Le BO encore marron

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Le BO encore marron
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Toujours pas de victoire pour Biarritz. A l'image de Montpellier, surpris à domicile par Bordeaux-Bègles (16-20), le BO, battu à Aguilera par Perpignan lors de la cinquième journée de Top 14 (24-29), continue de s'enfoncer dans le bas du tableau. Avec une confiance au plus bas, les Basques se sont contentés du bonus défensif, une bien maigre consolation alors qu'ils pointent toujours en queue de peloton.

Toujours pas de victoire pour Biarritz. A l'image de Montpellier, surpris à domicile par Bordeaux-Bègles (16-20), le BO, battu à Aguilera par Perpignan lors de la cinquième journée de Top 14 (24-29), continue de s'enfoncer dans le bas du tableau. Avec une confiance au plus bas, les Basques se sont contentés du bonus défensif, une bien maigre consolation alors qu'ils pointent toujours en queue de peloton. Parait-il que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures. Une chose est sûre, ce n'est pas avec les vieilles recettes de l'ovalie qu'on fait les meilleurs matches de rugby. Malheureusement, les Biarrots, il est vrai privé de nombreuses cartouches, n'avaient pas grand-chose d'autre à opposer vendredi aux Perpignanais. S'ils ont un temps perdu le fil du match au coeur de la première période, les Catalans, qui avouons-le sont loin d'être manchots quand il s'agit de faire le coup de poing, ne se sont pas laissés impressionner, retrouvant leurs vertus collectives en seconde période pour s'imposer à Aguilera lors de cette cinquième journée (24-29) et enfoncer en peu plus les Basques au plus bas du classement. Ce statut de cancres du championnat colle malheureusement bien à Jérôme Thion et ses coéquipiers au vu de leur match. Après un gros quart d'heure de jeu, les Biarrots, incroyablement fébriles, ont ainsi déjà donné le bâton pour se faire battre, offrant quatre pénalités au très précis Jérôme Porical qui, auteur de 75 % des points de son équipe depuis le début de la saison, ne se fait pas prier (17e, 3-12). Dur, dur, comme les contacts qui suivent dans les regroupements sur la première incursion basque dans le camp catalan. Une agressivité qui a le mérite de sortir Pérez de son match et du terrain, envoyé au frigo pour avoir écroulé le maul rouge et blanc (24e). A défaut d'être inspiré, le BO fait preuve de pragmatisme lors de cette supériorité numérique pour inscrire deux essais, par Héguy sur une poussée confuse (25e, 11-12) et Bolakoro, au relais de Lauret, lui-même servi par Peyrelongue sur l'une des rares percées biarrotes (33e, 21-12). Encore de la casse... Sans jouer avec le ballon mais avec les nerfs des Perpignanais, les hommes de Jack Isaac et Serge Milhas pensent alors avoir fait le plus dur mais oublient leurs bonnes intentions aux vestiaires, encaissant dès le retour sur la pelouse un essai de Chouly, copie conforme du deuxième essai basque, avec Cross dans le rôle de perce-muraille et Boulogne dans celui de relais (42e, 21-19). Le BO est encore devant mais pas pour longtemps, incapable de mettre la main sur le ballon ou de proposer la moindre ébauche d'attaque placée. Dans ce marasme, même les cadres font défaut, à l'image de Thion qui se met à la faute et permet à Porical de redonner l'avantage à son équipe (50e, 21-22). Le match tourne définitivement sur ce petit coup de patte par-dessus de Boulogne qui envoie Batlle à l'essai (59e, 21-29). Malgré une grosse poussée en fin de match, le BO ne reviendra pas, se contentant après la sirène de prendre un maigre point de bonus défensif sur une dernière pénalité de Barraque (80e, 24-29). Pas même de quoi échapper à la dernière place du classement. Ni de panser les plaies de blessés qui viendront garnir les rangs déjà remplis de l'infirmerie, Coetzee, Balshaw, Marconnet ou encore Peyrelongue ayant quitté la pelouse fourbus. Mais il est dit que c'est tout un club, des joueurs aux dirigeants en passant par les supporteurs, qui risque de se réveiller samedi avec la gueule de bois...