblait voguer vers une victoire aisée, l'équipe de France est complètement passée à côté de son sujet dans le deuxième acte, pour concéder sa première défaite du Mondial (26-22). Avec ce revers, les Tricolores auront bien du mal à décrocher la première place du groupe C, et devront se remettre en cause, pour voir plus loin. La lumière s'est éteinte. Alors que l'équipe de France avait enclenché le rouleau compresseur et roulait tranquillement vers sa troisième victoire de rang dans ce Mondial, la machine s'est sérieusement grippée. Résultat, et alors qu'elles menaient 17-10 à la pause, les Bleues ont été incapables de réagir à la volonté du Brésil, pour terminer la rencontre avec une défaite (26-22), et de sérieux doutes dans la tête. Pourtant, au démarrage, les coéquipières de Raphaëlle Tervel semblaient bien au fait des enjeux de la rencontre. "Pour moi, c'est l'équipe la plus forte de la poule, soulignait la joueuse d'Itxako, sur Hand TV, la web TV de la Fédération. En plus elles sont à domicile, elles auront vraiment envie de briller." Autre paramètre bien en tête d'Olivier Krumbholz, le statut de bête noire de cet adversaire, après deux défaites subies en lors des Mondiaux 2005 (35-23) et 2009 (24-22). Et les Bleues démarrent donc la partie avec envie, portées par le talent d'Allison Pineau et ses cinq buts (10-6, 23e). Avec une défense dissuasive, les Tricolores frustrent une équipe brésilienne qui semble alors un ton en dessous. Alexandra Lacrabère fait parler son bras droit, montrant au passage que la blessure de la veille n'était qu'anecdotique, et le suspense à la pause semble d'ores et déjà aux abonnés absents (17-10, 30e). Cinq buts en deuxième période Mais au retour des vestiaires, la musique n'est plus vraiment la même. Portées par un public enfin bruyant, les Brésiliennes étouffent le jeu offensif tricolore et fissurent peu à peu l'édifice défensif (21-21, 43e). Olivier Krumbholz a alors déjà pris ses deux temps-morts, et ne peut que constater les dégâts: ses ouailles ne mettent plus un pied devant l'autre, portent trop le ballon en attaque, et échappent le peu de tirs qu'elles arrivent à tenter (21-24, 54e). Au final, et devant un public enfin acquis à la cause du handball - peut-être une bonne nouvelle pour la suite de la compétition, les joueuses brésiliennes enfoncent le clou, et peuvent exulter, admirables d'agressivité en deuxième période. Le tout il est vrai parfois aidé par un arbitrage qui s'est mis dans le sens du match. Mais le constat est là. Il est cruel. Les Bleues finissent la rencontre avec la tête emplie de doutes. Des problèmes qu'il faudra bien vite identifier pour la suite d'une compétition où tout est encore possible.