Le coup de gueule de Diawara

  • A
  • A
Le coup de gueule de Diawara
Partagez sur :

Comptant parmi les rares Marseillais à avoir livré une prestation digne de ce nom, mercredi soir, à l'occasion de la visite de l'Olympiakos au Vélodrome et alors que l'OM pouvait valider son billet pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, Souleymane Diawara est également l'un des rares Olympiens à avoir pris ses responsabilités devant la presse. Et le défenseur phocéen n'a pas mâché ses mots.

Comptant parmi les rares Marseillais à avoir livré une prestation digne de ce nom, mercredi soir, à l'occasion de la visite de l'Olympiakos au Vélodrome et alors que l'OM pouvait valider son billet pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, Souleymane Diawara est également l'un des rares Olympiens à avoir pris ses responsabilités devant la presse. Et le défenseur phocéen n'a pas mâché ses mots. "Je ne rentrerai pas dans les détails sur les individualités. Je prends l'ensemble. C'est collectivement que l'on n'a pas été à la hauteur de l'enjeu." Didier Deschamps n'a pas souhaité accabler ses joueurs mercredi soir après la défaite concédée devant l'Olympiakos (0-1) alors que l'OM avait les huitièmes de finale de la Ligue des champions à portée de crampons. Un résultat qualifié de "faute professionnelle" par le président Labrune, apparu hors de lui au coup de sifflet final. Tout juste l'entraîneur marseillais a-t-il souligné la nouvelle prestation de choix de son gardien de but Steve Mandanda. Il faut dire que ses hommes n'ont pas été à la hauteur du rendez-vous. La plupart en tout cas. Si les latéraux d'un soir que sont Charles Kaboré et Djimi Traoré ne sont pas forcément à blâmer - le second surtout, en mal criant de rythme - d'autres éléments considérés comme des cadres de l'équipe se sont révélés au mieux décevants. Les frères Ayew, Mathieu Valbuena, Loïc Rémy ou encore Benoît Cheyrou, tous ont joué en-deçà de leurs capacités, balbutiant leur football et rechignant au moindre effort. De fait, l'OM a subi contre Le Pirée, s'en remettant trop souvent à sa charnière centrale et à son dernier rempart pour légitimement prétendre à un résultat favorable. "C'est une grosse déception car on avait la qualification au bout des pieds mais vu la prestation de ce soir, on ne risquait pas de se qualifier", toussait Souleymane Diawara après coup, dans les entrailles du Vélodrome. Très sollicité à l'image de son binôme Nicolas Nkoulou, le puissant défenseur sénégalais a fait le boulot face aux Grecs, mais déplore comme son entraîneur la faillite collective de tout un groupe: "Il manquait tout. Pas d'envie, pas d'agressivité, techniquement on n'était pas à la hauteur, il y a eu beaucoup de déchets. Chacun faisait la touche de trop... avec ça on ne peut pas aller loin, on ne peut pas faire grand-chose. Cela faisait trois, quatre matches qu'on commençait à sortir la tête de l'eau, à jouer tous ensemble. Là, ce n'est pas le cas, chacun a voulu faire son petit truc." "Je suis dégoûté" Pour Diawara, l'OM a péché par manque d'engagement et de cohésion, tendant ainsi le bâton pour se faire battre par un club théoriquement à sa portée. "Ce soir, je suis dégoûté car on avait la qualification au bout et l'Olympiakos n'est pas plus fort que nous. Mais voilà, ils sont venus, ils ont contré et ils ont marqué. On peut s'estimer heureux de n'avoir pris qu'un but. Je pense que la défaite est méritée, clame-t-il. La saison est dure, à nous de bosser. C'est bien beau de porter le maillot de l'OM mais ça ne suffit pas, il faut le montrer sur le terrain, je suis d'accord avec Dédé (André Ayew, ndlr) sur ça." Et l'intéressé de conclure sur les échéances à venir, exhortant les siens à réagir. "En Ligue des champions, il faudra aller au charbon dans une ambiance électrique. Il faudra aller chercher cette qualification à Dortmund. Tout le monde va jouer comme dans une finale, promet-il. Et le PSG qui arrive... ça tombe bien, on n'a pas le temps de gamberger. Hors de question de se louper sinon ça va être très difficile !" Au vu de la situation actuelle du club phocéen, un troisième revers consécutif serait du plus mauvais effet...