Le business français des JO de Londres

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Le business français des JO de Londres
Pour les JO de 2012, le Pas-de-Calais a lancé une grande opération-séduction pour attirer les fédérations du monde entier.@ Montage REUTERS/MAXPPP
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JO - En vue de 2012, le Pas-de-Calais essaie d’attirer les fédérations du monde entier.

Dans 625 jours très précisément, la ville de Londres accueillera les Jeux Olympiques d’été de 2012. Inutile de rappeler combien Paris tenait à organiser l’événement. Le goût amer de la défaite passée, la France a préparé sa "riposte". Les JO d’été représentent une manne financière très importante. Pas question de laisser les Britanniques profiter seuls de ce gros gâteau.

Le département du Pas-de-Calais a lancé une grande opération-séduction auprès des fédérations sportives du monde entier. L’objectif est clair : convaincre le plus grand nombre d’entre elles de s’installer juste en face de l’Angleterre pour peaufiner leur préparation olympique.

100 millions d’euros investis

Le CIO (Comité international olympique) a choisi Londres en 2005. Le président du Conseil Général du Pas-de-Calais, Dominique Dupilet, saute alors sur l’occasion. Il décide d’investir 100 millions d’euros pour attirer les gymnastes bulgares, les kayakistes ukrainiens ou les boxeurs américain.

L’idée fait des envieux. Chaque commune essaie d’emporter sa part du gâteau. Le maire de Calais, Natacha Bouchart, n’a pas l’intention de se laisser faire. Interrogée par Europe 1, elle explique : "chaque ville défend ses équipements et investit beaucoup pour attirer les équipes. Même s’il y a un projet global, c’est humain de mettre en valeur sa propre politique sportive, culturelle et touristique".

Arguments de séduction

La Belgique est également sur les rangs. De son côté, l’Angleterre ne veut pas perdre ce match financier face aux "frenchies". Les Britanniques multiplient les articles pour dénigrer les Français qui essaient de récupérer l’affaire.

Autre problème de taille : les fédérations sont difficiles à séduire. Interrogé par Europe 1, Stéphane Bourgeois, directeur de la mission "Pas-de-Calais 2012", détaille les exigences de certaines équipes : "certaines fédérations ont souhaité avoir une hôtellerie 3 ou 4 étoiles alors qu’on pensait que leurs priorités se fixeraient davantage sur l’équipement sportif".

Les responsables ne s'attendaient pas forcément à ce type d'exigences :

Pour les athlètes, le département du Pas-de-Calais avance des arguments de taille. Le même climat est le même qu'à Londres. Le décalage horaire est plutôt favorable. Et dernière argument de choc : le département se targue d’être beaucoup moins cher que l'Angleterre.

Lancée en 2007, l’opération-séduction a déjà porté ses fruits. Des centaines de délégations ont déjà signé et d’autres ont promis de les imiter. Dernier exemple en date, les gymnastes chinois (très grosse délégation) sont attirés par la situation géographique et devraient se décider dans quelques jours.