Le champion accroché à Nancy

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Le champion accroché à Nancy
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Faux-départ pour le Losc. Pour la première étape de la défense de leur titre, les hommes de Rudi Garcia ont été tenus en échec à Nancy (1-1), en ouverture de la saison 2011-2012 de Ligue 1. Face à des Lorrains attentistes, les Lillois avaient pourtant fait le plus dur en ouvrant le score par Debuchy en début de seconde période, avant l'égalisation nancéenne, oeuvre de Béria contre-son-camp.

Faux-départ pour le Losc. Pour la première étape de la défense de leur titre, les hommes de Rudi Garcia ont été tenus en échec à Nancy (1-1), en ouverture de la saison 2011-2012 de Ligue 1. Face à des Lorrains attentistes, les Lillois avaient pourtant fait le plus dur en ouvrant le score par Debuchy en début de seconde période, avant l'égalisation nancéenne, oeuvre de Béria contre son camp. Un peu moins de trois mois après leur titre de champions de France, les Lillois ont vu leur enthousiasme douché sous la pluie nancéenne, dès le coup d'envoi de la saison 2011-2012. Sous le soleil de Tanger, lors du Trophée des champions, les Marseillais, vainqueurs 5-4, s'étaient chargés de rappeler qu'aucun cadeau ne serait fait aux Dogues cette saison. A Marcel-Picot, dans un environnement diamétralement opposé, c'est un Nancy accrocheur qui est venu contrarier les desseins du Losc, réduit au partage des points (1-1). Comme souvent, Lille démarre son championnat poussivement. Rudi Garcia avait pourtant reconduit son habituel 4-3-3, la marque de fabrique lilloise depuis deux saisons. Rami, Cabaye et Gervinho partis sous d'autres cieux, Marko Basa, Benoît Pedretti et Dimitri Payet, trois joueurs au profil similaire, ont été recrutés pour ne pas bouleverser le collectif nordiste. On a retrouvé un Lille maître du ballon, mais pas encore capable de faire la différence sur deux ou trois coups de reins. Une équipe qui n'avait pas assez de marge, même après l'ouverture du score de Debuchy, pour se prémunir d'une égalisation adverse, même contre le cours du jeu (6 tirs à 18). "Je pense que tout le monde a vu une équipe de Nancy qui n'a fait que défendre, regrettera le buteur nordiste après coup sur Foot+. Ils ont joué leur match. On prend un but sur corner, on savait que c'est là qu'ils allaient être dangereux. Y aura pas beaucoup de spectacle à Nancy cette année si ils continuent à jouer comme ça." Lille, 73% de possession en première période Lille, de son côté, a longtemps tardé à se montrer dangereux. Si Balmont allume la première mèche dès la 3e minute, il faut attendre la demi-heure de jeu pour voir la première occasion franche en faveur des champions de France, l'oeuvre de Pedretti, d'un coup franc vicieux au ras du poteau de Grégorini (30e). Les Dogues ont toujours le contrôle du jeu (73% de possession de balle en première période), mais, malgré l'activité d'Hazard, peinent à mettre Sow et Payet en bonne position. Le Losc s'en remet alors aux frappes lointaines de Balmont, dont l'une d'elles oblige Grégorini à une superbe horitonzale (42e). En face, les hommes de Jean Fernandez sont recroquevillés autour de leur surface, et procèdent en contre. Mais seul Karaboué fait la différence, l'ancien Sedanais centrant pour la tête de Hadji (5e)... l'unique tir nancéien des 45 premières minutes. Logiquement, Lille est récompensé dès le retour des vestiaires. Très offensif tout au long de la partie, Debuchy profite d'un ballon mal dégagé par la défense lorraine pour ajuster Grégorini (0-1, 47e). Il est alors facile de penser que les Nordistes ont fait le plus dur, d'autant que Debuchy trouve la tête de Payet dans la foulée (47e), mais le Losc va sombrer dans une certaine suffisance. Et sur son unique temps fort, Nancy égalise. Gêné par Lotiès et par la sortie de Landreau, Béria, sur corner, expédie le ballon dans son propre but (1-1, 60e). Tout est à refaire pour Lille, qui peine alors à trouver son second souffle. Entré à la place de Payet, touché au genou, Obraniak sème la panique sur des coups francs lointains (71e, 73e). L'expulsion de Bérenguer, sanctionné pour un tacle appuyé sur Gueye (83e), offre une fin de match à sens unique. Dans le temps additionnel, Rodelin, de la tête, aura d'ailleurs la balle de match. Mais le sort n'était pas vraiment en faveur du Losc.