Le boss, c'est Cielo !

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Le boss, c'est Cielo !
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Champion du monde en titre sur la distance, Cesar Cielo a remporté le 100 mètres de l'Open EDF, samedi, à la Croix Catelan. Vainqueur en 48''26, le Brésilien signe au passage la deuxième meilleure performance de la saison, derrière les 48"24 de l'Allemand Marco di Carli. Derrière, Fabien Gilot prend la deuxième place en 48"85 mais ne se fait pas une montagne du cas Cielo.

Champion du monde en titre sur la distance, Cesar Cielo a remporté le 100 mètres de l'Open EDF, samedi, à la Croix Catelan. Vainqueur en 48''26, le Brésilien signe au passage la deuxième meilleure performance de la saison, derrière les 48"24 de l'Allemand Marco di Carli. Derrière, Fabien Gilot prend la deuxième place en 48"85 mais ne se fait pas une montagne du cas Cielo. "Rendez-vous dans un mois !" Fabien Gilot n'est pas du genre fataliste. Nouveau patron du sprint français aux dépens d'un Alain Bernard pris dans les remous de la polémique du relais et incapable de se qualifier pour la finale du rendez-vous parisien, le Marseillais accepte bien volontiers la domination du jour de Cesar Cielo, vainqueur samedi à la Croix-Catelan du 100 mètres nage lige de l'Open EDF dans un chrono qui en impressionnerait pourtant plus d'un. 48"26, voici tout simplement la deuxième marque mondiale de l'année à deux centièmes de l'Allemand Marco di Carli. De quoi marquer son territoire sur la route de Shanghai à un mois du rendez-vous mondial (24-31 juillet). "A chaque fois que vous avez l'occasion de battre vos rivaux, c'est important. Je suis très content de moi et de la façon dont j'ai nagé", goûte sans fard le double champion du monde brésilien (50 et 100 m nage libre). Arrivé à Paris avec un chrono loin de ses standards (49"12), le vice-champion olympique a remis les compteurs à zéro pour passer devant Gilot dans les bilans mondiaux (48"34). Mais le protégé de Romain Barnier n'était pas venu pour ça. "J'ai fait le choix avec Romain de beaucoup travailler. Il y a deux semaines, j'étais encore très fatigué. Deux semaines après, c'est déjà mieux. Mais si j'avais fait le choix de nager vite ici, j'aurais été beaucoup plus facile en séries ce matin car la marge était grande", assure le champion de France en titre. "Dans l'optique des Championnats du monde, on avait pris la décision de nager vite ce matin pour préparer la suite. Ce n'est pas grave, ça ne m'inquiète pas, il me manque encore un peu de fraîcheur, c'est tout." Dans la chambre d'appel... Un discours relayé par William Meynard, cinquième de cette finale en 49"17: "Je suis encore très fatigué, je n'ai pas encore de retour. Il me manque juste du repos." Cielo, débarqué tout droit du Brésil vendredi matin, était-il plus frais ? Gilot en est persuadé, quoiqu'en dise l'intéressé, lequel ne s'attendait pas à nager aussi vite. "Pour le connaître, s'il a fait 22"9 et 48"2, c'est qu'il est venu plus ou moins reposé. Ce qui n'est pas notre cas." A un mois des Mondiaux, le jeu de pokeur-menteur a bel et bien commencé. Dans l'eau. Mais aussi dans la chambre d'appel. "C'était un avant-goût des Championnats du monde", avoue Meynard, qui découvre cette ambiance propre au sprint, ces regards, ces démonstrations de force qui précèdent la course. "Il y a un petit jeu qui a commencé, un petit jeu de sprinteurs, comme il existe aussi en athlé, ça commence à être intéressant, s'en amuse son aîné. C'est bien, ça me plaît. On rentre vraiment dans la bagarre. Il me tarde d'être dans un mois." Sans complexe. Persuadé que la pression est sur les épaules de Cielo, comme le reconnaîtra d'ailleurs à demi-mot l'intéressé. "C'est un grand malin, quand il dit que les meilleurs sprinteurs sont en France, ce n'est pas pour rien. Ne vous inquiétez pas", clame Gilot qui ne s'avoue pas battu, loin de là. "Ça ne m'atteint pas du tout. Aujourd'hui, ça ne veut rien dire", rappelle-t-il, refusant de regarder le Brésilien comme un monstre du sprint: "Il a deux bras, deux jambes, comme nous tous." Rendez-vous fin juillet pour l'explication finale.