Le Chili, pour quoi faire ?

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Le Chili, pour quoi faire ?
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Laurent Blanc en personne l'admet: ces matches amicaux du mois d'août sont forcément limités en termes d'enseignements. Pourtant, les Bleus retenus pour affronter le Chili ce mercredi, à Montpellier, prennent très au sérieux ce match de reprise internationale. A un mois d'un double rendez-vous sans doute décisif en vue de l'Euro 2012, quelques rôles restent à définir ou à attribuer au sein du groupe France.

Laurent Blanc en personne l'admet: ces matches amicaux du mois d'août sont forcément limités en termes d'enseignements. Pourtant, les Bleus retenus pour affronter le Chili ce mercredi, à Montpellier, prennent très au sérieux ce match de reprise internationale. A un mois d'un double rendez-vous sans doute décisif en vue de l'Euro 2012, quelques rôles restent à définir ou à attribuer au sein du groupe France. "Ce sont des matches difficiles à préparer. On n'est pas forcément dans les meilleures dispositions pour jouer un match international." Jeudi dernier, devant la presse, au siège de la Fédération française de football, Laurent Blanc ne cachait pas son embarras à l'approche de cette confrontation amicale face au Chili. Calée dans le calendrier international en plein mois d'août, alors que la majorité des championnats européens n'ont pas encore repris, cette opposition n'a, aux yeux du sélectionneur des Bleus, que peu d'intérêt. A peine celui de remobiliser ses troupes à un mois d'un double rendez-vous crucial avec l'Albanie et la Roumanie. Les 2 et 6 septembre prochains, l'équipe de France se rendra à Tirana et Bucarest avec l'espoir d'accomplir un pas décisif dans sa quête de qualification à l'Euro 2012. Ce, avec la maîtrise de son destin puisque les Tricolores occupent à ce jour la tête de leur poule éliminatoire, avec une longueur d'avance sur une Biélorussie, créditée d'un match en plus au compteur et trois points de marge par rapport à la Bosnie. "Le but, c'est préparer l'Albanie", consent Laurent Blanc à l'évocation du match de mercredi soir. Le premier que la sélection nationale jouera à Montpellier depuis ce France-Côte d'Ivoire d'août 2005, qui avait vu les retours en bleu des Zidane, Makelele et Thuram (3-0). "Ça va être un bon test pour nous pour la suite. On va pouvoir mesurer nos capacités à aller le plus loin possible, estime avec un enthousiasme non feint Yann M'Vila. Les objectifs de cette rencontre sont de reprendre goût à la compétition et de le faire sérieusement." Même envie et même rigueur annoncée dans les propos de Marvin Martin, le petit dernier de la maison tricolore: "C'est un match amical, mais un match important. Il ne faut surtout pas le prendre à la légère et il faudra tous qu'on soit à 100%." Des places à prendre Malgré l'absence d'enjeu véritable, certains ont en effet beaucoup à gagner à travers ce match de reprise. Philippe Mexès convalescent et Adil Rami suspendu pour le déplacement en Albanie, Laurent Blanc a d'ores et déjà laissé entendre qu'il alignerait contre le Chili la charnière appelée à jouer le prochain match de qualification de l'équipe de France. Si Younès Kaboul le droitier fait aujourd'hui figure d'incontournable, les gauchers Mamadou Sakho et Eric Abidal pouvaient paraître en concurrence pour le deuxième poste central. Le forfait de dernière minute de Patrice Evra semblait dans un premier temps promettre le couloir gauche au Barcelonais, ouvrant ainsi le champ au Parisien dans l'axe. Une occasion pour ce dernier de faire oublier ses dernières prestations en demi-teinte, en club comme en sélection, qui a priori ne se présentera pas, la dernière tendance donnant Abidal partant dans l'axe. Dans l'entrejeu, les absences de Franck Ribéry, Yoann Gourcuff, Mathieu Valbuena, Dimitri Payet ou Abou Diaby, tous blessés ou fraîchement remis, ouvrent également des perspectives aux seconds couteaux présumés. Alou Diarra, conforté, ou non, dans son capitanat, devra sans doute composer avec la concurrence de Blaise Matuidi quand le relayeur Yohan Cabaye aura peut-être une chance de confirmer sa montée en puissance observée en juin dernier. Plus en avant, Florent Malouda et Jérémy Ménez auront certainement les faveurs du "Président" sur les côtés, en soutien d'un Karim Benzema difficilement dispensable en pointe. Reste la tentation Marvin Martin, en lieu et place d'un Samir Nasri, dont Laurent Blanc attend beaucoup et qui devrait débuter la rencontre à la Mosson. Pour nombre d'appelés, l'Albanie et la Roumanie passent en tout cas par ce match amical face au Chili. Sans intérêt ? Ça dépend pour qui...